André Bazin s’adosse au groupe agroalimentaire breton Eureden. Une seconde levée de fonds pour 45-8 Energy à Metz. A Dijon, la Banque de France et Adhex mécènent une oeuvre de Daniel Buren. Roberto Faucitano, nouveau directeur des laboratoires Lilly à Fegersheim. Romina Marcovici, première femme à la direction du site de Merck Molsheim et Renaud Bardon, nouveau président de Millipore S.A.S en France.

 

Le charcutier franc-comtois André Bazin s’adosse au groupe breton Eureden

 

Parce qu’il a voulu pérenniser son affaire ses 65 ans à venir, préserver l’identité de la maison, sauvegarder le savoir-faire, ancrer le site de Breuches-les-Luxueil (Haute-Saône) et ses 340 salariés, Philippe Wagner, président de la société André Bazin, se rapproche du Breton Eureden. « Je n’étais pas vendeur, mais lorsqu’ils m’ont approché j’ai senti l’opportunité de bien transmettre dans le respect de nos valeurs », indique celui qui est encore le président en titre et restera ensuite quatre années à la direction générale.
La coopérative bretonne Eureden, née de la fusion des groupes d’Aucy et Triskalia acté ce début d’année, est un poids lourd du secteur agroalimentaire. Elle atteint les 3,2 milliards d’€ de chiffre d’affaires, emploie 9.000 collaborateurs, exploite 60 sites industriels et fédère 20.000 agriculteurs. Cette prise de contrôle à hauteur envisagée en fin d’année à hauteur de 62% se veut stratégique pour le groupe agroalimentaire, dont le siège social se situe à Mellac (Finistère).
Très diversifié, il possède avec Aubret (600 personnes, 157 millions d€ de chiffre d’affaires), implantée à Vallons de l’Erdre (Loire-Atlantique), un spécialiste en charcuterie qui revendique la place de numéro un français du lardon. Bazin (près 80 millions d’€ d’activité) qui demeurera une société à part complètera l’offre de charcuteries, de salaisons et de viandes cuites.
Mais surtout tombera dans l’escarcelle la gamme à la marque Philippe Wagner et ses sept produits : la saucisse de Morteau et de Montbéliard (deux Identifications Géographiques Protégées - IGP), des knacks et des lardons à l’ancienne, des tranches de poitrine, de la choucroute et du jambon, le tout élaboré sans sel de nitrite. D.H.

 

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• Le messin 45-8 Energy boucle une seconde levée de fonds pour un montant de 4,9 millions d’€

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45-8 Energy bénéficie d’un permis de recherches pour explorer l'hélium contenus dans les sous-sols du sud-ouest de la Nièvre. © 45-8 Energy


Et de deux ! La start-up 45-8 Energy à Metz (Moselle) annonce avoir bouclé une levée de fonds de 4,9 millions d’€. Ce tour de table vise à renforcer ses projets dans l’exploration et la production d’hélium, mais aussi d’hydrogène, deux gaz associés dans de nombreux contextes géologiques, précise la société. 
L’entreprise cofondée en 2017 par Nicolas Pélissier et Benoit Hauville (18 salariés) conclut cette seconde opération auprès de la banque publique d’investissement Bpifrance et de deux partenaires privés, la société Heling et TotalEnergies Développement Régional. Les fonds devraient lui permettre d’accélérer son projet d’instaurer une filière éco-responsable, alternative à la production conventionnelle d’hélium, une ressource essentiellement liée à l’extraction du gaz naturel fossile.
45-8 Energy avait effectué une première levée de fonds de 1,3 million d’€ il y a un an et demi. Le 3 juin 2021, le ministère de la Transition Écologique lui  a accordé un permis exclusif de recherches pour l'hélium et le gaz carbonique contenus dans les sous-sols du secteur dit « Fonts-Bouillants » dans le sud-ouest de la Nièvre. L’entreprise souhaite mettre en œuvre d’ici 2023 une unité pilote visant à démontrer la viabilité technico-économique de son projet. P.B.

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• A Dijon, la Banque de France et Adhex mécènent une oeuvre de Daniel Buren

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© Bruce Aufrere/ TiltShift - Daniel Buren/Adagp


Depuis que la Banque de France de Dijon a fait tomber le mur  aveugle qui la cachait de la rue, elle installe pour la seconde fois une oeuvre d’art dans le jardin de l’Hôtel de la Toison, son siège régional. Par l’entremise de l’association locale Interfaces et grâce à un mécénat de la banque et de l’entreprise dijonnaise Adhex dont le PDG Roland Delabrosse préside cette association, Daniel Buren expose pendant une année « Point de vue ascendant, travail in situ  ».
L’artiste joue sur l’illusion d’optique pour prolonger le toit en tuiles vernissées de l’hôtel particulier du 17e siècle par un plan incliné long de 35 mètres et surélevé de 40 cm qui se raccroche à la façade avec le même inclinaison que le toit. L’oeuvre reproduit les losanges jaunes, rouges brique et verts caractéristiques des toits bourguignons, et dans les mêmes dimensions (3 mètres de côté). Ils sont imprimés en numérique sur une bâche fixée à une ossature en bois, en alternance avec les rayures noires et blanches typiques de Daniel Buren.
Cette installation de plein air coïncide avec un don d’une série de quatre tirages originaux numérotés de Daniel Buren au Musée des Beaux-Arts de Dijon qui les exposera à partir du 17 novembre. C.P.

 

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faucitano• Roberto Faucitano, nouveau directeur des laboratoires Lilly à Fegersheim


Roberto Faucitano succède à Eamon Warren comme directeur du site de production de Lilly à Fegersheim (Bas-Rhin). il occupe aussi la fonction de vice-président pour la France du groupe pharmaceutique. Cet ingénieur en automatisme a démarré sa carrière chez Lily sur le site de Sesto en Italie, avant d’occuper plusieurs postes de management dans les fonctions d’ingénierie, de production et de contrôle qualité, en Italie et aux USA.
Il va poursuivre la modernisation du site alsacien, le plus important des laboratoires Lilly hors Etats-Unis pour les produits injectables, avec une capacité annuelle de 245 millions d’unités médicamenteuses et 1.200 collaborateurs. L’usine de Fegersheim produit également un anticorps monoclonal destiné au traitement de la Covid 19. Eamon Warren est quant à lui nommé vice-président Global Parenteral Drug Production pour le groupe. C.P.

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• Romina Marcovici, première femme à la direction du site de Merck Molsheim et Renaud Bardon, nouveau président de Millipore S.A.S en France

 

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Romina Marcovici, et Daniel Bardon. © Sabrina Curto-Laverny


Jean-Philippe Maurer, faisant valoir ses droits à la retraite le 1er décembre, est remplacé par Romina Marcovici à la direction des opérations du site Merck à Molsheim (Bas-Rhin), 3e plus important au monde de la branche Life Science du groupe Millipore SAS. Romina Marcovici, actuelle Responsable de l'Intelligence Segmentaire et de l'Exécution au sein de l’organisation « Recherche et solutions appliquées »  avait intégré les effectifs de Merck en 2003 et occupé successivement diverses fonctions de direction en France et en Allemagne.

Jean-Philippe Maurer assurant également la présidence de Millipore S.A.S en France, il est remplacé dans cette fonction par Renaud Bardon, chez Merck depuis 1995 à plusieurs fonctions de direction. C.P.

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