Alstom va procéder à 100 embauches en CDI à Belfort. L’emploi salarié à nouveau en recul au troisième trimestre 2025 en Bourgogne-Franche-Comté. Liquidation de la Cristallerie de Montbronn en Alsace. La PME Echapro monte une formation d’échafaudeurs dans le sud de l'Alsace. En Bourgogne-Franche-Comté, une démographie en berne maintenue par l’attractivité des deux principales villes . Fin du transit poids lourds du RN83 entre Besançon et Poligny. Jean-Michel Frada, président de France Chimie Grand Est. Mehdi Martin, directeur Est de GCC Construction.

Franche-Comté

Alstom va procéder à 100 embauches en CDI à Belfort

« Près de 200 personnes » seront recrutées sur le site de Belfort d’Alstom d’ici la fin de l’année 2026 « de manière permanente ou temporaire », annonce la direction du fabricant de matériel roulant ferroviaire. Non précisée dans le communiqué de l’entreprise, la répartition entre les types de contrat de travail l’a été lors de la réunion de CSE (comité social et économique) du site en décembre, apprend-on de source syndicale : « moitié-moitié », soit donc une centaine d’embauches en CDI, une ampleur inédite dans le passé récent de l’usine, en rapport avec l’épaisseur exceptionnelle de son carnet de commandes pour les quatre à cinq à venir, notamment les motrices de 115 nouveaux TGV Avelia Horizon. Les représentants du personnel réclamaient un renforcement des effectifs à la hauteur de ce pic d’activité. « On peut estimer que le compte y est », commente André Fages, délégué CFE-CGC. Le site historique du groupe, qui emploie 620 permanents, va ainsi repasser la barre des 700 d’ici la fin de l’année, « ou plus probablement dans le début 2027, car il va falloir un peu de temps pour attirer les candidats et les recruter », souligne André Fages. Selon la direction, les 200 créations de postes au cumul vont bénéficier à l’ « ensemble de nos métiers : monteurs, câbleurs, soudeurs, logisticiens, techniciens essais, industrialisation, ingénierie… » M.Noyer  

 

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Bourgogne-Franche-Comté

L’emploi salarié à nouevau en recul au troisième trimestre 2025 dans la région 

Sochaux Stellantis montage
La baisse des effectifs dans l'automobile en Bourgogne-Franche-Comté pèse sur l'emploi industriel en particulier et les effectifs privés en général dans la région. © Traces Ecrites

Une diminution de l'emploi privé en Bourgogne-Franche-Comté au troisième trimestre 2025 est mise en évidence par les chiffres révélés le 9 janvier par l’Urssaf régionale. Près de 1.600 postes ont disparu, soit une baisse de 0,2 %. Sur un an, le recul atteint 0,9 % (6.160 postes supprimés), une évolution significativement plus dégradée au niveau national (-  0,2 %). Il est particulièrement marqué dans les services, qui représentent la moitié de l’effectif salarié de la région, avec 810 emplois en trois mois. L’industrie, qui pèse environ un quart des effectifs de la région et même davantage dans le Jura ou en Haute-Saône, affiche également une diminution du nombre de ses postes (- 230 sur le 3ème trimestre et - 1.230 en douze mois), avec une situation contrastée selon les secteurs d’activité : le transport et la logistique ainsi que le bois et le papier et les industries extractives affichent un recul, l’agroalimentaire et les produits électroniques tirant leur épingle du jeu.

Un seul département voit ses effectifs salariés augmenter (légèrement) pendant la période : la Saône-et-Loire (+ 0,1 %). La Côte-d’Or se distingue par une bonne résistance de l’emploi tertiaire, grâce à la présence plus importante des activités juridiques, de conseil et d’ingénierie. Le Territoire de Belfort affiche la situation la plus défavorable des huit départements de la région, avec un recul dans tous les secteurs d’activité. Dans ce bilan dressé par l’Urssaf, trois points retiennent également l'attention : la baisse importante de l’intérim (- 5,1 % sur un an, contre - 2,9 % au plan national) ; le net recul du nombre de postes en alternance (- 3 %) ; la bonne tenue de l’emploi des seniors, avec une progression générale du nombre de postes occupés par les plus de 55 ans.  P.Bouillot

Alsace
Liquidation de la Cristallerie de Montbronn

La liquidation judiciaire de la Cristallerie de Montbronn a été prononcée courant décembre. Cette disparition entraîne la suppression des 35 emplois qui formaient l’effectif de la PME fondée en 1930 dans la commune de Moselle qui porte son nom. Elle avait déménagé il y a un an dans le Bas-Rhin voisin, sur la plateforme d’activités de Thal-Drulingen où son repreneur en 2016, Frédéric Muller, avait trouvé les 2.500 m2 de locaux adaptés à son projet de développement, comportant notamment l’installation d’une « filière chaude » (fours, soufflage de verre), en amont de sa transformation de matière en articles haut de gamme pour les arts de table et la décoration. Ce projet avait déclenché un investissement de 4,5 millions d’euros.
Auprès de la chambre commerciale compétente pour le dossier du tribunal de grande instance de Saverne (Bas-Rhin), le dirigeant avait mis en avant le motif d’un incident en septembre, un déversement accidentel d’acide fluorhydrique, pour justifier la mise en redressement judiciaire le 30 septembre, et une paralysie de deux mois. Le retour à la normale à présent permet de ne pas exclure l’hypothèse d’une reprise. M. Noyer  

 

Alsace

La PME Echapro monte une formation d’échafaudeurs 

ecole skando
Six stagiaires (dont cinq sur la photo ci-dessus) composent la première promotion de l'"Ecole Skando". © Traces Ecrites

Une nouvelle formation au métier d’échafaudeur terminera sa première saison début mars à Burnhaupt-le-Haut (Haut-Rhin), dans les locaux d’Echapro. Cette PME de montage et location d’échafaudages de 14 salariés a pris l’initiative d’organiser un tel cursus en le dénommant « école Skando » pour combler un vide d’offre selon elle. « Ce métier est devenu ultra-essentiel sur les chantiers, mais la formation ne suit pas, dans un contexte où il est traditionnellement considéré comme un aspect du travail d’autres corps d’état (maçon, couvreur, façadier…) et pas comme une fonction en tant que telle », relate Nicolas Kaiser, le directeur général d’Echapro. Le déficit n’est pas total en France, toutefois. Le syndicat professionnel de branche, le SFECE, organise un CQP (certification de qualification professionnelle) qui « délivre un diplôme, reconnu par France Compétences à partir de formations assurées par des organismes que nous habilitons », précise Samia Messaci, responsable formation. De cette liste Echapro ne fait pas – encore – partie, mais la porte lui est ouverte, souligne-t-elle.
La première promotion de l’Ecole Skando regroupe six stagiaires, salariés, demandeurs d’emploi ou intérimaires. Entamée en novembre dernier, elle se déroule sur 560 heures en quatre mois, dont « 80 % » de pratique, sur le cœur d’activité (préparation de matériel, mise en œuvre…), la prévention sécurité, le travail en hauteur et des sujets identifiés à enjeux comme la gestion du sommeil et la nutrition. L’initiative entend ainsi proposer aux entreprises de pose d’échafaudages une solution pour la montée en compétences de leur personnel et le recrutement de candidats qui seraient ainsi dûment formés aux différentes facettes du métier. D’un coût de 7.000 euros pris en charge, selon le cas à près de 90 % par l’opérateur de compétences du BTP Constructys ou en totalité par France Travail ou un organisme d’insertion, elle vise en premier lieu les entreprises locales en Alsace, « mais aussi les bassins de Belfort-Montbéliard et Besançon, où notre entreprise est active », souligne Nicolas Kaiser. M.Noyer

 

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Bourgogne-Franche-Comté

Une démographie en berne maintenue par l’attractivité des deux principales villes, Dijon et Besançon

La région Bourgogne-Franche-Comté a perdu 8.753 habitants entre 2017 et 2023 année du dernier recensement, publié par l’INSEE fin décembre dernier. Sur cette période, seuls deux départements, la Côte-d’Or (540.100 habitants) et le Doubs (547.163 habitants) affichent un solde positif, respectivement de 6.281 et 8.096 nouveaux résidants. À l’autre bout du spectre par département, l’Yonne (332.267, - 6.024 habitants) et la Nièvre (201.417, - 5.765) se dépeuplent le plus. Le Jura perd lui aussi 2 215 habitants (257.973 ), la Haute-Saône 3.474 (233.185), le Territoire de Belfort 2.367 (140.255) et la Saône-et-Loire 3.285 qui reste de peu le département le plus peuplé (550.310 résidents).

À l’échelle des intercommunalités, la métropole dijonnaise sort du lot, affichant une importante croissance de population, soit 7.540 habitants supplémentaires entre 2017 et 2023. Elle rassemble 261.178 résidents, et creuse l’écart avec le Grand Besançon qui progresse toutefois lui aussi : +  3 .782 habitants sur la même période pour un total de 197.061. Dijon affiche une capacité à attirer des populations extérieures très supérieure à Besançon : hors solde naturel, la métropole bourguignonne a suscité 5.103 nouvelles arrivées quand son homologue comtoise n’en attirait que 1.470. La Communauté d'agglomération Mâconnais Beaujolais Agglomération tire bien son épingle du jeu, gagnant 2.833 habitants pour un total de 80.318. À l’inverse, Pays de Montbéliard Agglomération, qui compte 138.040 âmes, en a perdu 1 908. Le Grand Chalon, quatrième aire urbaine de la région, compte 114. 041 habitants (+162) et le Grand Belfort 101.725 (-2 016). Au total, 2 802 670 personnes vivent aujourd'hui en Bourgogne-Franche-Comté A.Morel

Franche-Comté

Fin du transit poids lourds du RN83 entre Besançon et Poligny 

camions besançon
Les poids lourds peuvent continuer à circuler sur certaines portions d'entrée-sortie de Besançon, mais plus celles situées sur la RN83. © Shutterstock

La section de la RN83 reliant Poligny (Jura) à Besançon (Doubs) sur une cinquantaine de kilomètres ne reçoit en principe plus de camions de transit depuis le 1er janvier. Un arrêté des préfets du Doubs et du Jura fait entrer en vigueur la mesure d’exclusion des véhicules de plus de 7,5 tonnes qui n’assurent pas de livraison de marchandises ou de chargement dans ce périmètre. D’après les estimations de trafic, si la mesure est respectée, près d’un millier de véhicules devrait ainsi ne plus emprunter l’axe jusqu’alors chargé de plus de 2.000 poids lourds quotidiens, soit une diminution de moitié. Saluant la fin d’une situation « insoutenable », la maire (EELV) de Besançon Anne Vignot revendique d’avoir créé l’amorce en juin 2021 par son spectaculaire arrêté d’interdiction du transit sur les principales entrées de l’agglomération. Suspendu par le préfet au motif de comporter de « multiples irrégularités. », le texte « avait permis d’ouvrir des échanges avec l’Etat. Des rencontres avec les entreprises de transport ont suivi et amorcé un travail sur la logistique urbaine », a souligné l'élue bisontine dans un communiqué.  M.Noyer

 preventalis

Mouvements

Jean-Michel Frada, président de France Chimie Grand Est 

Frada
© France Chimie Grand Est

Succédant à Frédéric Fournet (Alsachimie), le nouveau président de la représentation régionale de l’organisation professionnelle de la chimie est le dirigeant de Resolest, la société de traitement des fumées de l’usine lorraine de Solvay, sa co-associée avec Veolia, et de valorisation de leurs résidus. Il était vice-président depuis 2019 de France Chimie Grand Est. M.N.

 

 

 

Mehdi Martin, directeur Est de GCC Construction 

GCC Martin
© GCC

Âgé de 47 ans, il vient de Bouygues Bâtiment dont il dirigeait l’agence Alsace-Bourgogne-Franche-Comté depuis 2018, après avoir exercé chez les autres constructeurs Eiffage Alsace et Demathieu Bard. Il rejoint GCC pour mettre en œuvre les ambitions de développement local de ce groupe familial (3.050 salariés pour un chiffre d’affaires d’1,2 milliard d’euros en 2024), que matérialise la création d’une nouvelle agence à Strasbourg. Il aura en charge le pilotage d’activité dans les régions Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté. M.N. 

 

 

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