Les moteurs électriques font investir 40 millions d'€ à Punch à Strasbourg. Baguette Box placée en liquidation judiciaire en Alsace. Des crédits bancaires assez généreux pour les entreprises en Bourgogne-Franche-Comté. L’alsacien Synovo se pose au Québec pour les logiciels de transport sanitaire. Dans le Jura, Demain partage son expérience d’éco-rénovation.


• Les moteurs électriques font investir 40 millions d'€ à Punch à Strasbourg

L’équipementier automobile belge Punch a signé un contrat de développement et fabrication d’éléments de moteurs électriques avec Nidec PSA E-Motors, la société conjointe à Stellantis et au japonais Nidec. Son site Punch Powerglide de Stasbourg (Bas-Rhin) produira en conséquence des pièces pour les axes électriques de véhicules légers et de 4x4. Ce projet implique un investissement de 40 millions d'€ pour le site alsacien de 850 salariés, qui recrute à cette occasion 40 collaborateurs. Il lui apporte une activité supplémentaire à son pilier, l’assemblage de boîtes de vitesse automatique hérité de sa reprise de l’usine General Motors. Punch est également associé à Stellantis à Metz pour la fabrication de boîtes pour véhicules électriques . M.Noyer

 

bpbfc

 

• Baguette Box placée en liquidation judiciaire en Alsace

baguette box
Pour son service de livraison de pains à domicile, la société revendiquait 8.000 abonnés. © Baguette Box


La chambre commerciale du tribunal de Saverne (Bas-Rhin) a prononcé la semaine dernière la liquidation judiciaire de Baguette Box, dix semaines après son placement en redressement judiciaire. Créée en 2019 à Wasselonne, l’entreprise proposait un service de livraison de pains et viennoiseries à domicile. Via un abonnement mensuel et une boîte à pain à côté de la boîte aux lettres, les clients, souvent en zones rurales, pouvaient déguster du pain frais au réveil. Le concept a vite séduit les consommateurs et essaimé, notamment pendant la crise sanitaire. En juin dernier, Baguette Box revendiquait 8.000 abonnés, 15 salariés et 150 livreurs et souhaitait étendre son offre à toute la France. Mais le modèle économique restait compliqué et trop peu rentable. Surtout, « la société a connu une expansion bien trop rapide en quelques mois », souligne Me Gaston Scheuer, avocat de Maurice Heitz, le dirigeant de l’entreprise. Les deux franchises basées à Mulhouse et Tours ne sont pas concernées par la liquidation judiciaire et poursuivent l’activité. J. Giorgi

 

Des crédits bancaires assez généreux pour les entreprises en Bourgogne-Franche-Comté 

Une bonne tenue des crédits aux entreprises caractérise l'activité bancaire régionale
tel qu’elle a été présentée vendredi dernier par la Banque de France Bourgogne-Franche-Comté. Les encours des prêts à leur intention ont progressé de 4,4 % ( + 4 % pour la seule industrie) durant le premier semestre 2022, une évolution conforme aux dernières années sauf 2020 où ces encours ont bondi de 12 % ( et  de 23 % pour l'industrie), du fait du déploiement des prêts garantis par l’Etat (PGE) pendant la crise sanitaire. « Aujourd’hui, il n’y a pratiquement plus de PGE à rembourser », a relevé François Bavay, directeur régional de la Banque de France. Les crédits de trésorerie ont d’ailleurs baissé de  près de 13 % dès l’an dernier, en contraste avec la progression, des encours de crédits immobiliers, confirmée durant le 1er semestre 2022 avec respectivement  + 5 % et + 4,5 %. Sur la période 2016-21, les encours de prêts aux entreprises ont augmenté de près de moitié, pour totaliser 32 milliards d’€ à la fin de l’année passée.

« Nous ne constatons pas de dégradation du risque crédit aux entreprises, celles-ci ont préservé leur solidité financière », poursuit François Bavay. L’enquête annuelle souligne par ailleurs une intensité de relation entre les entreprises et le système bancaire régional qui n’a guère d’équivalent ailleurs en France. « 71 % des entreprises font appel à au moins une banque locale et 54 % n’ont qu’un banquier, qui est local », rapporte le directeur régional. Par ailleurs, l'augmentation récente des dépôts des ménages crée « un surplus d’épargne » de quelque 4 milliards d'€ dans la région. Mais à sa question autoposée  « est-il injecté dans l’économie ? », François Bavay répond « ne pas le constater pour l’instant ». M.Noyer

 

• L’alsacien Synovo se pose au Québec pour les logiciels de transport sanitaire

synovo
Synovo Group, qui s'implante au Canada par croissance externe, est présidée par Jérémy Wies. © Synovo Groupe


L’entreprise alsacienne Synovo de solutions logicielles de gestion du transport sanitaire annonce le rachat d’un confère canadien, Sym. La nouvelle filiale Synono Group Canada reprend ainsi l’équipement des ambulanciers du Québec et de cinq centres de communication santé (l’équivalent des Samu) qu’assure la société au chiffre d’affaires d’1,5 million de dollars canadiens (1,15 million d'€) avec 9 salariés. Synovo, qui emploie 55 personnes (4 millions d’€ de chiffre d’affaires l’an dernier), s’est également spécialisée depuis près de dix ans dans les solutions pour les ambulances, qui visent par exemple à optimiser leurs tournées ou à mieux réguler les urgences préhospitalières. M.Noyer

 

parcmulhousesalonbe

 

• Dans le Jura, Demain partage son expérience d’éco-rénovation

demain
Le Pôle énergie Bourgogne-Franche-Comté a organisé la visite du siège de la SCOP jurassienne, jugé exemplaire en terme de recours aux matériaux biosourcés. © Ediwge Prompt

Transformer une friche industrielle en un bâtiment tertiaire passif, construit avec des matériaux biosourcés (fibres de bois, ouate de cellulose, bardage en mélèze…) : le défi a été relevé par le groupe coopératif Demain pour l’aménagement de son nouveau siège dans la zone industrielle de Lons-le-Saunier (Jura). Vendredi 16 septembre, le Pôle énergie Bourgogne-Franche-Comté a organisé une visite du site abritant les équipes des fonctions supports de la SCOP jurassienne (220 salariés, 14,2 millions d'€ de chiffre d’affaires) pour une soixantaine de professionnels du bâtiment et de maîtres d’ouvrage publics, en partenariat avec le cluster Robin.s (Réseau des ouvrages biosourcés innovants) et l’interprofession Fibois. « Demain démontre qu’il est possible de réussir une rénovation qualitative sur les plans thermique, énergétique, écologique et acoustique sans surcoût important », indique Frédéric Moube, chargé de mission du Pôle énergie régional. Les travaux, conduits par Demain Habitat, l’une des quatre entreprises du groupe, se sont montés à 1,4 million €, soit un coût de 1 600 € par m2.
Une autre visite est programmée ce vendredi 30 septembre à 14 h à l’initiative d’ALons’ZI. Cette jeune association regroupant 25 entreprises de la zone industrielle de Lons-Perrigny propose une semaine du patrimoine industriel écologique, dans le cadre du Festival des solutions écologiques de la Région Bourgogne-Franche-Comté. E. Prompt 

Commentez !

Combien font "4 plus 2" ?