Michelin injecte 3,5 millions d’euros pour décarboner sa tréfilerie vosgienne. Les femmes parlent « du pouvoir d’agir au service de l’égalité professionnelle » grâce à CoworkHer, à Dijon. La métallurgie des poudres a sa R&D au Creusot. La CPME se renouvelle dans le Haut-Rhin. L'emballeur Eviosys en Côte-d'Or change de propriétaire américain. La SEBL Grand Est fait entrer six nouvelles collectivités dans son giron.


Lorraine

• Michelin injecte 3,5 millions d’euros pour décarboner sa tréfilerie vosgienne

L’usine Michelin de Golbey (Vosges), près d’Epinal, a inauguré début décembre les installations techniques lui permettant d’éliminer 2.600 tonnes de gaz à effet de serre par an, sans recourir à des mécanismes de compensation. L'investissement dédié de 3,5 millions d’euros « nous permet d’atteindre zéro émission nette sur le scope 1 (rejets directs de gaz à effet de serre) et le scope 2 (indirects résultant de la production d'énergie achetée et consommée sur place) », expose Bertrand de Solages, directeur de cette tréfilierie de 400 salariés permanents et 20 intérimaires.

Pour y parvenir, le fabricant de renforts métalliques à destination des pneumatiques Michelin a substitué trois sources à sa consommation annuelle de gaz (14 gigawattheures par an) :  la récupération de chaleur fatale, l’électricité décarbonée et le biométhane. Les deux anciennes chaudières vapeur ont été remplacées par autant de pompes à chaleur fabriquées sur le site voisin du groupe Trane, trois réchauffeurs électriques et trois petites chaudières à condensation alimentées via un contrat de fourniture en biométhane (phases d’arrêt, de maintenance, etc.). Sur le départ, Bertrand de Solages transmet les rênes du site à Matthieu Couffin, qui devra notamment organiser, d’ici 2026, la reprise d’une partie de la production de l’usine de Vannes (Morbihan) dont la fermeture a été annoncée par le groupe le 5 novembre dernier. Une cinquantaine de salariés pourrait être recrutée à Golbey à ces fins. P. Bohlinger 

 

CCI 21-71

 

Bourgogne

• Les femmes parlent « du pouvoir d’agir au service de l’égalité professionnelle » grâce à CoworkHer, à Dijon 

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CoWorkHer est un collectif régional d'entreprises engagées dans la parité professionnelle. © Déborah Levy


140 personnes, pour la plupart des femmes, étaient réunies ce 27 novembre à Dijon, pour un événement autour du pouvoir d’agir au service de l’égalité professionnelle, organisé par CoworkHer. Ce collectif régional réunit les réseaux Parité et Mixité d’EDF, de la Caisse d’Epargne, de la SNCF, d’Orange et du groupe La Poste. Cette quatrième journée annuelle dédiée à la promotion de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes a été initiée par Isabelle Mailles-Ferrières, responsable régionale de la communication EDF et ambassadrice du réseau Energies Mixité d’EDF en Bourgogne-Franche-Comté. Elle a permis à de nombreuses femmes de s’exprimer sur leur parcours pour percer le plafond de verre ou, selon l'expression de Carmen Munoz-Dormoy, nouvelle directrice de l’action régionale du groupe EDF en Bourgogne-Franche-Comté, « d’arrêter de rester collées aux marches des escaliers. »

« Entre un homme et une femme, je choisis le meilleur. Lors des entretiens, les femmes parlent des compétences qui lui manquent, pas les hommes », relate-t-elle. Pour Laetitia Martinez, vice-présidente du conseil régional en charge notamment de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, « la diversité vient nourrir le collectif. Il faut prendre les opportunités professionnelles qui s’offrent à nous en tant que femmes et travailler en faveur de l’égalité entre tous : ne lâchons rien et continuons. » D.Lévy.

 

Bourgogne
La métallurgie des poudres a sa R&D au Creusot

Retardée, la construction du centre de recherche sur la métallurgie des poudres démarre au Creusot (Saône-et-Loire). La première pierre du site baptisé « Calhipso » a été posée cette fin novembre, pour le test et les essais d’alliages par frittage à haute température et haute pression, jusqu’à 2.000 °C et 2.000 bars. Cette création, moyennant un budget de 4,5 millions d’euros, est initiée par la Communauté urbaine Creusot Montceau avec plusieurs partenaires de l'industrie (Framatome) et de recherche (CEA, Université de Bourgogne, CNRS). La collectivité entend ainsi renforcer les capacités de R&D liées à l’industrie ainsi que le transfert de technologies, Calhipso prenant place, à ce titre, à côté du nouvel incubateur de start-up Hub & Go. M. Noyer


Alsace

• La CPME se renouvelle dans le Haut-Rhin

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Nouveau président de la CPME du Haut-Rhin, l'avocat en droit social Julien Demaël peut s'appuyer sur Sophie Loth, la secrétaire générale de l'organisattion départementale. © Mathieu Noyer


Après la démission de son précédent président Jean-Michel Haget, la CPME du Haut-Rhin s’est réorganisée autour d’une gouvernance collective venant en appui de son nouveau numéro un depuis juin, Julien Demäel avocat au cabinet régional de droit social Barthélémy. Comptant 150 membres directs, mais représentant 3.000 entreprises au cumul de ses huit branches professionnelles adhérentes, l’organisation souhaite notamment développer des offres thématiques ciblées à travers des plates-formes : le juridique, l’énergie, la sécurité et protection des personnes physiques et morales ainsi que l’immobilier d’entreprises (en partenariat avec la Fnaim avec une extension en cours aux offres et demandes d’habitat des salariés) doivent être rejoints en 2025 par une plateforme financière.

La nouvelle équipe souhaite ainsi délivrer un message d’encouragement aux PME quant à sa capacité à les accompagner dans un contexte qu’elle ne nie pas difficile : « Hausse des défaillances, échéances de remboursement de PGE (prêts garantis par l’Etat) post-Covid, explosion des coûts de l’énergie » et plus généralement manque de visibilité et baisse des commandes, y compris dans des secteurs récemment porteurs comme l’industrie pharmaceutique, constituent autant de sujets de préoccupation dans le département. « La cybersécurité est également devenue un sujet majeur, nous toutes PME sommes touchées, et la CPME a des réponses à proposer », souligne Julien Demaël. M. Noyer

 

BF

 

 

Bourgogne

• L'emballeur Eviosys à Châtillon-sur-Seine change de propriétaire américain

D’un Américain à l’autre. L’usine d’emballages Eviosys à Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or) a intégré depuis le 4 décembre le géant papetier Sonoco (22.000 salariés), dans le cadre d’une transaction mondiale de revente du groupe Eviosys par le fonds d’investissement KPS Capital Partners, pour un montant de 3,6 milliards d’euros. L’unité châtillonnaise emploie 190 salariés à la fabrication d’emballages en métal, pour une cadence de 190 millions de boîtes par an. Au global, Eviosys emploie 6.300 salariés dans le monde et a réalisé un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros en 2023. A priori, ce changement d’actionnaire devrait rester sans conséquences pour l’activité du site bourguignon. M. Noyer

 

Grand Est

• La SEBL Grand Est fait entrer six nouvelles collectivités dans son giron

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La société d’économie mixte a participé à la reconversion de l’ex-usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle). © SEBL Grand Est / L’Europe Vue du Ciel


Créée en 1956 pour accompagner l’essor minier lorrain, la société d’économie mixte SEBL Grand Est exerce aujourd’hui ses missions depuis Metz sur toute la nouvelle région élargie, auprès des collectivités territoriales. Leurs besoins en aménagement foncier, en réhabilitation de friches, mais aussi en construction conduisent cet établissement majoritairement détenu par le conseil régional à étendre son périmètre. Viennent ainsi d’entrer à son capital les villes de Toul (Meurthe-et-Moselle) et Saint-Avold (Moselle), les communautés de communes de Romilly-sur-Seine (Aube) et de Freyming-Merlebach (Moselle), ainsi que le District urbain de Faulquemont (Moselle) et la communauté d’agglomération d’Epinal (Vosges).

« Notre mission consiste à fournir à nos donneurs d’ordres une ingénierie en études, aménagement ou encore commercialisation, dont ils ne disposent pas. Car contrairement aux grandes agglomérations, la majorité des collectivités territoriales n’a pas accès aux services de sociétés d’économie mixtes d’aménagement », éclaire Thierry Hory, président de la SEBL Grand Est. Les 40 salariés de l’établissement conduisent actuellement une centaine de projets, sur des durées allant de 4 à 25 ans pour un montant d’investissement de 140 millions d’euros sur les cinq dernières années. « Nous avons notamment participé à l’installation de l’usine de pneumatiques Kléber à Toul en 1969, puis piloté la reconversion du site quarante ans plus tard, suite à sa fermeture », illustre Jérôme Barrier, directeur général. P. Bohlinger

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