Aérométal pose la première pierre de sa nouvelle usine près de Chalon-sur-Saône. Re-Match lance son recyclage de gazon à Erstein. Verrissima fait entrer dans son giron le fabricant messin de vitrages isolants Deschanet. Près d’un demi-milliard pour la formation des « publics vulnérables » en Bourgogne-Franche-Comté. Bel subventionnera la réhabilitation de tourbières franc-comtoises.
Bourgogne
• Aérométal pose la première pierre de sa nouvelle usine près de Chalon-sur-Saône
Aérométal (chiffre d’affaires de 15,7 millions d’euros) a posé mi-avril la première pierre de son usine sur la zone Saôneor près de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). La société de 18 salariés, spécialisée dans le recyclage des métaux spéciaux, était installée à Gergy depuis 1993. Avec une croissance de l’activité ces dernières années, le site n’était plus adéquat et nécessitait la réouverture d’un nouvel espace. La nouvelle usine s’étendra donc sur 9.500 m2 ; le bâtiment comprendra des matériaux et des techniques plus vertueuses, notamment 3.320 m2 de panneaux photovoltaïques sur le toit, des récupérateurs d’eau de pluie de 55.000 litres, des teintes à faible absorption solaire pour réduire l’échauffement des bâtiments. L’entreprise qui avait une autorisation de déforestation a également fait le choix de déplacer 30 arbres, ce qui lui a coûté plus cher (40.000 €) que si elle avait déboisé pour planter des jeunes pousses. Pour Clarisse Maillet, directrice générale, il s’agissait d’une décision bien réfléchie. « Nous avons fait le choix de dépenser trois fois plus pour être plus respectueux de l’environnement et avoir des arbres qui captent d’emblée beaucoup plus de CO2 ». Ce sont les salariés qui ont imaginé leur « usine idéale », en lien avec sa société de réalisation, Keops Conception. Aérométal prévoit de recruter huit personnes d’ici à 2025. S.Dolidze
Alsace
• Re-Match lance son recyclage de gazon à Erstein

L’entreprise d’origine danoise Re-Match France a démarré depuis la mi-mars son activité de recyclage de gazons synthétiques à visée européenne, pour laquelle elle investit 20 millions d’euros (construction du bâtiment et process) dans une usine dédiée à Erstein (Bas-Rhin). La montée en puissance « suit le cours prévu », souligne le directeur général Eric Levresse : passage à deux équipes ce début mai, puis à trois et enfin à cinq en septembre, « si bien que nous arriverons à notre vitesse de croisière fin janvier ou courant février, en moins d’un an, car le marché est bien actif dans notre segment », poursuit le dirigeant. Le site atteindra à la rentrée prochaine son effectif prévu de 40 salariés, en vue du recyclage annuel de l’équivalent de 200 à 250 terrains de football, soit environ 60.000 tonnes, en sous-couches de terrains de sport s’agissant du sable et en granulés pour mobilier urbain et pièces automobiles et également en retour en fibres de gazons synthétiques dans une logique d'économie circulaire. La matière sera collectée dans un rayon de 800 km incluant, outre la France, le sud de l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche, la Wallonie et le Luxembourg ou encore le nord de l’Italie. M.Noyer
Lorraine
• Verrissima fait entrer dans son giron le fabricant messin de vitrages isolants Deschanet
Le miroitier lorrain Verrissima a signé, le 22 avril dernier, l’acquisition du fabricant de vitrages isolants Michel Deschanet à Augny (Moselle) au sud de Metz. Elle permet à l’entreprise familiale de 200 salariés (chiffre d’affaires de 33 millions d’euros) de disposer en interne de l’intégralité des savoir-faire sur son marché : la fabrication et la pose de verres plats. A l’approche de la retraite, les dirigeants de Michel Deschanet recherchaient une solution de pérennisation de leur entreprise de 25 personnes (chiffre d’affaires de 7 millions d’euros). Cette quatrième croissance externe depuis 2020 dote Verrissima d’un outil industriel supplémentaire et d’une salle d’exposition de 300 m2 située dans la zone commerciale stratégique d’Augny. « Nous allons aménager cet espace en show-room des produits Verrissima, ce qui nous permettra d’attirer une large clientèle du quart-nord-est de la France et des pays frontaliers », se félicite Patrick Gross, le directeur général de Verrissima. Avant cette acquisition, la société planifiait de réaliser un tel aménagement dans ses futurs ateliers et bureaux de Rohrbach-lès-Bitche, un territoire plus enclavé, situé à 15 km de son siège actuel de Goetzenbruck, dans l’est de la Moselle. Les travaux de ce projet de 10,5 millions d’euros d’investissement doivent démarrer à l’automne prochain. P. Bohlinger
Bourgogne-Franche-Comté
• Près d’un demi-milliard pour la formation des « publics vulnérables » en Bourgogne-Franche-Comté
La présidente socialiste de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay a signé, mercredi 17 avril dans les locaux d’AdhexPharma à Dijon, le nouveau Pacte Régional d’Investissement dans les Compétences (PRIC) avec l’État, représenté par le préfet de région Franck Robine. Ce programme, qui court de 2024 à 2027, mobilise près d’un demi-milliard - 480,6 millions d’euros sur quatre ans - pour la formation des « publics les plus éloignés de l’emploi ». « Ce pacte est abondé à 45 % par l’État, et 55 % par la Région, qui a reçu un bonus par rapport aux autres régions, du fait des excellents résultats du premier PRIC 2019-2022. Au terme de celui-ci, 69 % des 130.000 personnes suivies ont réussi leur parcours d’insertion », a noté Franck Robine. Le dispositif associe la région, les départements, et les différents services publics de l’emploi et l’insertion (France Travail, missions locales…) pour proposer des formations aux personnes les plus éloignées de l’emploi dans 9 filières en tension, notamment dans l’industrie, le BTP et le tertiaire / numérique. La Bourgogne-Franche-Comté se distingue des autres régions en apportant une aide spécifique aux personnes formées pouvant recevoir jusqu’à 863 € mensuels, en plus d’une aide forfaitaire aux premiers frais de 200 €, laquelle bénéficie à 15.000 personnes par an. « Nous faisons partie des régions les plus offensives en matière de formation et nous maintenons un fort niveau d’engagement avec ce nouveau PRIC », s’est félicitée Marie-Guite Dufay. A. Morel
Franche-Comté
• Bel subventionnera la réhabilitation de tourbières franc-comtoises

Le groupe agroalimentaire Bel va consacrer une partie de ses investissements pour la compensation de ses émissions carbone - représentant un budget total de 10 millions d'euros par an - à la restauration de 40 tourbières du massif jurassien, son berceau historique où il possède deux sites de production de La Vache qui rit, à Lons-le-Saunier et Dole (Jura). Cet engagement, dont le montant financier exact n’est pas précisé, prend la forme d’un partenariat sur six ans avec le Conservatoire d’espaces naturels de Franche-Comté et les deux établissements publics d’aménagement et de gestion des eaux Haut-Doubs - Haute-Loue et Doubs-Dessoubre.Dans les départements du Doubs et du Jura, Bel (10.900 salariés, chiffre d’affaires de 3,65 milliards d’euros) subventionnera le travail d’identification des sites à réhabiliter et les travaux de remise en eau des zones humides en voie d’assèchement.
Le groupe prévoit aussi de soutenir le développement de Jura Natura Services, une entreprise spécialisée dans les chantiers de génie écologique installée à Labergement-Sainte-Marie, près de Métabief dans le Haut Doubs. L’industriel, qui entend « réduire drastiquement ses émissions de carbone sur toute sa chaîne de valeur d’ici 2050 », annonce contribuer, avec ce programme, à la séquestration de ses « émissions résiduelles et incompressibles ». Les tourbières ont en effet la capacité de piéger de grandes quantités de C02 lorsqu’elles fonctionnent correctement : elles contiennent environ un tiers du carbone stocké dans les sols alors qu’elles ne représentent que 3 % des terres émergées du globe. E. Prompt






































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