Neutralis fait entrer Schroll à Dijon par la destruction de documents. Le groupe Oerlikon supprime 38 emplois chez Coeurdor dans le Doubs. Le Franc-Comtois Delfingen en baisse contrôlée de son chiffre d’affaires. Une reprise pour la medtech Visible Patient à Strasbourg. La Banque populaire Bourgogne-Franche-Comté invite ses clients à se pencher sur l’IA. Elisabeth Grenin, présidente du Medef BFC. Franck Favre, président du Medef Alsace. Grégory Dorte, président du département de l’Yonne. Laurent Seguin, président du département de la Haute-Saône.


Bourgogne

• Neutralis fait entrer Schroll à Dijon par la destruction de documents

Le groupe alsacien Schroll de traitement de déchets (chiffre d’affaires de 82 millions d’euros en 2023) s’implante pour la première fois en Bourgogne-Franche-Comté avec l’installation de Neutralis BFC à Dijon, un site de destruction de documents confidentiels sous le nom du service spécialisé qu'il a mis en place déjà dans son territoire fief. L’activité dijonnaise a démarré en 2024 dans un bâtiment de 500 m2 de la zone Cap Nord. Un montant de 250.000 euros a été investi en matériel, notamment dans un broyeur très puissant qui permet de réduire les documents en confettis de 30 millimètres de largeur, avant d’être mixés puis envoyés sous forme de balles dans une papeterie pour être transformés en essuie-tout.

L’activité de Neutralis répond à une réglementation liée à la sécurité qui oblige les administrations et les entreprises à s’assurer de la destruction des documents contenant des informations privées, à caractère confidentiel et personnel, de sorte à ne pas les rendre reconstituables. La société vise un chiffre d’affaire de 250.000 euros cette première année, un montant qui peut varier suivant la fluctuation rapide du cours du papier. À l’heure où l’on imprime moins dans les entreprises, Pierre Desmon, le directeur de Neutralis BFC se déclare confiant : « Nous visons les archives principales des administrations, soumis à délais de garde qui peuvent atteindre 20, 30 ou 40 ans », expose-t-il. L’entreprise qui détruit 30 tonnes de documents par mois est en plein développement de son activité. Un commercial doit rejoindre les deux salariés qui sont en partage d’activité avec l’ancienne société du directeur. Le broyeur particulièrement puissant est également en mesure de réduire des radios, cassettes, disques durs, objets de contrefaçonS. Dolidze

 

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Franche-Comté

• Le groupe Oerlikon supprime 38 emplois chez Coeurdor à Maîche et Mamirolle

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Les salariés des usines Coeurdor de Maîche et Mamirolle (Doubs) se mobilisent contre le plan social présenté par le groupe Oerlikon propriétaire depuis 2021 de leur entreprise de traitement de surface pour l’industrie du luxe. © CFDT Franche-Comté


Installé à Maîche et Mamirolle (Doubs), Coeurdor est un sous-traitant de l’industrie du luxe spécialisé dans le traitement de surface (la galvanoplastie) pour la maroquinerie et la bijouterie. La société, qui emploie 120 salariés sur les deux sites, est passée, en 2021 dans le giron du conglomérat industriel suisse Oerlikon. Le 7 février, la direction a présenté au comité social et économique (CSE) un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) prévoyant la suppression de 38 postes : 26 à Maîche et 12 à Mamirolle. Pour justifier ce plan social, l’actionnaire, qui ne publie plus les comptes de Coeurdor, met en avant des pertes financières liées au ralentissement du marché du luxe.

Cet argument ne convainc pas la CFDT Métallurgie. « La situation économique du groupe est bonne », assure Jean-Luc Scanavin, secrétaire général du syndicat dans le Nord Franche-Comté en s’appuyant sur les conclusions d’un rapport d’expertise commandité par le CSE. Selon le syndicaliste, Oerlikon cherche à démanteler sa filiale française au profit de ses usines italiennes de fabrication de composants métalliques pour le textile et la maroquinerie, acquises en 2022. « Coeurdor a servi de cheval de Troie dans le but de pénétrer le monde très fermé du luxe », dénonce-t-il. Avant le rachat de l’entreprise franc-comtoise, Oerlikon opérait en effet principalement sur les marchés de l’automobile et de l’aéronautique. Le conglomérat emploie 12.600 collaborateurs répartis sur 207 sites dans 38 pays. Il a généré un chiffre d’affaires de 2,8 milliards d’euros en 2023, denier exercice connu. Coté à la bourse de Zurich, Oerlikon compte parmi ses principaux actionnaires le milliardaire russe Viktor Vekselberg. E. Prompt

 

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Franche-Comté

• Delfingen en baisse contrôlée de son chiffre d’affaires

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Au titre de sa restructuration en cours, l'équipementier automobile donne la priorité notamment à sa fabrication historique de protections de câbles © Delfingen


Le groupe d’équipement automobile Delfingen annonce avoir clôturé son exercice 2024 par un chiffres d’affaires en baisse de 7,2 % sur un an, à 423,7 millions d’euros (- 8 % à taux de change et périmètre constants). Cette évolution est « conforme aux anticipations » dans le contexte de recul mondial de la production automobile, selon le groupe de la famille Streit basé à Anteuil (Doubs). Celui-ci enregistre une légère progression en Asie de 0,4 % qui pèse 12 % de son chiffre d’affaires, une diminution proche de la moyenne générale (- 6,8 %) en Europe (51 % du total) et un reflux plus marqué de 12 % en Amérique du nord et du sud. Son plan de restructuration « Impulse 2026 » en réaction à l’évolution des marchés suit le cours prévu, il se traduira dans le courant de l’année par la suppression de 450 emplois sur les 4.000 du groupe, principalement au Mexique et en Europe centrale. M. Noyer

 

Alsace
Une reprise pour la medtech Visible Patient à Strasbourg

En redressement judiciaire depuis décembre, la société de développement médical Visible Patient de Strasbourg est reprise par un entrepreneur local. Frédéric Rose, dont les entreprises évoluent notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle, annonce ce rachat au titre en particulier des solutions d’IA qui ont été mises au point par la start-up médicale, créée en 2013 par le professeur Luc Soler à partir des travaux de l’Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif (Ircad), dans la visualisation 3D pour la chirurgie guidée par l’image. « Les soliutions d’IA, de traitement de données et de visualisation 3D de Visible Patient restent en Alsace, au moment où la France annonce vouloir devenir un hub de l’IA, l’Alsace et le Grand Est ayant un rôle à y jouer », commente le repreneur dans un message. Visible Patient emploie 38 personnes. La ledtech avait levé 11,3 millions d'euros en 2019 pour financer des projets de développement à l'international. Pour sa reprise, Frédéric Rose s’associe à deux autres investisseurs, Jean-Luc Schnoebelen, jusqu’il y a eu président du groupe d’ingénierie Edeis et Emmanuel Knafou actif dans la communication. M. Noyer 

 

Bourgogne-Franche-Comté

• La Banque populaire invite ses clients à se pencher sur l’IA

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De gauche à droite : Michel Grass, président du conseil d’administration de la BPBFC ; Mike Lévy, expert IA et conférencier ; François de Laportalière, directeur général de la banque régionale. © Traces Ecrites


Au moment où le sommet mondial de l’IA se tenait à Paris, la Banque Populaire Bourgogne-Franche-Comté – hasard du calendrier – a organisé mardi soir 11 février, à Dijon, la 7e édition de ses « dialogues » en les consacrant précisément au thème de l’intelligence artificielle. « Nous avons déjà intégré l’IA dans notre fonctionnement, explique François de Laportalière, directeur général de la banque régionale (1.800 collaborateurs, 200 agences et centres d’affaires, 700 000 clients dont 158 000 sociétaires). Elle constitue un outil qui aide nos équipes à prendre des décisions et nos clients à gagner du temps. » Un outil puissant et évolutif qu’on ne peut ignorer, résume Mick Lévy, l’intervenant de la soirée. « L’IA existe depuis de nombreuses années, elle était omniprésente mais silencieuse. Depuis le 30 novembre 2022, date du lancement de ChatGPT, elle est devenue tonitruante : l’IA générative a surgi, progresse sous nos yeux et est en train de changer nos façons de vivre et de travailler », a-t-il exposé.

Nul ne pourra éviter le phénomène, mieux vaut donc se poser les bonnes questions : c’est le message adressé par l’expert aux sociétaires présents dans la salle, alors qu’il reste à construire des réponses aux enjeux éthiques et environnementaux posés par l’explosion de l’intelligence artificielle. Mike Lévy, auteur d’un podcast de référence sur le sujet, plaide pour l’émergence d’une troisième voie, entre les IA américaine et chinoise : une IA à la sauce européenne qui « crée de la valeur au service des citoyens et des entreprises ». « L’IA n’est ni bonne ni mauvaise, elle sera ce qu’on en fera », conclut François de Laportalière. P. Bouillot 

 

BP

 

Mouvements

 

elisabet grenon

• Elisabeth Grenin, présidente du Medef BFC

Elisabeth Grenin a été réélue à la tête du Medef Bourgogne-Franche-Comté le 11 février dernier, au terme d'un premier mandat de trois ans. Elle dirige l’entreprise de transport familiale Daniel Grenin à Imphy (Nièvre). Transition écologique, parité-égalité professionnelle et soutien à l’emploi et à la formation forment des axes directeurs de son nouveau mandat à la tête de la représentation patronale régionale. Celle-ci regroupe 6.500 entreprises adhérentes (350.000 salariés) via les cinq Medef territoriaux (Côte d’Or, Nièvre, Saône-et-Loire, Yonne et Territoires franc-comtois) et 15 branches professionnelles. M. Noyer

 

 

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• Franck Favre, président du Medef Alsace

Président du groupe de BTP Arkedia (300 salariés) basé à Turckheim (Haut-Rhin), Franck Favre succède à Sandrine Amrhein qui avait décidé de se retirer. Il s’était déjà investi dans de nombreuses instances dirigeantes liées aux professions du bâtiment et des travaux comme la coopérative pour l’emploi Alemploi et le groupe CAM, mutuelle d’assurance du BTP. Il a également été en pointe de la protestation des entrepreneurs contre le projet d’écotaxe en Alsace. M. Noyer 

 

 

 

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• Grégory Dorte, président du département de l’Yonne

Jusqu’alors premier vice-président, Grégory Dorte, 55 ans, a été élu fin janvier président du conseil départemental de l'Yonne à la suite du dècès d'un cancer de Patrick Gendraud dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Il est élu du canton de Pont-sur-Yonne dont il était également maire avant sa nouvelle prise de fonction. M.Noyer

 

 

 

• Laurent Seguin, président du département de la Haute-Saône

Après une longévité record de 24 ans de présidence du conseil départemental de la Haute-Saône, Yves Krattinger a décidé de passer la main en cours de mandat. Laurent Seguin a été élu à sa succession le 10 février. Conseiller département du canton de Mélisey depuis 2004, le nouveau président âgé de 61 ans était maire depuis 24 ans de Faucogney-la-mer, poste qu’il va céder. Il est technicien forestier de profession. M.Noyer

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