Le spécialiste strasbourgeois des voyages culturels Terra Nobilis consolide son capital. Le laboratoire d'analyses Filab concrétise son déménagement sur l'Ecoparc de Dijon. Le groupe vosgien Pando acquiert trois sociétés d'un total de 200 salariés. Actemium Bonnétage Automation investit près de 3 millions d’euros dans son nouveau site du haut-Doubs. Le Groupement de prévention agréé pour les entreprises s’unifie dans le Grand Est. Souffrance au travail, une vraie réalité en Bourgogne-Franche-Comté, selon une étude.


Alsace

• Le spécialiste des voyages culturels Terra Nobilis consolide son capital

Terra Nobilis, société d’organisation de voyages culturels basée à Strasbourg (Bas-Rhin), vient d'accueillir à son actionnariat Capital Grand Est. La société régionale de capital-investissement prend une participation minoritaire, légèrement inférieure à 33 %, succédant à Euro-Capital (groupe Banque Populaire) qui avait accompagné Terra Nobilis depuis de nombreuses années depuis sa création en 2006.

L’évolution s’opère à un moment charnière pour la société alsacienne qui avait prospéré avant d’être stoppée dans son élan par le Covid.« Avec 5,5 millions d’euros en 2024, nous parviendrons à ramener notre chiffre d’affaires à un niveau proche de l’avant-crise sanitaire (6,2 millions d’euros) et nous avons lancé cette année une offre pour le public germanophone, qui incarne notre rebond », souligne Laurent Lanfranchi, président et fondateur de Terra Nobilis.

Celle-ci consolide également le développement de son agence suisse à Lausanne de 5 salariés, qui avait démarré peu avant la pandémie, en 2019. Terra Nobilis atteint ainsi un effectif total de 17 personnes. Elle pérennise également l’activité de Stora Mundi, une entité qu’elle avait constituée en 2020 pour s’adapter aux interdictions et restrictions de déplacement, sous forme d’un média culturel proposant un millier de conférences sur l’histoire et l’histoire de l’art. M. Noyer

 

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Bourgogne

• Le laboratoire d'analyses Filab concrétise son déménagement sur l'Ecoparc de Dijon

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L'agencement a été pensé dans le but de favoriser le confort de travail des 126 salariés. © Filab


5.200 m2 dont 2.000 m2 de laboratoire, un bâtiment flambant neuf résolument dans l’air du temps avec ombrières photovoltaïques, une isolation optimale, un roof top de 300 m2… Le Dijonnais Filab a vu les choses en grand pour accueillir ses 126 salariés et ses clients avides de connpour la caractérisation de matériaux. « Tout a été pensé pour un plus grand confort de travail, y compris la salle de sieste, les tables de ping-pong, la salle de restauration… », explique son président, Jérome Goux.

Installé au cœur de l’Écoparc Dijon Bourgogne à Saint-Apollinaire, et résultat d'un investissement de 3 millions d'euros, le bâtiment est configuré pour accueillir 200 personnes, dans la perspective d'une poursuite de la croissance qui a fait plus que tripler les effectifs depuis les 35 de 2019. Avec une rue qui dessert les laboratoires pour faire le minimum de pas, une isolation phonique aux plafonds, des pièces fermées au cœur des laboratoires pour que les moteurs qui dégagent de la chaleur et font du bruit soient cachés, tout a été réfléchi dans les moindres détails, avec l'accompagnement du cabinet d’architecte Tridon à Dijon, de la société locale Ligne Tertiaire pour le mobilier, et de la Lorraine ILM agencements spécialisée dans l’installation de laboratoires. D.Lévy.

 

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Lorraine

• Le groupe vosgien Pando acquiert trois sociétés d'un total de 200 salariés

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Le groupe Pando est né de la reprise du spécialiste des fenêtres PVC et aluminium Les Zelles à La Bresse (Vosges)


Né en mars 2021 avec la reprise du spécialiste des fenêtres en PVC et aluminium Les Zelles à La Bresse (Vosges), le groupe vosgien Pando poursuit sa stratégie de croissance externe. Il vient d’annoncer la reprise de trois sociétés totalisant 200 salariés ce qui porte ses effectifs à près de 800 personnes.

Pando fait entrer dans son giron deux sociétés du Grand Est à commencer par Menuiserie Jung, une entreprise d’une trentaine de salariés basée à Steinbourg (Bas-Rhin) devenue au fil des ans un acteur régional de référence dans la menuiserie extérieure, l’agencement intérieur et la façade vitrée en bois et bois-aluminium à destination des bâtiments tertiaires. La société a également acquis France Volet à Arcis-sur-Aube (Aube) dont les 100 salariés sont spécialisés dans la fabrication et commercialisation de volets battants sur-mesure en bois, PVC et aluminium. Enfin, elle reprend Menuiserie Moreau à Cluis (Indre), un acteur de 65 salariés reconnu de la menuiserie extérieure à destination des logements sur les régions Ile-de-France et Centre Val de Loire.

 « Ces trois opérations de transmission viennent « renforcer notre projet d’entreprise tout en s’inscrivant dans les valeurs qui animent notre groupe depuis bientôt 80 ans », commente Laurent Demasles, président du groupe. P. Bohlinger

 

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Franche-Comté

• Actemium Bonnétage Automation investit près de 3 millions d’euros dans son nouveau site

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Depuis le 15 juillet, les 40 salariés d’Actemium Bonnétage Automation sont regroupés dans un seul bâtiment construit au Russey, dans le haut-Doubs.  © Actemium


L’entreprise Actemium Bonnétage Automation, qui conçoit et fabrique des machines spéciales pour l’assemblage et le contrôle, vient d’inaugurer sa nouvelle usine dans le haut-Doubs, au Russey, soit 2.200 m2 en service de fait depuis le 15 juillet. « En concertation avec les salariés, nous avons choisi de nous implanter entre nos deux anciens sites de production situés aux Fins et à Bonnétage », explique François Gsell, le dirigeant.

Cet investissement « de près de 3 millions d’euros » ne poursuit pas le seul objectif de réunir les 40 salariés sous un même toit. « Il s’inscrit dans notre démarche RSE avec tout un volet environnemental, social et sociétal », souligne François Gsell. « Elle nous permet aussi d’améliorer notre image de marque et d’être plus attractif en termes de recrutement. » Créée en 1996, la PME, alors connue sous le nom d’AC Automation, a rejoint en 2016 Actemium, une marque du groupe Vinci Energies spécialisée dans les process industriels. Cette dernière regroupe 400 entreprises dans le monde, dont Actemium Bourgogne Automation (ex-ATS Solutions, repris en avril dernier) à Fontaine-lès-Dijon (Côte-d’Or) et Actemium Moirans Automation à Moirans-en-Montagne (Jura). Actemium emploie au total 24.400 collaborateurs pour un chiffre d'affaires de3,6 milliards d’euros. L’entité doubienn prévoit un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros pour 2024. E. Prompt

 

Grand Est
Le Groupement de prévention agréé pour les entreprises s’unifie

Deux GPA ne font désormais plus qu’un dans le Grand Est. Depuis fin octobre, un unique Groupement de Prévention Agréé Grand Est résulte de la fusion entre l’entité qui portait déjà ce nom et le GPA France Est, exerçant une vocation similaire de soutien préventif aux entreprises en difficulté. « Ce rapprochement sera source de simplification pour l’ensemble des parties prenantes, à commencer par les bénéficiaires potentiels », salue Jean-Pierre Deramecourt, président du GPA Grand Est « ancien » et « nouveau. » L’entité France Est avait été constituée par la CPME qui avait constaté la pertinence du concept. « Les discussions avec son président régional Stéphane Heit ont été constructives pour aboutir à la nouvelle organisation », rapporte Jean-Pierre Deramecourt.

La CPME rejoint le conseil d’administration, où son représentant siégera aux côtés de ceux de l’Ordre des experts-comptables, de la Banque de l’Orme une structure de la Caisse d’épargne, des administrateurs et mandataires judiciaires et des chambres consulaires. Elle apporte son maillage devant permettre au GPA d’étendre sa présence locale dans le Grand Est, à partir de ses cinq délégations actuelles dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, les Vosges, la Meurthe-et-Moselle et la Moselle, animées par un total de 26 personnes, toutes bénévoles – le recrutement de nouvelles forces est lancé ! Un déploiement dans la Marne est ainsi visé en 2025.

Les groupements de prévention agréés – par les préfectures – ont pour but d’accompagner le plus en amont possible les dirigeants dont l’entreprise connaît ou risque de connaître des difficultés financières à court terme, avant de tomber dans une spirale qui mène au dépôt de bilan. Ces conseils sont dispensés par des « personnes de confiance », souvent d’anciens chefs d’entreprise eux-mêmes, ou banquiers ou responsables des finances publiques à la retraite. L’accès aux prestations est soumis à une cotisation, « d’ 0,1 % du chiffre d’affaires sur le principe », précise le président du GPA Grand Est. M. Noyer 

  

Bourgogne-Franche-Comté

• Souffrance au travail, une vraie réalité selon une étude

Où en est la santé mentale des salariés en Bourgogne-Franche-Comté ? Harmonie Mutuelle, membre du groupe mutualiste Vyv, s’est penchée sur le sujet en mandatant une étude Ifop, aux résultats dévoilés cet automne. Parmi les 400 actifs interrogés, un peu plus d’un sur deux (52%) déclare avoir déjà connu une situation de mal-être ou de souffrance au travail durant sa carrière, les facteurs principaux identifiés étant le stress (un peu plus de la moitié des cas) suivi à presque égalité par la charge de travail excessive, le manque de reconnaissance et un management problématique, assez nettement devant la rémunération. Les proportions les plus élevées de réponses en ce sens s’observent chez les femmes, les télétravailleurs, les moins de 50 ans, les professions intermédiaires et les managers d’équipes de plus de 5 personnes. Toutefois, 56 % des interrogés estiment que leur entreprise inscrit dans ses priorités le bien-être des salariés, un pourcentage qui monte à 2/3 (68 %) parmi ceux qui déclarent n’avoir pas connu de souffrance au travail. M. Noyer

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