Néos a choisi Crissey, à côté de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), pour rapatrier la fabrication de ses convoyeurs de la Pologne vers la France. A l’occasion de la première année d’installation ayant représenté un peu plus d’1 million d’euros d’investissement, Christophe Bernad, son président, a invité ses clients publics, le syndicat de traitements des déchets Smet 71 et la communauté d’agglomération du Grand Chalon, à visiter le nouveau site.
En relocalisant sa production de convoyeurs destinés aux centres de tri des déchets ménagers, l’ensemblier Néos mise sur l’économie locale pour assurer son développement, en cohérence avec les enjeux environnementaux.
L’implantation dans l’agglomération de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) résulte d’une démarche itérative. « Exerçant un métier de proximité, nous cherchions autour de notre siège de Beaune (Côte-d’Or) un lieu pour installer notre nouvelle usine , sans avoir cependant le temps de faire construire pour nous-mêmes un bâtiment. Après un an et demi de recherches infructueuses entre Dijon et Beaune, nous nous sommes tournés vers le Grand Chalon et notre choix s’est porté sur ce hall industriel de 2.100 m2 à Crissey », explique Christophe Bernad, président de Néos, dans son introduction à ses invités du jour, parmi lesquels Dominique Juillot, président du Smet 71 (Syndicat mixte d'études et de traitement des déchets ménagers) et Sébastien Martin, président de la communauté d’agglomération du Grand Chalon.
Un montant d’investissement d’1,2 million d’euros a été nécessaire pour acheter ce nouveau bâtiment - l’ancienne usine de maintenance industrielle JST - qui présentait l’intérêt de disposer déjà d’une très grande hauteur et des ponts roulants nécessaires au déplacement des pièces très lourdes des convoyeurs.
Néos affiche l’objectif de fabriquer 250 exemplaires par an, sachant qu’il faut deux jours et quatre personnes pour en assembler un. « Toutes les pièces arrivent en kit : 50% de l’acier vient du Portugal car il est très compliqué d’en trouver chez nous à des prix intéressants », explique Mohamed Hanchi, directeur industriel et associé de Néos, que Christophe Bernad qualifie très avantageusement de « Mozart de l’industrie ! » « Sans lui nous n’aurions pas abouti ce beau projet », estime le dirigeant.
Le même coût, grâce aux moindres frais de transport
Entre l’option de la Pologne, dans la région de la capitale Varsovie, et celle du sud de la Bourgogne, le coût sera identique selon l’ensemblier, du fait des économies de frais de transport générées. « Aujourd’hui, nous améliorons nos process tant sur le montage qu’en terme de sécurité. Nous sommes des cols blancs qui tentent de devenir des cols bleus. C’est très enrichissant et très compliqué à la fois », s’amuse à dire Christophe Bernad.
Non sans rajouter que le plus compliqué reste de trouver des ouvriers qualifiés. La masse salariale de Néos représente un montant de 5 millions d’euros pour un effectif de 75 salariés (repartis entre Beaune avec 70 salariés et Crissey, avec 5 salariés) et un chiffre d’affaires de 46 millions d’euros en 2023. Quatre personnes en mécanique et en électricité sont recherchées actuellement car Néos développe, de surcroît, de l’assemblage ainsi qu’un service de SAV pour intervenir chez les clients. La montée en puissance de cette nouvelle activité « va compléter notre portefeuille de services et ainsi aider à mieux gérer les variations de chiffre d’affaires », complète Mohamed Hanchi.
L’étape-clé de la relocalisation ayant été franchie, Christophe Bernad pense à sa succession : « Nous sommes six associés en tout dont Mohamed Hanchi. Nous écrivons tous ensemble le projet d’entreprise ! » Une confiance sans faille et une expertise pour accompagner et répondre aux commandes de 150 clients dans toute la France.
Néos fait partie en effet des quelques acteurs phares de la conception et réalisation d’ensembles complets de traitement de déchets. Il a installé par exemple les équipements du nouveau centre de « surtri » des emballages plastiques complexes usagés de l’éco-organisme sur le site de Bourgogne Recyclage à Ruffey-lès-Beaune, inauguré en début d’année après 26 millions d’euros d’investissements. « Avec Néos, nous avions un opérateur d’envergure nationale à nos portes. Choisir ce fournisseur est apparu comme une évidence », confie Guillaume Secula, directeur général du groupe familial E3R qui coiffre Bourgogne Recyclage
2022 : 13 convoyeurs sont assemblés dans un atelier à Beaune.
2023 : Acquisition du hall industriel de Crissey près de Chalon-sur-Saône afin d’augmenter les capacités de production. 192 convoyeurs sont assemblés en 2023.
2024 : 189 convoyeurs sont en commande pour un objectif de production de 250 par an.


















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