Le nouveau collège modèle de l’Yonne se met en travaux. Atmos Space Cargo, un centre de la santé dans l’espace s’arrime à Strasbourg. A Mulhouse Agglo, la présidence des villes spatiales européennes a touché son public. Le Challenge Agrifood à Dijon plante des graines entrepreneuriales pour demain. L’industrie se met en jeu vidéo pour attirer les jeunes en Bourgogne-Franche-Comté. L'Alsacienne Factopsis poursuit ses embauches malgré la conjoncture.

Bourgogne

Le nouveau collège modèle de l’Yonne se met en travaux  

Le conseil départemental de l’Yonne a procédé, ce 19 novembre, à la pose de première pierre pour la réhabilitation de son collège de Pont-sur-Yonne. Pour un budget d’investissement de 13,5 millions d’euros, l’établissement Restif de la Bretonne opère sa restructuration et son agrandissement jusqu’en août 2027 de sorte à porter sa capacité d’accueil à 750 élèves et à améliorer son accessibilité. Les 5.700 m2 de constructions typiques des préfabrications des années 1970 vont être transformés et ils seront rejoints par 1.600 m2 constitués d’un  bâtiment neuf à côté du local d’accueil, voulu « façade urbaine » pour donner une nouvelle identité au collège et l’ouvrir aux usages extérieurs. Les surfaces feront en effet office aussi de salle polyvalente pour des manifestations en dehors du temps scolaire. A l’intérieur de l’enceinte, la cour sera déminéralisée et des gradins végétalisés seront aménagés dans le but de créer des îlots de fraîcheur. Le projet se réalise dans le mode conception-réalisation-exploitation-maintenance (marché public global de performance), par le groupement associant l’entreprise générale C3B, filiale régionale de Vinci Construction, et l’agence d’architecture AA Group. M.Noyer

 

BF

 

 

Alsace Atmos Space Cargo, un centre de la santé dans l’espace s’arrime à Strasbourg

 

atmos micro gravité
La société exploite les propriétés de la micro-gravité à des fins de recherches en santé. © Shutterstock

La société Atmos Space Cargo basée en Allemagne choisit l’agglomération de Strasbourg pour implanter un centre de « recherche et logistique » pour la santé dans l’espace. Ce bureau où la création de 35 emplois est prévue réalisera des activités de développement de fabrication dans les conditions de la microgravité. Celle-ci accélère différents phénomènes qui impactent la santé, comme le vieillissement des cellules, le renouvellement de cellules souches, la cristallisation des protéines, la croissance bactérienne et la résistance aux antibiotiques. Dans ce but, des capsules seront confectionnées pour y embarquer des cargaisons  à fins d’études, en orbite basse qui serait atteinte par sept missions en 2026. Atmos Space Cargo, qui emploie 60 salariés en Europe, s’implante dans l’incubateur de l’université internationale de l’espace (ISU) à Illkirch en périphérie de Strasbourg. Ce lieu a précisément pour vocation d’attirer dans la métropole alsacienne de tels projets innovants en lien avec le milieu de l’espace. M.Noyer

 

Alsace
A Mulhouse Agglo, la présidence des villes spatiales européennes a touché son public

Tournante, la présidence de la Communauté des villes Ariane (CVA) a  fait étape cette année à Mulhouse et environs, sous l'égide de la communauté d'agglomération M2A (Mulhouse Alsace Agglomération) et de l'industriel Eiffage Energie Systèmes. Cette association de promotion des activités spatiales européennes rassemble une vingtaine de villes, d’industriels et d'agences en Europe. Un de ses objectifs est de susciter des vocations. Telle était la cible des 120 manifestations organisées en 2025 sur tout le bassin mulhousien, qui ont touché 130.000 personnes selon les estimations de M2A. Un grand nombre des activités de cette année – conférences, ateliers, observations du ciel, interventions - ont été déployées auprès d’un public scolaire. Eiffage Energies Systèmes a ainsi accueilli 200 élèves pour présenter les métiers du spatial.
L’entreprise emploie un millier à Mulhouse, l'un de ses fiefs historiques sous l'ancien nom Clemessy, dont un tiers environ travaille dans ce domaine. Ces équipes ont participé à la réalisation des infrastructures du lanceur d’Ariane 6 à Kourou et elle assurent t des contrats de maintenance et d’exploitation au Centre spatial guyanais. Le partenariat entre la collectivité et l’industriel devrait se poursuivre en 2026 sur le thème de la promotion des métiers. 85 postes sont à pourvoir localement chez Eiffage Energie Systèmes.  

Bourgogne Franche-Comté

Le Challenge Agrifood plante des graines entrepreneuriales pour demain  

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L'entrepreneur dijonnais Jean-Philippe Girard a prodigué ses conseils aux start-ups de l'agriculture et de l'agroalimentaire réunies à Dijon ce 18 novembre. © Sabrina Dolidze

La deuxième édition du challenge Agrifood s’est déroulée le 18 novembre au Village by CA à Dijon sous l’impulsion d’un collectif réunissant le pôle AgrOnov, l'incubateur régional Deca-BFC, l'agence de développement Dijon Bourgogne Invest, le Village by CA et le pôle de compétitivité Vitagora. Elle était consacrée à la transition agricole et alimentaire qu’il s’agisse d’agritech, d’alimentation durable (protéines alternatives), de santé et bien-être ou d'économie circulaire (valorisation des produits alimentaires et agricoles). Parmi la quarantaine de candidatures reçues, 10 start-up ont été retenues, six dans le domaine agricole et quatre dans l’agroalimentaire. Parmi elles, figure la société EF Polymer basée à Okinawa et repérée lors d’une mission de prospection de la région Bourgogne-Franche-Comté au Japon en 2024. Elle fabrique un biopolymère naturel, à partir de peaux d’oranges et de bananes, aidant à faire face au stress hydrique, économiseur d'eau et d'engrais. certifié Ecocert pour l’agriculture biologique. EF Polymer a prévu d’investir 22 millions d’euros pour déployer son produit en Europe (avec notamment la création d’une filiale en France) et en Afrique. Autre projet innovant, les Kojiteurs proposent la fabrication d’une alternative au cacao et à la noisette à partir de tourteaux agricoles revalorisés après un processus de fermentation puis de torréfaction.

Jean-Philippe Girard, le fondateur d’Eurogerm et président de L’Audace d’Entreprendre, est venu partager son expérience entrepreneuriale avec ces jeunes entreprises, en soulignant l’importance de tester son projet et de ne pas rester isolé : « la réussite est dans le co-développement de son produit avec les clients, c’est parce qu’on se positionne avec eux qu’on parvient à faire évoluer ses projets », a-t-il exposé. Les start-ups retenues par le challenge bénéficieront d’un accompagnement d’un an proposé par le collectif organisateur. S.Dolidze

 

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Bourgogne-Franche-Comté

L’industrie se met en jeu vidéo pour attirer les jeunes 

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La Boourgogne-Franche-Comté partictipe à l'îlot consacré à la transition énergétique.

« Forindustrie, l’Univers extraordinaire » : ainsi se nomme le jeu vidéo pédagogique que plusieurs industriels et acteurs institutionnels (France Travail, Education nationale, l’opérateur de compétences Opco 2i) ont façonnés et diffusent jusqu’au 5 décembre en France dans le but de rendre l’industrie attractive auprès des jeunes : collégiens, lycées, étudiants. Autour du scénario « A la poursuite du Docteur Déboulon », un total de 195 métiers sera présenté. Le contenu résulte de l’addition de compétences et savoir-faire issus des différentes régions. Ainsi, la Bourgogne-Franche-Comté y est représentée dans l’univers de la transition énergétique qui lui réserve un « îlot », sous l’impulsion de la délégation régionale d’EDF. L’initiative s’intègre à la fois dans la Semaine de l’industrie qui se déroule ces jours-ci et, au niveau régional, dans le Festival de la transition écologique et numérique qui programme une succession de manifestations jusqu’au 5 décembre. « Forindustrie » a déjà été organisé quatre fois, l’édition 2024 a rassemblé près de 103.000 jeunes participants et 7.700 demandeurs d’emploi sur l'ensemble du pays. M.Noyer  

 

PE Mulhouse

 

Alsace

Factopsis poursuit ses embauches malgré la conjoncture peu favorable  

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La société porte ses effectifs à 13 personnes à Niedermodern (Bas-Rhin). © Cyrille Fleckinger

Spécialisée dans la fabrication de solutions pour l’amélioration continue, Factopsis à Niedermodern (Bas-Rhin), a obtenu deux prêts participatifs auprès de la société régionale de financement Sodiv d’un montant total de 150.000 euros pour renforcer ses effectifs. Cette année, la PME a embauché trois salariés et elle prévoit d’en recruter deux supplémentaires en 2026. Elle compte aujourd'hui 13 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de 2,2 millions d’euros en 2024. Cette année, l’objectif était d’atteindre 2,5 millions d’euros, mais « vu la conjoncture , cela va être compliqué », avoue le dirigeant, Marc Lickel. Depuis douze mois, le dirigeant a constaté la fin des grandes commandes et la baisse du panier moyen qui plafonne à 1.000 euros contre 2.000 et 4.000 euros auparvant. Mais la diversité des clients a permis de maintenir l’activité. « Alors que l’automobile s’est arrêtée, les autres secteurs comme l’aéronautique, la logistique, l’agroalimentaire ou les industries du luxe fonctionnent bien », assure Marc Lickel. Le dirigeant cherche à se développer à l’export, d’abord en Suisse, puis en Allemagne et en Italie. J.Giorgi

 

 

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