La transition énergétique se placera au cœur du Salon Be 4.0 Industries du futur, à l’occasion de sa 6ème édition la semaine prochaine, les 29 et 30 novembre au Parc Expo de Mulhouse (Haut-Rhin). Mais le rendez-vous ne fera pas l'impasse sur les implications de ses transformations sur l’humain.
Au croisement de l’industrie et du numérique, le rendez-vous Be 4.0 - Salon Industries du futur de Mulhouse (Haut-Rhin) abordera le sujet de la transition énergétique : un enjeu identifié de longue date, mais toujours renouvelé pour la première, et aussi un enjeu pour le second, dont la prise de conscience est plus récente. « Contrairement aux idées reçues répandues par le « cloud bashing », numérique peut rimer avec sobriété énergétique. À condition de mutualiser les approches autant que possible. On peut apprendre aux développeurs à coder sobrement », affirme ainsi Thierry Vonflet, délégué régional Grand Est de Numeum, l’organisation professionnelle du secteur numérique.
Plusieurs conférences parmi les 60 programmées plancheront sur cette relation, au milieu d’autres qui élargiront les débats aux implications générales de la transition environnementale pour l’industrie. La plénière du 30 novembre matin sera ainsi consacrée à l’ « urgence de sortir des énergies fossiles » et aux « nouvelles opportunités de décarboner l’industrie ». « Les relocalisations sont, à ce titre, un vecteur de réduction de l’empreinte carbone et des coûts de l’énergie », ajoute Adeline Leder, commissaire générale du salon.
Cette séance plénière verra dialoguer des représentants de Bpifrance, de l’Ademe, du gestionnaire du réseau électrique RTE et d’Allice, l’Alliance industrielle pour la compétitivité et l’efficacité énergétique. Les visiteurs avides de retours d’expérience plus ciblés trouveront largement de quoi satisfaire leurs attentes, par des conférences d’exposants comme Actemium et Axians (groupe Vinci Energies), SEW-Usocome le fabricant alsacien de solutions d’entraînement et d’automatisme en industries, le groupe Schneider sur sa transformation digitale souvent érigée en référence, ou à une échelle plus collective, le consortium Dinamhyse avec le pôle Véhicule du futur sur la baisse des émissions de C02 grâce à l’hydrogène ainsi que l’Adira et ses homologues agences de développement économique du Grand Est sur la décarbonation des process dans la filière automobile.
« Le 4.0 et à présent le 5.0 ne pouvant se passer d’une redéfinition de la relation entre la machine et l’Homme au service de ce dernier, cette édition sera également fortement placée sous cet angle », poursuit Adeline Leder. Un éclairage très attendu viendra par exemple de Jean-Christophe Sciberras, ancien directeur des ressources humaines de Rhodia puis Solvay France ou encore de l'assureur Axa, pilier de l’association nationale des DRH et aujourd’hui président-fondateur du cabinet-conseil Newbridges, lors de la plénière du mercredi après-midi « La machine 5 .0 et l’Homme, un duo gagnant ! ».
Les autres plénières se tiendront le mardi sur « la performance des industries au regard de l’adoption des technologies numériques », la « relocalisation d’activités, une réponse aux défis industriels, humains et énergétiques pour les entreprises » et le lancement des centres de ressources et d’expertises Grand Est Transformation.
Un « Village » de start-up

Et parce que rien ne remplace dans un salon le contact en vis-à-vis, qu'il soit organisé à l’avance ou spontané, Be 4.0 Industries du futur fourmillera de choix avec ses près de 300 exposants. Outre les stands individuels, Numeum aménage un « Village » d’exposition collective pour une quinzaine de start-up. « Ce sera un espace mutualisé très approprié pour elles, afin qu’elles puissent y tenir des présentations et des rendez-vous, sans formalisme », souligne Thierry Vonfelt. Sur une « place » du village, les pitchs se succéderont sans discontinuer pendant les deux journées, au rythme de trois par heure : « des timings courts, pour aller à l’essentiel », commente le délégué régional de Numeum. Les thèmes de l’Internet des objets (IoT) et de l’intelligence artificielle (IA) y tiendront une place privilégiée.
La richesse de contenu de ce rendez-vous lui fait occuper l’intégralité des 10.000 m2 du Parc Expo pour permettre aux visiteurs de déambuler de façon confortable : ceux-ci devraient être au nombre de 4.000 atteint lors de l’édition de l’an dernier, en majorité dans un rayon de 150 à 200 kilomètres autour de Mulhouse, en Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté ainsi qu'en Allemagne et Suisse frontalières représentant 10 % de la fréquentation à elles deux.
Né en 2015 sur le site PSA de Mulhouse devenu Stellantis, le salon est monté en puissance. Il est aujourd’hui co-organisé et financé avec la région Grand Est et la communauté d’agglomération Mulhouse Alsace Agglomération (M2A). « Il s’est désormais solidement installé comme réponse appropriée aux attentes du marché », salue Laurent Grain, directeur du Parc Expo qui relève l’indicateur de 30 % de renouvellement des exposants comme étant très positif : « C’est à la fois un signe de stabilité et de capacité à attirer de la nouveauté ».
Be 4.0 – Salon Industries du futur, au Parc Expo de Mulhouse (120, rue Lefèbvre), le 29 novembre de 9 h à 19 h et le 30 novembre de 9 h à 17 h. Informations pratiques et inscriptions sur www.industriesdufutur.eu
























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