Le groupe Cipelia relance les lubrifiants innovants d’AFUludine de Dole. La « Capitale French Tech de l’année » est en Bourgogne-Franche-Comté ,à Mâcon. Des études pour faire rallier Bâle et le Jura suisse par car aux frontaliers du Sud-Alsace. Une SEM d’immobilier d’entreprise pour la métropole de Dijon. La région retire son financement à l’aéroport de Dole-Jura. Une liaison ferroviaire se crée entre le nord de l’Alsace et le port d’Anvers.


• Le groupe Cipelia relance les lubrifiants innovants d’AFUludine de Dole

En liquidation judiciaire depuis janvier dernier, la start-up AFUludine a été reprise par Cipelia, le numéro un français des huiles et lubrifiants industriels possédant une dizaine de marques dont Igol ou Yacco. Les actifs ont été rachetés pour un montant de 360.000 € pour le compte d’Unil-Opal, l'une des filiales du groupe. Les quatre emplois et le site de production de Dole (Jura) sont conservés. Fondée en 2016 par Fabrice Lallemand, enseignant-chercheur à l’Université de Franche-Comté, AFUludine a mis au point un lubrifiant écoresponsable à base d’eau et d’alcool destiné à remplacer les versions huileuses et polluantes, pour des usages industriels et domestiques. Unil-Opal en récupère donc la licence exclusive. Stoppée en décembre, la fabrication devrait redémarrer prochainement dans les locaux de l’agglomération du Grand Dole que la jeune pousse occupe depuis 2019. « La technologie et les gammes de produits que nous avons lancées vont perdurer, se réjouit Fabrice Lallemand, dont le nouveau rôle n’est pas encore totalement défini. Il était important de rejoindre un industriel indépendant et 100 % français », ajoute-t-il. Unil-Opal (134 salariés, chiffre d'affaires de 97 millions d’euros) a produit, en 2023, 42.148 tonnes de lubrifiants dans ses usines de Saumur (Maine-et-Loire) où se situe son siège, Poitiers (Vienne) et Lamanon (Bouches-du-Rhône). E. Prompt

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• La « Capitale French Tech de l’année » est en Bourgogne-Franche-Comté, à Mâcon 

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Nomination de la capitale French Tech de l'année à Mâcon le vendredi 5 avril 2024. © Secrétariat d'Etat au numérique


Le vendredi 5 avril dernier à Mâcon (Saône-et-Loire), la French Tech BFC a été désignée « Capitale French Tech de l’année ». Ce nouveau titre a été lancé cette année par la Secrétaire d’État chargée du Numérique Marina Ferrari et la Mission French Tech, à la suite des recommandations du groupe de financiers de l’innovation French Tech Finance Partners. La capacité de la région Bourgogne-Franche-Comté à créer un écosystème dynamique a particulièrement retenu l’attention du gouvernement. Pour Clara Chappaz, directrice de la Mission French Tech, « la French Tech Bourgogne-Franche-Comté a présenté un dossier avec des projets ambitieux pour cette jeune Capitale créée en 2023. C’est tout un écosystème local (start-up, acteurs publics et privés, entrepreneuses et entrepreneurs) qui associe ses efforts et talents pour créer des solutions innovantes. » Sylvère Denis, directeur délégué à la French-Tech BFC, salue « cette belle mise en lumière ». Il annonce différentes actions au cours de l’année, dont la reconduction de la French Tech Night, un showroom éphémère de valorisation des innovations, une soirée networking et une rencontre nationale des start-ups industrielles. S.Dolidze
 

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 Des études pour faire rallier Bâle et le Jura suisse par car aux frontaliers du Sud-Alsace

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L'objectif de l'une des études consistera à définir le tracé de la liaison depuis Dannemarie et Altkirch jusqu'à hauteur de Saint-Louis, avant l'entrée en Suisse à Bâle. © Pays du Sundgau


15.000 véhicules quotidiens en direction de la Suisse qui transportent notamment les 8.400 actifs du territoire travaillant dans les zones frontalières : les deux routes principales du Sundgau, la pointe sud de l’Alsace, sont menacées d’asphyxie par la structure de l’emploi. Pour l’éviter, les élus du territoire rural ont décidé de commander deux études, sur les comportements précis de déplacements et sur la faisabilité, dans le but de créer de « car à haut niveau de service » sur les RD 419 vers Saint-Louis (Haut-Rhin) et Bâle et 432 vers le Jura suisse (Bonfol, Porrentruy, Delémont). Le maillage par le train régional est trop peu dense pour l’envisager comme alternative à la voiture représentant 90 % des flux frontaliers, d’où cette option. « Il faut que l’offre soit suffisamment attractive non seulement en cadencement mais aussi en rapidité et en services (par exemple de la connexion Wifi garantie) pour inciter à ne plus prendre sa voiture », expose Nicolas Jander, président du Pays Sundgau commanditaire de l’étude d’un montant de 319.000 euros financée à moitié par le programme européen Interreg. Les conclusions doivent être rendues dans un an autour des questions-clé du tracé en fin de parcours à l’approche de la frontière, du choix du terminus, côté Saint-Louis ou Bâle - des complications juridiques peuvent résulter du passage en pays étranger - ou encore du mode d’exploitation. M. Noyer
 

Une SEM d’immobilier d’entreprise pour la métropole de Dijon 

Dépourvue jusqu’alors d’une société d’économie mixte patrimoniale qui soit placée sous son contrôle, Dijon métropole comble le manque. Le dernier conseil métropolitain de fin mars en a voté la création.

Sous le nom « Sempat Dijon métropole », la structure d’acquisition, construction, réhabilitation et gestion d’actifs d’immobilier d’entreprise est dotée d’un capital initial de 4,8 millions d’euros, apporté à 62 % par l’intercommunalité sous forme de transfert d’actifs comme la pépinière d’entreprise de Bretenière sur le pôle AgrOnov, suivie de la Caisse des dépôts (15 %), de la région (10 %),de la Caisse d’épargne Bourgogne-Franche-Comté et du Crédit agricole Champagne-Bourgogne (5 %) chacun et de la CCI Métropole de Bourgogne.

La nouvelle société va être assistée pendant ses deux premières années par la Sem bisontine Sedia BFC experte de longue date de ces sujets, par un contrat de prestation de services sur le modèle de ceux avec des Sem franc-comtoises comme Territoires 70 en Haute-Saône. M. Noyer


• La région retire son financement à l’aéroport de Dole-Jura

Le conseil régional est allé au bout de la cohérence de sa position majoritaire quant à l’aéroport de Dole-Jura : l’assemblée en séance plénière du 11 avril a voté le retrait de sa subvention à la plateforme, d’une courte tête (2 voix d’écart) du fait notamment de la défection au vote de la représentante dijonnaise Françoise Tenenbaum. La présidente Marie-Guite Dufay avait jugé, dans son interview récente à Traces Ecrites, que l’infrastructure ne « rapporte rien au territoire », en réponse au maire de Dijon François Rebsamen fervent partisan de l’aéroport, au point d’avoir fait rentrer la métropole dans la gouvernance en mars aux côtés des départements du Jura, de la Côte-d’Or et de la Saône-et-Loire. La région a injecté 7,4 millions d’euros en fonctionnement et investissement depuis 2019, mais elle ira au bout de son engagement actuel d’1,5 million d’euros en investissement. L’aéroport plafonne dnas son trafic, situé à 125.000 passagers en 2023. M. Noyer

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• Une liaison ferroviaire se crée entre le nord de l’Alsace et le port d’Anvers

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L'offre ferroviaire va renforcer la dimension mutimodale recherchée pour le terminal de Lauterbourg au bord du Rhin. © Loïc Chalmandier


Un service ferroviaire a été lancé depuis quelques semaines au départ du nouveau terminal multimodal de Lauterbourg (Bas-Rhin) à la frontière franco-allemande. Il relie l’infrastructure au bord du Rhin au port maritime d’Anvers, débouché de nombreuses marchandises venant d’industriels chargeurs d’Alsace. D’une capacité de 48 équivalent vingt-pieds de conteneurs, il est opéré par Bolloré Logistics (agence de Nancy) et la société alsacienne de services ferroviaires ACPMC, pour le compte de l’exploitant du terminal, la société Lauterbourg Rhine Terminals associant le port de Strasbourg, propriétaire des terrains, aux opérateurs Paris Terminal, Sogestran et Haeger & Schmidt. Les transports sont assurés par Fret SNCF, puis par la compagnie maritime MSC. M.Noyer 

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