La 31ème édition de la Saint-Vincent, organisée samedi 28 janvier à Vaux-sous-Aubigny, par l’Association pour le Renouveau du Vignoble en Montsaugeonnais (ARVEM), démontre toute la vitalité d’un vignoble de 14 hectares replanté à l’orée des années 1990 dans le sud de la Haute-Marne. Exploité par le couple de vignerons Dominique et Isabelle Bernard et animé par la Confrérie des Chevaliers du Muid Montsaugeonnais, il proposera pour la première fois son millésime 2023 en agriculture biologique, sur fond d’une très bonne santé économique.
La messe de la 31ème Saint-Vincent du Montsaugeonnais, dite ce samedi 28 janvier en l’église de Vaux-sous-Aubigny (Haute-Marne) par l’évêque de Langres en personne, Mgr Joseph de Metz-Noblat, rappelle que jadis son évêché possédait ici un très beau vignoble, détruit comme partout au XIXème siècle par le phylloxéra.
Il s’étend aujourd’hui sur 14 hectares en IGP (Identification Géographique Protégée) et se répartit sur les villages de Chatoillenot, Montsaugeon, Rivière-les-Fosses et Vaux-sous-Aubigny, situés tout au sud de la Haute-Marne à deux pas du département de la Côte-d’Or.
L’équilibre de production entre vins rouges, plantés en pinot noir, et vins blancs, issus des cépages chardonnay et d’un peu d’auxerrois, atteint la parité. A noter aussi une production locale de ratafia (*) et de jus de raisin.
Sa renaissance, due en 1989 aux efforts du sénateur Charles Guéné, à l’ancien maire de Rivières-les-Fosses Julien Mielle et à une poignée « d’hurluberlus magnifiques », portent ses plus beaux fruits, trois décennies plus tard. Et pas seulement en grappes.

L’assemblée générale du Muid Montsaugeonnais, la société anonyme d’exploitation et de commercialisation, a présenté, ce 28 janvier, des résultats financiers plus qu’honorables. Sur un exercice clos au 31 juillet 2022, les ventes atteignent un nouveau record avec 127.000 bouteilles commercialisées (+ 15%), générant un chiffre d’affaires arrêté à 812.000 €, en hausse de 25%.
Particularité de l’entreprise, près du quart de son activité provient de l’achat des actionnaires de la SA qui bénéficient d’une remise de 20% sur chaque commande. Ils sont au nombre de 760 et se répartissent pas moins de 3.504 actions.
Agriculture biologique et cuvée en vin nature

Le reste du bilan est à l’avenant : un résultat d’exploitation, certes modeste mais en progrès, à 30.227 € ; une capacité d’autofinancement de 164.000 € ; un désendettement de 70.000 € et un trésor de guerre qu’illustre une trésorerie de 436.000 €.
Le prochain exercice se place sur la même lignée, grâce à une belle vendange 2022 de 1.070 hectolitres, dont une cuvée de vin dit nature, c'est-à-dire sans ajout de sulfite (soufre). Elle succède à l’une des plus modestes, de 481 hectolitres, l’année précédente en raison de la combinaison d’aléas climatiques, principalement le gel noir de printemps. Celle de 2023 sera entièrement bio, à l'issue d'une conversion du vignoble de trois années.

La baisse de la ressource n’empêche pas un très bon démarrage sur les cinq premiers mois d’activité 2022-2023, avec des ventes toujours fort bien orientées du fait de stocks offrant un large choix et une légère augmentation des tarifs. Ce que démontre une hausse de 11% du chiffre d’affaires.
Reste que cette bonne santé doit beaucoup aussi à l’animation assurée par l’Association pour le Renouveau du Vignoble en Montsaugeonnais (ARVEM) que pilote l’infatigable Martine Lombardet, par ailleurs grand connétable de la confrérie de l’Ordre des Chevaliers du Montsaugeonnais.
(*) Un ratafia est obtenu par macération de végétaux (fruits, moût de raisin, plantes) dans un alcool.







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