De beaux volumes, une grande hauteur de plafond, une construction lumineuse, inspirante. Les qualificatifs ne manquent pas pour exprimer les impressions que procure la visite du futur Dauphine Dijon. Après 4 ans de travaux, les nouvelles boutiques ouvriront peu à peu à partir de cet été, puis viendront s’installer des grandes entreprises et enseignes telles qu’Urgo et la Fnac. Un restaurant ouvrira en roof-top également avec une vue magnifique de Dijon. Rencontre avec les deux acteurs principaux du projet de 30 millions d’euros en coeur de ville : Marc Fortunato, maître d’ouvrage associé à la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté et Alexandre Perga, directeur régional de Demathieu Bard Construction, l'entreprise générale en charge du chantier.


Une surface de plancher de 11.000 m² sur quatre étages, répartie à partir entre les commerces et les bureaux, 14 cellules de superficie et d’activités différentes, dont la Fnac mais aussi Sostrene Grene ou Kave Home : bienvenue dans le futur Dauphine Dijon. La visite du chantier en cours orchestrée par l’équipe de Demathieu Bard Construction est à la hauteur du projet dévoilé à l’aube des travaux. En un mot : impressionnant.

Une vingtaine d’entreprises se coordonnent sur le chantier pour un montant de travaux qui s’élève à 30 millions d’euros, sous l’œil attentif et exigeant de Marc Fortunato. Il est associé à la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté qui forme la maîtrise d’ouvrage conjointe avec Demathieu Bard Immobilier, la société de développement, sœur du constructeur et propriétaire du site. Compte tenu du projet emblématique pour Dijon, la banque s’est associée dès 2018 à la structure porteuse, Dauphine Invest.

« Notre défi consistait à parvenir à reconstruire des surfaces tout en minimisant le poids de charge global sur la structure et sur le parking, car le projet est beaucoup plus grand que l’ancien bâtiment. C’est pourquoi nous avons opté pour une structure métallique avec des voliges en bois et des remplissages en béton cellulaire : un matériau qui est allégé, de même que la couverture du toit en zinc », expose Alexandre Perga, directeur régional de Demathieu Bard Construction, entreprise générale du projet dessiné par l'agence d'architectes dijonnaise AAGroup.

 

BP

 

Comme l’avait annoncé et souhaité François Rebsamen, le nouveau Dauphine Dijon va redessiner la skyline de Dijon. S’élevant à environ 30 mètres de hauteur, le bâtiment offre, à son dernier étage, une vue forcément superbe. Le roof-top de 500 m2 sera occupé par un bar-restaurant du groupe Les Tontons Gourmands, dont Alexandre Hulin et Jean-Charles Vernaud sont copropriétaires associés à Marc Fortunato et à la Caisse d’Épargne Bourgogne Franche-Comté.

Pour Marc Fortunato, le nouveau Dauphine Dijon sera un écrin exceptionnel qui promet « une expérience client ou utilisateur où la convivialité devra être au rendez-vous. » Alors forcément, tout est pensé dans les moindres détails. Tous les mardis matins, Marc Fortunato et les représentants de Demathieu Bard Immobilier et Demathieu Bard Construction se mettent autour de la table pour participer à la traditionnelle réunion de chantier. Bis repetita le mercredi avec les équipes de la métropole très impliquées dans ce projet. « Ma vie en ce moment, c’est chaussures de sécurité et casque de chantier ! », s’amuse Marc Fortunato.

 

Travailler où il fait bon vivre 

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Fabrice Aznar (à gauche), directeur de secteur Demathieu Bard Construction et Alexandre Perga, directeur régional, au sommet de la construction qui offre une vue généreuse sur Dijon. © Déborah Lévy.


Et il adore cela. Tous les mots employés sont soignés car le responsable de projet, qui avait déjà orchestré les travaux de la Cour Bareuzai (*), réfléchit à la manière de stimuler les clients et les passants, qu’ils soient Dijonnais ou touristes,  sans oublier l’effet Waouh instagramable. « C’est un parcours client que j’ai à cœur de créer. Ce que j’aime c’est réhabiliter des sites et organiser le commerce en cœur de ville pour qu’ils soient magnifiés et fluides et deviennent de vrais lieux de destination. »

Concernant les bureaux aux étages supérieurs de Dauphine Dijon, Marc Fortunato part du même objectif : faire du beau, mais surtout du beau efficient ! En 2018 au rachat de l’ancien centre Dauphine, il lui a fallu trouver des solutions pour les commerces qui ont fait vivre le site pendant 50 ans. « Ce n’était pas facile d’organiser la fin car les situations étaient multiples. J’y ai passé énormément de temps et d’énergie ! A qui ensuite pouvait-on proposer les bureaux professionnels du nouveau centre ?  Il fallait créer des espaces où les gens soient contents d’aller travailler ! En 2018, ce n’était pas du tout encore dans l’air du temps. C’est un projet de vie global que d’attirer des salariés de grandes villes comme Paris par exemple. Pour ceux d’Urgo, ils auront tout le confort à porter de pas en centre-ville ! » 

Trois ans ont été nécessaires pour le projet dont la construction a ainsi démarré en 2021. A terme, plus de 570 personnes devraient travailler sur le futur site. L’inauguration officielle devrait se dérouler à l’automne 2025.  

 

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L'agence d'architectes AAGroup est la conceptrice du nouveau site. © AA Group

 

Un chantier de taille au milieu de rues étroites

« Une centaine de personnes qui travaille en même temps sur le chantier les jours d’importantes activités », explique Jonathan Charamelet, directeur du projet Dauphine Dijo chez Demathieu Bard Construction. Un chantier très technique, soumis aux validations de l'architecte des Bâtiments de France (ABF). « Les conditions logistiques sont denses et complexes car le chantier est situé en cœur de ville et dans une rue piétonne. Il n’y est pas facile de livrer des semi-remorques en passant par les toutes petites voies. Nous avons souvent travaillé la nuit pour ne pas trop déranger les commerçants », développe Fabrice Aznar, directeur de secteur chez Demathieu Bard Construction.

Des travaux ont également eu lieu pour la requalification de la rue Dauphine par Dijon Métropole « dans une étroite collaboration avec celle-ci, et ce pour une continuité harmonieuse entre l’espace public et le centre Dauphine », poursuit Alexandre Perga. Et savez-vous que le Suzon passe sous le bâtiment - bien sûr canalisé – et que des vestiges archéologiques ont été retrouvés ?

 

(*) La Cour Bareuzai livrée en 2019 a été, l’année suivante, lauréate Europe du prix Versailles 2020, distinction mondiale de l’architecture et du design, accordée à son concepteur le cabinet d’architectes parisiens Chapman Taylor, dans la catégorie “galeries marchandes Europe”, mention “extérieur”. 

 

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Le travail au bureau d’études est important pour dimensionner les interventions sur un site étroit de centre-ville. © Déborah Lévy.

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