SEB met en route son pôle logistique de Côte-d’Or. Dans les Vosges, la fermeture surprise d’Asteelflash pourrait supprimer 96 postes. BASF démarre sa nouvelle production à 300 millions d’euros à Chalampé (Haut-Rhin). La finale nationale des Entrep’ pour étudiants entrepreneurs s’est tenue à Dijon. Hydrogène, des objectifs irréalistes ? Le Technicentre SNCFprès de Strasbourg s’est modernisé pour 50 millions d’euros
Bourgogne
• SEB met en route son pôle logistique de Côte-d’Or
Le groupe SEB a procédé, ce 13 juin, à l’inauguration de sa nouvelle plateforme logistique de Til-sur-Châtel (Côte-d’Or). Annoncée en 2023, l’implantation vient compléter le maillage du groupe de petit électroménager en Côte-d’Or, en s’ajoutant aux usines de production de Selongey et Is-sur-Tille et au centre de reconditionnement récent de ce second site. Sur une surface de 36.000 m2 en six cellules égales qui montent à 13 mètres de hauteur, la nouvelle plateforme « permet le stockage de plus de 52.000 palettes de produits culinaires ne nécessitant pas d’alimentation électrique », expose le groupe. SEB en confie l’exploitation au groupe Rhenus pour un effectif prévu de 60 personnes en 2026, chargés d’organiser la distribution vers la France, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et l’Autriche. Dans l’organisation spatiale de la logistique du groupe, le site raccordé à l’A31 occupe une position « stratégique, dans le barycentre », selon SEB. L’investissement de 30 millions d’euros vient s’ajouter à la grande plateforme de 100.000 m2 ouverte en 2023 à Bully-les-Mines dans les Hauts-de-France qui a mobilisé 80 millions d’euros pour un effectif prévu de 500 personnes d’ici 2030. M. Noyer
Lorraine
• Dans les Vosges, la fermeture surprise d’Asteelflash pourrait supprimer 96 postes

A Cleurie (Vosges) près de La Bresse, l’entreprise de sous-traitance électronique Asteelflash Lorraine pourrait baisser définitivement le rideau. Sa maison-mère, le Français Asteelflash, filiale du groupe taiwanais USI (Universal Scientific Industrial), envisage en effet la fermeture de son site vosgien, a-t-on appris de source syndicale. L’arrêt du site d’assemblage de composants pour la santé et la sûreté-sécurité entrainerait la suppression de 96 emplois. Le projet annoncé aux représentants des salariés lors d’un comité social et économique extraordinaire le 10 juin dernier a eu l’effet d’un coup de massue. « Nous ne nous attendions absolument pas à cette annonce, car notre site a retrouvé un bon niveau d’activité depuis le 1er avril dernier, après une période de six mois de chômage partiel. Nos carnets de commandes sont pleins », déplore Fabienne Laheurte, représentante de l’intersyndicale CFDT, CFE-CGC et FO. Avant de boucler définitivement les portes de son usine de Cleurie, le groupe devra chercher un repreneur comme le prévoit la loi Florange de 2014 pour les sociétés de plus de 1.000 salariés souhaitant fermer un site industriel en France. Asteelflash compte 6.000 collaborateurs répartis sur 18 sites de fabrication dans le monde dont sept dans l’Hexagone et une autre dans le Grand Est, à Duttlenheim (Bas-Rhin). L’usine vosgienne avait été fondée en 1979 par l’ancien maire de la commune sous le nom d’Enrulec. Le site avait été repris dans les années 2000 par Asteelflash, lui-même entré dans le giron d’USI en 2020. P. Bohlinger
BASF démarre sa nouvelle production à 300 millions d’euros à Chalampé
Le groupe chimique BASF entame sur son site de Chalampé (Haut-Rhin) la fabrication du produit pour lequel il a investi 300 millions d’euros depuis trois ans : la nouvelle ligne d'héxaméthylène diamine (HMD), l’un des composés du polyamide 6.6, le produit intermédiaire du Nylon formant la spécialité de la plateforme depuis 60 ans. L’extension de capacité ainsi mise en œuvre porte le volume d'HMD à 260.000 tonnes par an. Le projet a également créé une cinquantaine d’emplois. Complémentaire de l’extension de BASF de l’autre côté du Rhin à Fribourg-en-Brisgau, il avait été annoncé lors de la venue sur le site d’Emmanuel Macron, début 2022. Le polyamide 6.6 est fabriqué sur place par Alsachimie, la société conjointe avec le Belge Domo Chemicals dont le géant allemand est en train de racheter la participation. M. Noyer
Bourgogne
• La finale nationale des Entrep’ s’est tenue à Dijon

Dijon a accueilli, le 22 mai, la finale nationale du dispositif pédagogique des Entrep’ dans les locaux de la BSB. L’objectif de cette initiative du Réseau Entreprendre consiste à donner l’envie d’entreprendre à des étudiants en cours de cursus et à les récompenser par des prix. Douze équipes venues de toute la France se sont affrontées à coup de pitchs après avoir envoyé un business plan détaillé. Elles avaient remporté le prix régional des Entrep’ dans leurs zones respectives. Trois lauréats nationaux ont été désignés. L’équipe « Corto » d’Aix-Marseille a décroché le prix national en imaginant une casquette éco-conçue à partir de combinaisons de surfeurs recyclées. « Malin la chèvre » de Picardie a remporté la catégorie l’Audace d’Entreprendre en créant des glaces et chocolats adaptés aux personnes allergiques. Enfin, le groupe « Orocacao » venu de Guyane a imaginé la création d’une unité pour transformer le cacao en produits premium pour l’agroalimentaire, la cosmétique et la pharmaceutique. L’équipe bourguignonne réunie autour du projet « Melt & Go » n’a pas obtenu de prix. Mais son projet de baume hydratant en forme de pastilles fondantes écoresponsable vient de se concrétiser à travers la réalisation d’un prototype. Elle a pu réaliser ces derniers jours une modélisation SolidWorks grâce à l’atelier de prototypage « TechNum Atelier du Faire » d’Institut Agro Dijon. S.Dolidze
Est
• Hydrogène, des objectifs irréalistes ?
Même revisitée dans le sens d’une baisse, la Stratégie nationale de l’hydrogène suscite les interrogations de la Cour des comptes quant à ses ambitions quantitatives. Alors que le gouvernement affiche l’objectif d’une capacité de production de 4,5 gigawatts (GW) en 2030 (et 8 GW en 2035), l’institution déclare « estimer que seuls 0,5 GW sont pleinement sécurisés d’ici 2030. » Elle pense cependant que les capacités en France « pourraient être portées à 3,1 GW » à la fin de la décennie. Les magistrats financiers pointent une « place disproportionnée » des subventions publiques orientées vers l’hydrogène pour la mobilité routière, considérant que celle-ci repose d’abord sur l’électrique. Elle note un total de 900 millions d’euros d’aide à la filière, dont 46 % pour les usages en mobilité. Davantage que « les usines subventionnées qui construisent des piles à combustible dont l’usage est majoritairement routier », la Cour des comptes pencherait pour un fléchage vers le transport et le stockage d’hydrogène, « la question du besoin (de telles) infrastructures mériterait d’être étudiée » dans le but d’un « dimensionnement optimal » du réseau électrique. M. Noyer
Alsace
•Le Technicentre SNCF près de Strasbourg s’est modernisé pour 50 millions d’euros

Fleuron de l’entretien des trains à grande vitesse de la SNCF, le Technicentre de Bischheim a inauguré le 13 juin ses locaux modernisés, fruit d’un investissement de 50 millions d’euros. Le programme de transformation a démarré en 2018, selon deux axes principaux : extension de près de 11.000 m2 par création d’un atelier de traitement du matériel roulant et d’une unité de levage ; reconfiguration de l’outil industriel avec de « nouvelles installations et des processus optimisés permettant de traiter des matériels électriques, thermiques et bio-mode jusqu’à 27,5 mètres de longueur », expose la SNCF. Le site qui emploie un millier d’agents est ainsi en mesure « d’absorber une montée en charge de plus de 30 % en cinq ans ». Celle-ci provient de l’adjonction de la maintenance de trains express régionaux (109 rames à rénovation sur la période 2022-30) à l’activité tournée historiquement vers les TGV et depuis trois ans vers les rames Ouigo. M. Noyer














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