Les dalles recyclées belfortaines de Purple se rapprochent du groupe Suez. Le Lorrain Saint-Gobain Pam se déleste de ses tuyaux pour le bâtiment. L’écotaxe se précise en Alsace, toutes les branches professionnelles se rebiffent, ou presque. Trois Parpaings d’or de la FFB Côte -d’Or. Le recycleur de pneus Regom (Nièvre) ouvre son premier bureau aux États-Unis. A Mulhouse, le salon Warum nicht met l’accent sur la formation en Allemagne autant que sur l’emploi.
Franche-Comté
• Les dalles recyclées belfortaines de Purple se rapprochent du groupe Suez
Le groupe Suez annonce son entrée, minoritaire, au capital de Purple Alternative Surface, la jeune société de Cravanche (Territoire de Belfort) de 20 salariés (chiffre d'affaires prévu à 1 million d'euros cette année), productrice de revêtements perméables extérieurs originaux et innovants pour parkings et voiries, car constitués à partir de matières plastiques recyclées. Cette opération réalisée par la structure de participations Suez Ventures s'inscrit dans la concrétisation d'une levée de fonds totale de 10 millions d'euros pour Purple, qui associe, pour les autres 80 % concernés, les business angels déjà soutiens de la start-up, Bpifrance, l'Ademe et les emprunts bancaires. Elle doit « accélerer » la cadence de production et de commercialisation à partir des 10.000 m2 du premier semestre 2024, jusqu'à envisager de la faire grimper à 200.000 m2 annuels, dans une échéance de long terme. L'effet doit en tout cas être immédiat. « Nous avons conclu en parallèle avec Suez un contrat de recherche-développement et un autre de partenariat commercial à l'instar de celui déjà signé avec le groupe de travaux publics Colas », précise Pierre Quinonero, le dirigeant de Purple. L'accord de R&D vise à incorporer des morceaux de pales d'éoliennes usagées constituées de fibres de verre, et le second à intégrer du plastique de câbles. L'un et l'autre portent l'objectif commun d' « améliorer les caractéristiques de nos dalles », ajoute le dirigeant. M.Noyer
Lorraine
• Saint-Gobain Pam se déleste de ses activités dans les tuyaux pour le bâtiment

Le groupe français Saint-Gobain a annoncé, ce 10 septembre, être entré en négociation exclusive en vue de la cession de Pam Building, filiale de sa société lorraine Saint-Gobain Pam. L’entreprise est spécialisée dans la production de canalisations pour l’évacuation des eaux sanitaires et pluviales dans les bâtiments. Elle emploie 400 salariés (pour un chiffre d’affaires d’environ 110 millions d’euros en 2023) répartis sur deux sites de production, à Bayard-sur-Marne (Haute-Marne) et à Telford (Grande-Bretagne).
Le fonds d’investissement français Aldebaran devrait se porter acquéreur, avec une participation minoritaire de la banque publique d’investissement Bpifrance. La transaction devrait être finalisée fin 2024, ce qui permettra à Saint-Gobain Pam de se concentrer sur son cœur de métier, la production et la fourniture d’infrastructures de transport et d’adduction d’eau potable. L’entreprise basée dans la ville de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) dont elle tire ses initiales, emploie 2.000 personnes, essentiellement dans le Grand Est. P. Bohlinger
Alsace
• L’écotaxe se précise, toutes les branches professionnelles se rebiffent, ou presque

La Collectivité européenne d’Alsace (CEA) avance dans la définition et le calendrier d’instauration de son écotaxe pour la circulation des poids lourds sur ces routes, une compétence spécifique ouverte par la loi qui l’a créée comme fusion des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Cet « R-Pass », ainsi que la CEA l’a dénommée, pourrait voir le jour « fin 2026 ou début 2027 » selon le président de la collectivité Frédéric Bierry. Pour un tarif qui pourrait atteindre 0,15 euro / km, elle ne concernerait pour l’essentiel que le trafic sur les portions non-concédées des autoroutes A 35 et A 36, soit un périmètre de 200 km environ, sans s’étendre aux tronçons de routes nationales récupérées en gestion par la CEA. Celle-ci estime ainsi trouver l’équilibre pour cibler autant que possible le trafic de transit, venant notamment de l’autoroute allemande parallèle soumise déjà à écotaxe, la « Maut ». Et, de la sorte, faire droit à une revendication des entreprises.
Les branches professionnelles n’en restent pas moins critiques, en premier lieu celle du transport routier qui y voit un « danger de mort » pour la filière. A la CCI Alsace Eurométropole, le président Jean-Luc Heimburger fustige une « nouvelle situation où les entreprises sont les vaches à lait. » Dans ce concert, une voix différente vient des travaux publics : leur fédération alsacienne affiche son approbation de principe, selon l’argument qu’il est « normal que celui qui utilise et use la route la paye », relate son président Thierry Klotz. Le soutien sera confirmé à la condition express que « comme cela nous a été présenté, le produit de l’écotaxe aille bien à l’entretien et l’amélioration du réseau », prévient cependant Thierry Klotz. Selon lui, la position particulière des TP « est bien comprise » des autres professions. Elle n’est pas sans rapport avec la relation économique intense entre les constructeurs de routes et autres ponts et la CEA, « celle-ci constitue notre premier donneur d’ordre de la commande publique », relève Thierry Klotz. M. Noyer
Bourgogne
• Trois Parpaings d’or de la FFB Côte -d’Or
Le rendez-vous annuel de rentrée de la Fédération française du bâtiment Côte-d’Or, « Les Rencontres du bâtiment » tenues début septembre, ont donné l’occasion à l’organisation départementale de décerner trois nouveaux exemplaires de ses « Parpaings d’or », son initiative originale de distinction de personnalités œuvrant en faveur du développement du bâtiment. Ainsi pour cette année 2024, Elena Fournier-Comte a été honorée pour l’organisation des Sensation’elles, manifestation à succès de fin juin de promotion de l’emploi féminin dans le BTP, en sa qualité de présidente du groupe femmes FFB 21. Les autres Parpaings d’or sont revenus à Christelle André du cabinet d’architectes AA Group pour la place prioritaire donnée au partenariat avec les entreprises locales, et à Jacques Chanut, président national de la mutuelle SMA BTP.
Les distinctions ont été remises dans l’esprit de la « foi en l’avenir » qui continue à animer la fédération départementale créée il y a 125 ans. Celle-ci a assuré l’an dernier 265 formations pour ses adhérents, en dépit d’une conjoncture économique et politique dont les aspects défavorables n’ont pas manqué d’être rappelés par Emmanuel Chevasson. Le président de la FFB 21 a fait état de la « sidération » des professionnels devant l’ « aveuglement politique qui nous abandonne sans arme face à la crise profonde et durable .» La FFB, sur le terrain et au niveau national, demande en premier lieu le rétablissement d’un taux à prêt zéro universel, le « maintien d’un régime favorable à l’investissement locatif privé », à quelques mois de l’extinction du Pinel, la « stabilisation » des règles de MaPrimeRénov’ et un « plan quinquennal concerté » pour le logement. M. Noyer
Bourgogne
• Le recycleur de pneus Regom ouvre son premier bureau aux États-Unis

L’entreprise nivernaise Regom basée à Cercy-La-Tour, qui travaille dans l’industrie du recyclage de pneumatiques, a désormais son bureau à Boston, au sein du CIC (Cambridge Innovation Center). Depuis un an, l’entreprise prospectait le marché américain en vue de nouveaux contrats, appuyée par un poste de VIE (volontaire international en entreprise) et par des allers et retours fréquents du directeur, Arthur Wagner. Regom s’implante outre-Atlantique avec une base de trois contrats. Le bureau de trois salariés (un ingénieur, un responsable d’agence et un commercial) est installé à Boston pour des questions pratiques (le trajet le plus court depuis la France). Il devrait être déplacé début 2015 au Texas, un État qui offre un système plus avantageux aux entreprises françaises. S. Dolidze
Alsace
• A Mulhouse, le salon Warum nicht met l’accent sur la formation en Allemagne autant que sur l’emploi

« Warum nicht », rendez-vous annuel d’information sur le marché du travail frontalier en Allemagne, revient ce 18 septembre avec sa 10ème édition à Mulhouse, sous l’égide de la Maison de l’emploi et de la formation (MEF) Sud-Alsace. La manifestation confirme sa mutation qui suit celle du marché du travail : au déséquilibre entre une Alsace « pourvoyeuse » de main d’œuvre et un Pays de Bade absorbeur a succédé, depuis quelques années, une situation beaucoup plus équilibrée, avec des pénuries de candidats des deux côtés. Soit une « tension commune » qui aboutit à « mettre l’accent dans Warum nicht beaucoup plus sur la formation », relève Laurent Riche, président de la MEF.
Différents ateliers et espaces présenteront stages, jobs et postes d’apprentissages aux collégiens, lycéens et étudiants le matin, puis aux demandeurs d’emploi et autres actifs en quête d’opportunités les informations sur l’emploi, notamment les bonnes pratiques de rédaction de CV. L’an dernier, le salon a attiré 800 participants. Le nombre de travailleurs frontaliers du Haut-Rhin en Allemagne diminue régulièrement, il s’établit actuellement à 5.590, en baisse de 10 % sur dix ans, selon France Travail. M. Noyer




















%20(002).jpg)


.png)








.jpg)































%20SALON%20BE%205.0%202024.jpg)

