La Maison Alsacienne de Biscuiterie change de propriétaire. L’entrepreneur dijonnais Arthur Deballon reprend le studio Image & Associés. Alstom engrange 15 TGV de plus de la SNCF. Ports de Lorraine se crée pour augmenter la compétitivité du transport fluvial. Le projet de vignes dans le Morvan avance à son rythme. Un programme BGE Bourgogne-Franche-Comté pour débusquer les talents d’entreprise dans les quartiers prioritaires.
Alsace
La Maison Alsacienne de Biscuiterie change de propriétaire
Fabricante et distributrice de biscuits basée à Colmar (Haut-Rhin), la Maison Alsacienne de Biscuiterie franchit une étape importante de son histoire, celle de la transmission par son fondateur en 1996. Jean-Marc Muller cède en effet la main à Raphaël Kiesele, ancien directeur général d’une confiserie haut-rhinoise. Dans cette reprise, le nouveau dirigeant est accompagné par UI Investissement et BNP Paribas Développement. La Maison Alsacienne de Biscuiterie réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros et compte 70 salariés. L’entreprise possède une usine de fabrication de 2.000 m² à son siège colmarien. Elle distribue ses produits via un réseau multicanal : 13 boutiques en Alsace et en Lorraine, une dizaine de chalets lors des marchés de Noël, un site de vente en ligne, ainsi qu’une offre spécifique B to B auprès d’un réseau de détaillants, grossistes, cafés-hôtels-restaurants. À horizon 2030, l’entreprise haut-rhinoise ambitionne d’augmenter son chiffre d’affaires de moitié, à 18 millions d’euros, au moyen majoritairement par deux leviers : l’expansion régionale et géographique graduelle des boutiques en propre et des marchés de Noël, et le développement des différents canaux du B to B. J. Giorgi
Bourgogne
L’entrepreneur dijonnais Arthur Deballon reprend le studio Image & Associés

Dirigeant d’AVS Communication et d’Axo Agencement – réalisant respectivement un chiffre d’affaires de 3,8 et 1,2 millions d’euros pour des effectifs de 28 et 6 collaborateurs –, Arthur Deballon annonce la reprise de la société Image & Associés. Fondé il y a vingt ans par Béatrice Quenot et Philippe Hiest, ce studio dijonnais spécialisé dans la photographie culinaire a réalisé quant à lui un chiffre d’affaires de 400.000 euros l’an dernier. Grâce à ses 600 m2 de plateaux, il sert des clients régionaux comme nationaux. L’opération a bénéficié de l’accompagnement du cabinet dijonnais Link Deal. Le repreneur a recruté Charlène Desclerc, ancienne dirigeante de Cha Studio, comme directrice générale, à la tête d’une équipe de trois personnes : deux photographes et le chef Jean-Louis Chaillou. « Image & Associés est complémentaire des deux autres entreprises, AVS étant spécialiste des visuels et des imprimés, y compris de grande dimension, et Axo de la création d’espaces , souligne Arthur Deballon. En intégrant de l’intelligence marketing dans la photo, Image & Associés apporte une vraie réponse stratégique aux besoins des clients. L’ambition est clairement de développer du cross selling entre ces trois activités. » P.Bouillot
Alstom engrange 15 TGV de plus de la SNCF
Une commande supplémentaire de 15 TGV de nouvelle génération va bénéficier au groupe Alstom, et en particulier à ses sites de Franche-Comté et Bourgogne, a annoncé le constructeur lundi. Pour un montant de 600 millions d’euros, le groupe se voit confier par la SNCF la réalisation de ces exemplaires de son modèle « Avelia Horizon », s’ajoutant aux 115 rames déjà commandés pour de premières mises à dispositions le 1er juillet prochain. La livraison des suppléments est attendue en 2029. Une nouvelle fois, les trois usines Alstom de la région font partie des 10 en France du groupe à être concernés par ce marché : Belfort pour les motrices (soit 30 exemplaires à raison de deux par train), Ornans (Doubs) pour les moteurs et Le Creusot (Saône-et-Loire) pour les bogies
Pour Belfort en particulier, l’annonce prolonge la dynamique de carnets de commandes (outre les 115 premières rames Avelia Horizon, 30 pour l’Eurostar également attribuées par la SNCF, 55 locomotives de fret pour l’Ukraine…) qui déclenche le recrutement de 200 personnes en CDI ou contrat temporaire dans l’année, en renfort des 620 permanents actuels. « Grâce à sa conception aérodynamique et à une traction plus efficace, le TGV de nouvelle génération consommera 20 % de moins d’énergie que les TGV existants », met en exergue Alstom dans son communiqué .M.Noyer
Lorraine
Ports de Lorraine se crée pour augmenter la compétitivité du transport fluvial

L’ensemble des ports de marchandises situés en bordure de la Moselle se regroupent sous une même bannière. Voies navigables de France (VNF) a annoncé le 6 janvier dernier la création de Ports de Lorraine SAS, sa première filiale portuaire. Cette nouvelle entité est chargée de l’aménagement, du développement et de la valorisation de l’ensemble du foncier portuaire de VNF le long de la Moselle canalisée, un axe stratégique européen représentant près de 5 millions de tonnes de trafic annuel. Au total, Ports de Lorraine regroupe 34 plateformes réparties sur 22 communes, dont le port de Metz, premier de France pour les céréales, ainsi que ses homologues de Toul, Nancy-Frouard et Thionville. Déjà opérationnelle, la filiale succède au Syndicat mixte des Ports lorrains et porte un programme d’investissements de plus de 30 millions d’euros sur la période 2026-2033, cofinancé par l’État, la Région Grand Est et l’Union européenne.
L’exploitation des services logistiques des principaux ports publics de cet ensemble a été concédée pour quinze ans au groupement Lorraine Multi Hubs composé des entreprises Rhenus Partnership France, Modalis, MGE et du Grand Port Maritime de Dunkerque. Il prévoit 10 millions d’euros d’investissements complémentaires. VNF envisage d’ores et déjà de reproduire le modèle lorrain sur l’axe Saône (Chalon-sur-Saône, Mâcon et Pagny) et peut-être sur le réseau des Hauts-de-France. P. Bohlinger
Bourgogne
Le projet de vignes dans le Morvan avance à son rythme
Officialisé fin 2024, le projet de replantation de vignes au cœur du Morvan avance, sous la conduite du Parc naturel régional (PNR) du Morvan qui l’a initié. Ce 14 janvier les porteurs se sont retrouvés à Autun (Saône-et-Loire) pour signer une charte, élaborée conjointement avec le parc durant l’année 2025. « Elle donne le cadre au développement de cette filière viticole, qui préserve les patrimoines naturels du Morvan, la ressource en eau, les sols, les prairies », détaille Emmanuel Clerc, responsable du Pôle Transitions - Économie du PNR du Morvan. Parmi la vingtaine de signataires potentiels, seuls neuf l’ont fait. « D’autres ont choisi de se faire accompagner par des structures privées », avance le responsable.
S’appuyant sur une étude historique éclairant la longue histoire viticole du Morvan, l’initiative vise à replanter des cépages, aussi adaptés que possible aux aléas climatiques, et aux spécificités morvandelles : sol granitique, altitude élevée, hivers froids. Aussi, la plupart des porteurs de projets ont-ils choisi de planter des cépages hybrides, résistants naturellement aux maladies comme l’odium ou le mildiou. Les premières plantations interviendront courant 2026. Brendan Le Moulec va, par exemple, aménager de la sorte 80 ares sur la commune de Chomard, avec des cépages sous-vignier gris (blanc), variété résistante créée par l’INRA et du Voltice (blanc, hybride). Pascal Bouffard, ancien chercheur retraité a choisi quant à lui un hybride floréal (blanc) sur 10 ares, pour de l'autoconsommation familiale. La Ville d’Autun prévoit de planter de la vigne sur une parcelle attenante au jardin fruitier Roidot-Déléage, dans les Hauts-Quartiers, rue du Vieux-Colombier. La plupart de ces projets sont annexes à une culture principale, surtout sylvicole, et visent à diversifier les ressources des exploitants. Les premiers raisins sont attendus d’ici 3 à 5 ans, pour les premiers vins il faudra patienter 7 à 10 ans. A.Morel
Franche-Comté
Un programme BGE pour débusquer les talents d’entreprise dans les quartiers prioritaires

Le réseau d’entrepreneuriat BGE Franche-Comté lance un appel à candidature pour la deuxième édition de son programme « Accélérateur création individuelle/ » Cette initiative vise à aider 18 dirigeants d’entreprises installés dans un quartier prioritaire de la ville (QPV) ou qui souhaitent s’y implanter, soit trois dirigeants de plus que la première session démarrée en mai. Les candidats retenus seront accompagnés pendant un an, à raison d’une journée par semaine, pour réaliser un diagnostic de leur entreprise et affiner leur stratégie. Ils traiteront notamment de l’analyse de leur activité, du développement commercial, de la fidélisation des clients, de la rentabilité, des recrutements, du management, de la posture du chef d’entreprise…
Le programme prendra différentes formes : formation, accompagnement, temps collectifs et individuels, séminaire d’intégration. Les jeunes entrepreneurs seront aussi mis en relation avec d’autres entreprises de l’écosystème local. Pour Fatoumatah Sylla qui coordonne cette action chez BGE, cette action permet d’abord de rompre la solitude du dirigeant, selon l’expression qu’elle formule lors de la première réunion : « vous êtes des constructeurs de châteaux et pour avancer il faut vous entourer d’autres constructeurs de châteaux. » Le programme est financé par Bpifrance, la Région Bourgogne-Franche-Comté, les services de l’Etat (DRDFE et Préfecture du Doubs), Grand Besançon Métropole, ORCOM, Actiforces et le Crédit Mutuel.: La formation est entièrement gratuite pour les participants. Les candidatures sont réceptionnées jusqu'au 26 janvier via ce formulaire. S.Dolidze















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