La Brasserie de Vézelay rachetée par Fabulous French Brasseurs. Et Climent TP par Vinci. L’échangeur de Sévenans inauguré. La filière horlogère française cherche à se reconstituer. La Caisse d’Epargne Bourgogne-Franche-Comté, investisseur régional. Onze produits régionaux dans la « Grande exposition » de l’Elysée. Vincent Martin, réélu président de la Fédération régionale des Travaux Publics de Bourgogne-Franche-Comté. Emmanuel Neildez à la tête de Lisi Aerospace


• La Brasserie de Vézelay rachetée par Fabulous French Brasseurs

« C’est le besoin de renforcer ma force commerciale qui m’a conduit sur cette voie », explique Marc Neyret, le fondateur en 2012 de la Brasserie de Vézelay à Saint-Père-sous-Vézelay (Yonne). « Les contrats dans la grande distribution nécessitaient une présence sur le terrain ; et on constate aujourd’hui une vague de rachats de brasseries artisanales par les gros faiseurs qui ne sont en fait intéressés que par la marque et le segment de marché ; quant à moi je voulais rester dans la sphère des indépendants. »
Fabulous French Brasseurs est une fédération de trois brasseries indépendantes formée par la Brasserie de Bretagne à Trégunc (Finistère) avec la Brasserie Artisanale du Sud à Nyons (Drôme) et donc, celle de Vézelay, dans le but de « fédérer les brasseries artisanales françaises, disposant d’un ADN unique et d’un ancrage local. »
Ce regroupement d’acteurs brassicoles  via un holding, BDB, devient l’actionnaire majoritaire de la Brasserie de Vézelay, Marc Neyret conservant des parts mais plus de fonction opérationnelle. C’est Gwenel Lecourieux qui devient le directeur général de l’entreprise de l’Yonne qui emploie 12 salariés et a renforcé son outil de production en 2019 à une capacité de 20.000 hectolitres annuels (Lire ici La Brasserie de Vézelay investit 1,5 million d'€)
Fabulous French Brasseurs met en place une force de vente mutualisée de 14 personnes pour couvrir les circuits GMS (grande distribution) et CHR (cafés, hôtels, restaurants) afin de renforcer chaque marque sur son territoire d’origine, et de se déployer progressivement sur le reste du territoire français. « Chaque brasserie conserve son autonomie dans l’élaboration de ses recettes et le brassage de ses bières, ainsi que dans les accords qu’elle prend avec ses clients, GMS ou CHR. Leurs effectifs restent inchangés », indique dans un communiqué la fédération présidée par Marc-Olivier Bernard,  PDG de la Brasserie de Bretagne.
En 2019, la Brasserie de Vezelay a réalisé un chiffre d’affaires qui approche les 3 millions d’€ , en forte croissance (1 million en 2016). Christiane Perruchot

 

granvelle


• Climent TP passe dans le giron de Vinci

climent
Climent TP intègre la filiale Vinci Construction Terrassement du groupe Vinci. © Climent TP

L’emblématique PME indépendante de travaux publics de Franche-Comté ne l’est plus : Climent TP a conclu, le 9 janvier, sa vente au groupe Vinci. Le major du BTP va l’intégrer à sa filiale Vinci Construction Terrassement.
À quelques années de la retraite, le président Christophe Climent a choisi cette option, plutôt qu’une transmission à l’un de ses fils, dont la concrétisation se serait avérée compliquée. Lui-même représente la troisième génération de dirigeants de l’entreprise fondée en 1934.  

Le choix de s’adosser à ce major du BTP plutôt qu’un autre n’est pas une surprise, tant les sociétés du groupe Vinci ne sont pas des inconnues pour l’entreprise désormais ex-familiale : Climent s’est trouvé souvent associée à elles pour postuler…et remporter de nombreux chantiers-phares de la région. Leur groupement est par exemple intervenu sur la LGV Rhin-Rhône, la construction de l’A 39, ou tout récemment l’échangeur de Sévenans, inauguré mardi dernier.
Climent et ses filiales, principalement Malpesa  à Levier dans le haut-Doubs et TPRE (réseaux enterrés et génie civil) à Arc-lès-Gray (Haute-Saône), emploient 300 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de 40 millions d’€. Mathieu Noyer

 

BPBFC 


• L’échangeur de Sévenans est enfin une réalité

sevenans
L'échangeur de Sévenans qui connecte l'A 36 et la RN 19 dans le nord Franche-Comté est ouvert à la circulation depuis le mois de décembre 2019. © Traces Ecrites

Attendu depuis des années sinon des décennies pour soulager un trafic devenu chaotique et dangereux à la fameuse sortie 11 de l’A 36, près de  Belfort, l’échangeur de Sévenans a été inauguré le 14 janvier, un peu moins d’un mois après son ouverture complète à la circulation, et avec trois mois d’avance sur son calendrier. Il relie l’A 36 à la RN 19 selon un système composé d’un nouveau barreau autoroutier, d’un nouveau double échangeur entre la N19 et la D437 et de la mise à 2x2 voies de 4 km de la N 19.

Trois séries de travaux se sont en fait succédés, de façon à limiter les inconvénients au trafic et « à faire bénéficier les usagers de premières améliorations rapidement », a souligné lors de l’inauguration Philippe Nourry, le PDG d’APRR.
Le concessionnaire de l’A 36 a assumé la maîtrise d’ouvrage de l’opération ainsi que l’ensemble de son financement, soit 120 millions d’€, alors que plusieurs zones de travaux se sont situées sur les territoires d’exploitation de l’Etat ou du département du Territoire de Belfort. « Nous avons aussi fait le choix volontaire d’une clause d’insertion sociale qui a représenté quelque 30.000 heures », a relevé Philippe Nourry. Mathieu Noyer

sevenansaprr
Vue aérienne de l'échangeur de Sévenans. © DM Prod

polevehiculedufuturtexte


• La filière horlogère française cherche à se reconstituer

phenomencheviet
Montage d'une montre chez Phenomen. © Laurent Cheviet

« L’idée, c’est de faire émerger des grappes, les entités seules n’arriveront à rien », confiait le 20 décembre dernir, Sébastien Thibaud, professeur à l’ENSMM, l’école d’ingénieurs microtechniques de Besançon, missionné par le préfet du Doubs, Joël Mathurin, et soutenu par le nouveau directeur de l’ENSMM, Pascal Vairac, pour redynamiser le secteur horloger.
Un après-midi « d’échange et de réflexion » avait été organisé sur le sujet avec industriels, institutionnels, organismes de formation et de recherche et acteurs locaux de l’horlogerie. Une rencontre appelée à être suivie d’autres, selon le souhait du préfet. Où il fut question d’identifier les freins au déploiement d’une nouvelle horlogerie française, les formations aux compétences en tension ou encore les dispositifs d’aides à l’innovation et de financement.
« Un grand nombre de marques horlogères françaises et suisses sont venues participer aux travaux », assure Sébastien Thibaud. « Est apparue la volonté des sous-traitants et des fabricants de reconstituer une filière entière en France. C’est la mission que m’a confiée le préfet, de relancer des grappes d’entreprises et de mailler le secteur industriel en identifiant les formations nécessaires à la fabrication des composants. Nous avons des réponses. » A suivre. Monique Clémens

 

Kremernouvellepub

 

• Caisse d’Epargne Bourgogne-Franche-Comté : des financements fléchés sur la région et le développement durable

athletes
La Caisse d’Epargne Bourgogne-Franche-Comté soutient financièrement l’entraînement de 7 athlètes régionaux (tous n'étaient pas présents aux voeux de la banque) pour leur sélection aux Jeux Olympiques 2020 à Tokyo et Paris 2024. © Traces Ecrites

Pour sa première cérémonie de voeux le 13 janvier, Eric Fougère s’est attaché à expliquer à son auditoire comment la banque dont il préside le Conseil d'Orientation et de Surveillance (COS) depuis le printemps dernier, se différencie des autres. Elle est avant tout régionale. À preuve, explique t-il, les 12 milliards d’€ injectés en 2019 dans l’économie régionale, et ses clients ont la possibilité de devenir sociétaires et même administrateurs. Jean-Pierre Deramecourt, président du directoire, renchérit en rappelant l’existance d’un livret régional dont l’épargne est fléchée sur les investissements dans la région : 280 millions d’€ en 2019. Et cette nouvelle année, la collecte profitera aux projets de développement durable, annonce t-il.
La banque veut d’ailleurs montrer l’exemple du développement durable avec son nouveau siège social construit majoritairement en bois. Les travaux pilotés par Société Est Métropole (SEM) et confiés à la SNCTP (groupe Roger Martin) ainsi qu'au spécialiste comtois du lamellé-collé Simonin ont maintenant démarré et les équipes devraient s’y installer début 2021.
Côté bilan, tout va bien. Malgré des « taux bas qui ruinent nos marges », la banque a su se diversifier pour compenser 9 millions de pertes potentielles. Elle est parvenue à ce résultat avec des succès commerciaux auprès de la clientèle professionnelle (+ 45%) notamment et un équilibre entre l’offre digitale (par exemple pour contracter des prêts immobiliers, gérer les comptes des communes) et la présence physique du réseau d'agences qui restera en l’état, « sauf peut-être quelques optimisations ici ou là. » Christiane Perruchot

 nouveau reseauconcept



• Onze produits régionaux dans la « Grande exposition » de l’Elysée

elysee
Deux fabrications régionales présentées à l'exposition : le robot de Gutenberg & Co dans la Nièvre qui fabrique des livres sur mesure, et le modèle Antarès de l'horloger Michel Herbelin, dans le Doubs.

L’anglicisme made in France serait-il passé de mode ou l’expression serait-elle dévoyée ? « La grande exposition du fabriqué en France », dans la langue de Molière, présentera ce week-end des 18 et 19 janvier, au palais de l’Elysée, 101 produits conçus et surtout manufacturés dans l’Hexagone, sélectionnés parmi 1750 candidats. « À l’Elysée, nous sommes fiers de cette créativité, de ce savoir-faire, de ce génie français. Nous aurions voulu tout vous montrer, mais les murs du palais ne sont pas extensibles », indique le site de l’exposition avec humour.
Des produits régionaux connus ou plus inattendus seront ainsi en vitrine pendant deux jours. Pour les franc-comtois, la sauteuse Casteline à poignée amovible de chez Cristel (Doubs), des lunettes fabriquées chez Thierry SA dans le Jura, la 3008 Hybrid de PSA Sochaux, l’hameçon triple connecté de VMC Pêche (Territoire de Belfort), la montre Antarès de Michel Herbelin (Doubs) et le matelas Merinos french line de Cofel-Copinel (Haute-Saône). Pour les Bourguignons, la moutarde aux graines et au vin blanc de Fallot, la cocotte-minute de Seb fabriquée avec 60% d’inox recyclé, un oreiller de la Compagnie Dumas (Yonne), une paire de collants de la maison Gerbe (Saône-et-Loire) et des livres sur mesure de l’imprimerie Gutenberg & Co dans la Nièvre. De quoi s’équiper français de la tête aux pieds. Monique Clémens

 

vincentmartin• Vincent Martin, réélu président de la Fédération régionale des Travaux Publics de Bourgogne-Franche-Comté

Le PDG du groupe Roger Martin (215 millions d'€ frchiffre d’affaires, 1.300  salariés) est reconduit pour trois ans à la présidence de la Fédération Régionale des Travaux Publics (FRTP) de Bourgogne-Franche-Comté à laquelle il avait élu en 2016. Le Bourguignon Christophe Rougeot et le Franc-comtois Frédéric Bonnefoy, qui dirigent les entreprises qui portent leur nom, sont élus vice-présidents.
Vincent Martin inscrit ce nouveau mandat « dans la continuité (…)  autour des 3 piliers : croissance verte, cohésion sociale et compétitivité des entreprises et des territoires. »Il s’emploiera aussi « à faire en sorte que la FRTP soit toujours reconnue parmi les organisations professionnelles représentatives » et que toutes les composantes des travaux publics s’y retrouvent. C.P.

 

neldeiz• Emmanuel Neildez à la tête de Lisi Aerospace

Une « transition en douceur » à la direction générale de Lisi Aerospace, selon le directeur général du groupe Lisi, Emmanuel Viellard : depuis le 1er janvier, Emmanuel Neildez, directeur des opérations du groupe depuis 2017, a pris la suite de Jean-Louis Colders, appelé pour sa part à « accompagner les actions de développement du groupe jusqu’en juin 2020 », comme l’indique le groupe dans un communiqué de presse.
Diplômé de Polytechnique et de l’École nationale des Ponts et Chaussées, Emmanuel Neildez avait exercé ses talents chez Faurecia avant d’intégrer Lisi il y a une dizaine d’années. Coté à la bourse de Paris et historiquement implanté dans le Territoire de Belfort, le groupe (chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’€, 12.500 salariés et 49 sites industriels dans 13 pays) est spécialisé dans les solutions d’assemblage et fixations pour l’automobile, le médical et l’aéronautique.
Lisi Aerospace pèse 57% de l’activité et son développement est fortement lié aux programmes aéronautiques. « Côté Airbus nous sommes dans le sillage et cela fonctionne plutôt bien », indique Emmanuel Viellard.Parmi les premiers dossiers qu’Emmanuel Neildez doit gérer figure celui des investissements industriels de Bologne ainsi que le démarrage du contrat signé en décembre avec MTU Aero Engines pour la fourniture d’aubes de compresseurs haute-pression aux moteurs qui équipent les nouvelles générations monocouloir d’Airbus. Un contrat de dix ans portant sur plus d’un million de pièces, fabriquées sur les sites de Chaumont (Haute-Marne) et Parthenay (Deux-Sèvres). M.C.


Mieux connaître l'activité économique de la Côte-d'Or en cliquant sur le logo

invest

Commentez !

Combien font "8 plus 9" ?