En Lorraine, Resolest va augmenter ses capacités de recyclage des résidus de fumées des incinérateurs. Gaussin sort du capital des véhicules autonomes Navya.Le mobilier de l'Alsacien Sineu Graff s’installe au Village des athlètes des JO. Une association d'élus se crée pour défendre la ligne ferroviaire Paris-Bâle. L'industrie de Bourgogne-Franche-Comté en attente d'un rebond après son recul en 2023. Le cabinet RH alsacien Proévolution crée une antenne en Allemagne voisine.


• En Lorraine, Resolest va augmenter ses capacités de recyclage des résidus de fumées des incinérateurs

L’usine Resolest de Rosières-aux-Salines (Meurthe-et-Moselle), au sud de Nancy, se prépare à augmenter significativement ses capacités de recyclage des résidus issus de l’épuration des gaz de combustion. En ce début d’année, le chimiste Solvay, actionnaire à parts égales de l’entreprise avec Sarp Industries (groupe Veolia), dévoile le projet d’accroître de 60%, d’ici à 2025, sa capacité de traitement, soit un investissement de 12,5 millions d’€. Le site lorrain de 25 salariés (chiffre d’affaires de 11 millions d’€ en 2023) réceptionne chaque année 45.000 tonnes de résidus solides issus principalement du traitement des fumées d’incinérateurs de déchets ménagers, mais aussi de sites industriels.

Resolest a développé une expertise permettant de récupérer 80% du bicarbonate de soude utilisé pour ce traitement et de le recycler en saumure. Celle-ci est expédiée, après purification, directement dans les process de l’usine voisine du groupe Solvay.  Le durcissement des normes environnementales en matière d’émissions renforce l’intérêt pour la technologie de traitement sec des fumées SOLVair développée par le chimiste belge en Lorraine. P. Bohlinger

 

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• Gaussin sort du capital des véhicules autonomes Navya

navya
Le groupe familial haut-saônois avait pris 51 % de la société Gama l'associant au Japonais Macnica pour le sauvetage de Navya. Il revend ses parts à son partenaire nippon. © Gaussin


Le groupe Gaussin annonce la revente de sa participation de 51 % dans la société repreneuse des véhicules autonomes Navya, moins d’un an après avoir concrétisé ce rachat. Il les cèdera, fin avril-début mai prochains, à son partenaire japonais dans ce dossier, Macnica, l’association ayant donné son nouveau nom Gama à cette société lyonnaise qui avait été placée en redressement judiciaire. L’arrivée de Gaussin et Macnica a permis d'y préserver 143 emplois sur 200. Ce revirement est lié à la période tourmentée que traverse le spécialiste des véhicules logistiques à Héricourt (Haute-Saône), qui explique donner la priorité au « recentrage sur le cœur de métier ».

Le groupe de 400 salariés fait face à des problèmes de gouvernance, au placement en procédure de sauvegarde depuis janvier de sa filiale Métalliance de Saône-et-Loire dont il affirme avoir été mis devant le fait accompli, et aux retards de livraison de sa commande pour Amazon, entraînant la révision à la baisse de son chiffre d’affaires. Ce 14 février, Gaussin a annoncé un montant de 35,7 millions d’€ pour 2023, loin de la prévision initiale de 100 millions d’€, et en retrait de 37,5 % sur un an. Le carnet de commandes est par contre rehaussé, à 148 millions d’€ contre 130 fin 2022. M. Noyer

 

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• Le mobilier de l'Alsacien Sineu Graff s’installe au Village des athlètes des JO

Sineu Graff chaises production
La fabrication des chaises et autres bancs a été assurée dans les ateliers de Kogenheim (Bas-Rhin) jusqu'au dernier moment avant la livraison sur le site olympique. © Traces Ecrites


Judicieusement appelée « Podium », la gamme de mobilier urbain conçue spécifiquement par Sineu Graff pour les prochains Jeux olympiques et paralympiques finit d’être acheminée sur place cette fin de semaine, dans le Village des athlètes. La PME de Kogenheim (Bas-Rhin) avait remporté pour 2 millions d’€ le marché d’équipement du vaste site de plus de 50 hectares en un ensemble de bancs, chaises, banquettes, tables, etc. en acier et bois. Ce contrat représente au total la confection de plus de 500 pièces.

Selon Vincent Schaller le président de Sineu Graff, « le point fort de notre réponse à la consultation de la Solideo (Société de Livraison des Ouvrages Olympiques) a résidé dans son approche inclusive. » Les mobiliers ont été dessinés de sorte à s’adapter à la fois aux personnes valides et à celles porteuses d’un handicap, visuel ou physique, « sans distinction qui aurait stigmatisé ces dernières », appuie le dirigeant. La PME de 85 salariés (chiffre d’affaires annuel de 15 millions d’€) compte à présent capitaliser sur cette référence exceptionnelle. « Nous sommes regardés autrement » par les clients et prospects, admet Vincent Schaller. M. Noyer

 

Une association d'élus se crée pour défendre la ligne ferroviaire Paris-Bâle

À l’initiative d’Alain Chrétien et Christine Guillemy, les maires de Vesoul (Haute-Saône) et Chaumont (Haute-Marne), une « Union des élus pour la Paris-Bâle » a été portée sur les fonts baptismaux le 31 janvier. Cette association entend fédérer l’ensemble des maires et présidents d’intercommunalité des territoires traversés par cette liaison ferroviaire en Île-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Grand Est. La ligne 4 - de son nom historique pour la partie française - relie la gare parisienne de l’Est à Mulhouse (Haut-Rhin) via Troyes (Aube), Chaumont, Vesoul, Lure (Haute-Saône) et Belfort. Opérée par la région Grand Est, elle est régulièrement victime de dysfonctionnements et n’est que partiellement électrifiée. Mobilisées pour « la défense du maintien de la ligne et sa nécessaire évolution vers un service plus proche des attentes des territoires et de leurs habitants », les collectivités concernées appellent à un « renforcement du dialogue » avec la SNCF et les régions. Et « pour simplifier les procédures de rencontres », le collectif se propose de porter « d’une seule voix les préoccupations et les propositions des territoires et des usagers. » E. Prompt


• L'industrie de Bourgogne-Franche-Comté en attente d'un rebond après son recul en 2023

Banque de France BFC présentation
Laurent Fraisse, directeur régional de la Banque de France, a relevé la poursuite de l'augmentation des crédits aux entreprises en 2023 en Bourgogne-Franche-Comté, alors qu'ils ont presque stagné au niveau national. © Banque de France


« Inflation, hausse des taux, ralentissement économique », tels sont les mots-clés mis en, avant par Laurent Fraisse, directeur régional de la Banque de France Bourgogne-Franche-Comté, lors de la présentation d’une étude auprès de 1.283 entreprises de la région sur leur activité en 2023 et les perspectives en ce début 2024. Dans l’industrie, la conjoncture est assez atone. Les carnets de commande sont également très en baisse.  « Malgré une activité quand même peu dynamique, le volume des crédits accordés par les banques aux entreprises de Bourgogne-Franche-Comté reste en croissance de 2,9% alors qu’au niveau national, nous sommes proches de 0%. », observe le directeur.

L’industrie, toujours nettement surreprésentée en Bourgogne-Franche-Comté (23,5 % des effectifs contre 15 % en moyenne nationale) a accusé une baisse de chiffre d’affaires en 2023 (-1,7 %) « seule région de France dans ce cas, à cause du recul des secteurs de l’automobile, de la construction et de l’emballage », souligne le directeur régional de la Banque de France. Pour 2024, l’activité devrait rester au ralenti avant de se raffermir en 2025 et 2026. Les taux d’intérêt vont baisser et c’est la « bonne nouvelle » selon Laurent Fraisse. 

L’autre point positif vient de « la hausse des salaires qui va être plus importante que l'inflation, ce qui va faire gagner du pouvoir d'achat aux salariés. » L’activité industrielle en Bourgogne-Franche-Comté devrait se redresser en 2024 (+1.9%) et le secteur des services aux entreprises demeure dynamique. Par contre, la construction devrait accuser une baisse de sa production, tout particulièrement dans le gros œuvre. D. Levy

 

cd52

 

• Le cabinet RH alsacien Proévolution crée une antenne en Allemagne voisine

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.Les nouveaux bureaux à Karlsruhe de Proévolution. © Proévolution


La société de conseil en ressources humaines Proévolution basée à Mulhouse (Haut-Rhin) a ouvert depuis quelques semaines un bureau à Karlsruhe. Elle entend ainsi se développer en Allemagne voisine (Bade-Wurtemberg et Bavière) à partir d’une base déjà solide : « l’activité liée à l’Allemagne représente près d’un quart de notre chiffre d’affaires, et nous recrutons une quatrième personne native de ce pays », indique Marc Sarwatka, président de la société de 21 salariés, ayant réalisé un chiffre d’affaires de 4,9 millions d’€ en 2023. Avec le conseil en recrutement et l’accompagnement des transformations d’entreprise, le management de transition constitue un pilier d’activité que Proévolution compte en particulier déployer depuis sa nouvelle antenne de Karlsruhe. Le cabinet indépendant revendique « une vraie spécialité » sur ce sujet et la capacité à l’aborder à l’échelle franco-allemande, grâce à la « biculture » de l’acteur alsacien qu’il est. M.Noyer

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