MGE combine rail et route entre la Bretagne et Nancy. De 400 à 600 embauches annuelles annoncées pour le groupe EDF en Bourgogne-Franche-Comté. Le réseau de chaleur de Vesoul se prépare pour début 2026. Stellantis consolide sa fonderie des Ardennes. Fin de partie pour l’entreprise de BTP Schwob en Alsace. Le département du Doubs convertit le haras de Besançon en « village d’enfants ».


Lorraine

• MGE combine rail et route entre la Bretagne et Nancy

Le groupe vosgien de transport-logistique MGE s’associe à son confrère breton Be Modal (groupe Lahaye Global Logistics) pour développer une offre combinée ferroviaire et routière entre Rennes et Blainville près de Nancy (Meurthe-et-(Moselle). En place depuis octobre, le service est proposé à raison d’une navette hebdomadaire, le vendredi matin en partance de Bretagne (arrivée le lundi ou le mardi) et le mardi depuis la Lorraine pour retour le vendredi en sens inverse. Il consiste en l'acheminement de caisses mobiles d’une capacité de 20 à 45 pieds, à bord de trois wagons véhiculés par Fret SNCF.

Be Modal assure la commercialisation des lots ferroviaires et MGE optimise les chargements. Dans ce but, l’entreprise vosgienne (820 salariés, prévision de chiffre d’affaires de 110 millions d’euros en 2024) a procédé au réaménagement de son terminal de Blainville de sorte à l’adapter aux transports multimodaux. Ces travaux ont déjà abouti à la mise en place de deux autres liaisons, depuis l’automne 2023 un train hebdomadaire de 500 à 700 tonnes vers la Haute-Garonne et depuis l’été 2024 un service combiné de deux rotations par semaine avec le Pays Basque, en association avec le groupe Mendy. M.Noyer

 

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Bourgogne-Franche-Comté 

De 400 à 600 embauches annuelles annoncées pour le groupe EDF

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Carmen Munoz-Dormoy est la nouvelle directrice de l’action régionale du groupe EDF en Bourgogne-Franche-Comté. © Déborah Levy


Nouvelle directrice de l’action régionale du groupe EDF en Bourgogne-Franche-Comté (*) depuis un mois, Carmen Munoz-Dormoy a fixé trois axes prioritaires à sa feuille de route, qu’elle a présentés à la presse le 29 octobre : décarbonation, réindustrialisation et emploi. Le premier objectif passe, selon elle, par « l’électrification qui permet d’avancer dans la sobriété énergétique. Rien qu’en mettant une pompe à chaleur à la place d’une chaudière à gaz chez vous, vous faites chuter votre consommation d’énergie finale. Le principal levier c’est donc l’électrification (…) Il en va de même pour les véhicules », expose-t-elle.

Forte en Bourgogne-Franche-Comté, la réindustrialisation doit encore pouvoir s’accélérer au bénéfice de la région qui concentre « d’importants fournisseurs de la supply chain du nucléaire, Framatome par exemple », grâce à la  fabrication des six EPR. La relance du programme nucléaire sera synonyme d’embauches, troisième sujet en ligne de mire de la directrice de l’action régionale du groupe EDF. « Nous recrutons sur chacun de nos sites et dans tous les métiers, du niveau CAP et bac pro jusqu’à l’ingénieur. Aujourd’hui, un soudeur ou une soudeuse va manipuler un robot de précision pour réaliser des soudures complètes et des essais : ce sont presque des activités de laboratoire. Sur les dix prochaines années, nous allons embaucher entre 400 et 600 salariés par an en Bourgogne-Franche-Comté. »  D.Levy 

 

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Franche-Comté

• Le réseau de chaleur de Vesoul se prépare pour début 2026

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Le réseau sera alimnté par une chaufferie biomasse d'une puissance de 5,8 mégawatts. © Territoires 70


Les travaux de construction du réseau de chaleur de Vesoul (Haute-Saône), débutés cet été, doivent aboutir à une mise en service en février 2026. D’un montant de 12,8 millions d’euros HT pour un investissement global de 14,3 millions d’euros (dont 6,8 millions d’euros d’aides du fonds chaleur de l’Ademe et du fonds européen Feder), ils sont pilotés par Territoires 70, la société publique locale (SPL) du département, attributaire depuis mars 2022 d’une concession auprès de la Ville pour une durée de 20 ans. Le réseau va se déployer sur 6,7 km, dont 5,6 km de tranchées neuves. Il sera alimenté principalement par une chaufferie biomasse de 5,8 mégawatts, de sorte que la part d’énergies renouvelables grimpera en pointe jusqu’à un peu plus de 95 %. La production annuelle de 21 Mwh desservira 14 établissements d’enseignements (écoles, collège, lycées) et un millier de logements sociaux ainsi que le centre technique du conseil départemental. Territoires 70 est elle-même placée sous la conduite opérationnelle de la « grappe » d’entreprises publiques locales franc-comtoises structurée par Territoire 25 et Sedia BFC. M. Noyer

 

Grand Est
Stellantis consolide sa fonderie des Ardennes
En balance avec des unités mondiales externes au constructeur dont une chinoise, la fonderie de Charleville-Mézières (Ardennes) de Stellantis a obtenu de Stellantis l’attribution de nouvelles pièces. Le groupe a annoncé la commande à la fonderie ardennaise  d’un million de pièces par an jusqu'en 2030 pour les modèles Peugeot 208, Opel Corsa et DS 3, à savoir des bras arrière ety pivots arrière. Ce marché occasionne un investissement de 8,6 millions d’euros pour la modernisation du site, venant après 31 millions d'euros injectés ces deux dernières années. Les organisations syndicales en espèrent aussi des embauches de façon à gonfler l'effectif de 2.200 salariés dont un peu plus de 1.500 permanents.

Spécialiste des pièces de liaison au sol et des moteurs, la fonderie de Charleville-Mézières fait face au défi de son adaptation à l’électrification du parc et cette attribution en marque une étape, dans l’objectif « de parvenir dans deux ans à 85 % de production dédiée aux moteurs électriques ou hybrides », souligne le groupe. La fonderie de Mulhouse, hébergée sur le site de montage de véhicules, est engagée dans une même transition depuis l’an dernier avec l’attribution de ses premières pièces dédiées. M.Noyer

 

Alsace

• Fin de partie pour l’entreprise de BTP Schwob

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L'entreprise s'était distinguée ces dernières années notamment par la construction de l'école de Bernwiller (Haut-Rhin) intégrant le bois et de nombreux auutes matériaux biosourcés. © Atelier D-Form


Confrontée à des difficultés régulières depuis plusieurs années, l’entreprise de BTP haut-rhinoise Schwob a été placée en liquidation judiciaire fin octobre, suite à sa mise en redressement judiciaire le 10 juillet dernier. Elle employait 52 salariés et était issue de la société familiale de gros œuvre, SGO, elle-même liquidée en 2016. Elle restait dirigée par la famille, qui a mis en avant la conjoncture difficile du BTP pour expliquer l’issue, également provoquée par des difficultés de trésorerie. Schwob BTP combinait des offres de travaux en maçonnerie, charpente-menuiserie et couverture-zinguerie. Sa situation n’a pas suscité d’offres de reprise ayant pu être prises en compte par l’administrateur judiciaire, « elle ne justifiait pas de reprendre l’ensemble des actifs comme cela était demandé », souligne un entrepreneur alsacien du BTP qui s’était penché sur le dossier. M. Noyer

 

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Franche-Comté

• Le département du Doubs convertit le haras de Besançon en « village d’enfants »

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Christine Bouquin, présidente du département du Doubs (au centre) a présenté le projet de reconversion de l’ancien haras national de Besançon.  © Edwige Prompt


Que faire de l’ancien haras national, un domaine arboré de 1,78 hectare aménagé au XIXè siècle près du centre-ville de Besançon ? Cette question, le département du Doubs, propriétaire du site, se l’est longtemps posé. Depuis le départ des chevaux en 2019, plusieurs scenarii ont été envisagés : logements, locaux associatifs... La collectivité a finalement décidé d’y implanter une structure d’accueil de 50 places pour les mineurs, en particulier les fratries, pris en charge par l’aide sociale à l’enfance. Elle en a confié la création à l’association SOS Villages d’Enfants.

Estimés à 8,5 millions d’euros hors taxe, les travaux seront financés en partie par le département via une subvention de 3 millions d’euros. Dans le même temps, un second « village d’enfants » de 50 places sera construit à L’Isle-sur-le-Doubs, sur un terrain cédé par la commune à l’association. Cet autre chantier d’un montant prévisionnel de 6,5 millions d’euros HT bénéficiera lui aussi d’une aide départementale à hauteur d'1 million d’euros. Ouvertes sur leur environnement, les deux structures emploieront autour de 80 salariés au total. Leur mise en service progressive est prévue entre mai 2026 et mars 2027. E. Prompt 

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