Auma, installée à Saint-Apollinaire à côté de Dijon depuis 2021, pense, fabrique et installe les aménagements intérieurs des particuliers comme des professionnels. Son dirigeant Florian Grand-Clément a pensé sa menuiserie pour qu’elle réponde à tous les besoins autant esthétiques que pratiques.
Auma, c’est d’abord l’histoire d’un self made-man, Florian Grand-Clément. A 20 ans, il choisit d’arrêter ses études d’expert-comptable car, dit-il sans ménagement, il en avait « marre d’être assis sur une chaise. Je ne me voyais pas tenir encore 8 ans à étudier. J’ai alors poussé la porte d’un atelier de menuiserie, j’ai toujours aimé bricoler. »
Si le premier outil que son patron lui glisse dans les mains est un balai, très vite, il apprend le métier de menuisier sur le terrain, sans pour autant passer un diplôme. Parce que « nous étions des exécutants qui fabriquions des plans », le jeune homme décide ensuite de pousser plus loin son apprentissage. Il part rejoindre un bureau d’études pour apprendre à concevoir, imaginer, dessiner des projets…
« J’y suis resté 12 ans où j’ai été nommé directeur du développement : j’avais pour objectif de centraliser les achats et de gérer la partie agencement. Nous étions un bureau d’études mais nous sous-traitions la fabrication. J’ai voulu retrouver ma passion pour la menuiserie et la matière », témoigne-t-il. Le rachat en 2014 d'une menuiserie d’agencement pour internaliser la chaîne de production procure l'opportunité attendue. Florian Grand-Clément en a pris la direction, « jusqu’en 2020 où je suis parti sur un coup de tête pendant la crise du Covid. »
Il démissionne sans plan B. Il décide alors de créer sa propre entreprise d’aménagements intérieurs, une menuiserie qui pense les projets de A à Z. Auma – nom tiré des premières lettres des prénoms de ses enfants Augustin, 7 ans et Marceau, 5 ans – devient réalité le 24 février 2021, non sans mal car les banques ont peiné à suivre son plan de financement à hauteur de 2 millions d’euros. « Je n’avais pas de machines, pas de bâtiments, rien ! Arthur Deballon (dirigeant d'Axo Agencement, Ndlr) qui est un ami m’a prêté un petit bureau dans son entreprise…»
Finalement, Florian Grand-Clément trouve une banque qui lui fait confiance, il achète 1.000 m2 de bureaux et ateliers à Saint-Apollinaire (Côte-d'Or) et l'ensemble du parc machines d’un seul tenant, « pour être ultra réactif pour les clients prospects. C’est ainsi que pour notre premier client à nous faire confiance, Ligne Tertiaire - dirigée par Valérie Marey, que je remercie grandement - nous avons sorti notre premier meuble au mois de juin avec Brian Vaugin, directeur associé à 5%, qui a été mon premier salarié », rappelle-t-il.
Industrialiser un métier de tradition artisanale

Florian Grand-Clément dit avoir adoré tout reprendre à zéro, pour l’adrénaline que cette situation procure et parce qu’il aime « démarcher. Quand j’ai signé à la banque le prêt de 2 millions d’euros, j’avoue que j’ai eu très peur. » Une peur qu’il transforme donc en force. « Le monde de l’agencement était celui de l’artisanat. J'ai voulu l'industrialiser et le moderniser en embauchant non pas que des menuisiers, mais également des opérateurs à commande numérique afin d'approvisionner et piloter les machines. C’est un métier à part entière qui permet de gagner un temps fou dans la fabrication et offre une précision optimale. »
Chaque projet est déjà fabriqué par ordinateur puis les machines de découpe et d’usinage sont pilotées par ce dernier au bureau d’études d’Auma. Après 4 ans de croissance, l’entreprise compte aujourd’hui 17 salariés (dont 11 personnes à la production) pour un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros en 2024 contre 1,5 million d'euros en 2023.
Dans l’atelier visité un vendredi matin, on ne trouve... personne. Pas d'inquiétude : les salariés d’Auma font la semaine de quatre jours du lundi au jeudi pour la production. Les deux machines principales découpent, percent et scient. Puis les champs sur les profils des planches sont collés grâce à la chaleur. « Ici, nous n’employons aucun trait de colle, c’est un polluant en moins. Ce point est très important nous », souligne le dirigeant.
Ensuite les menuisiers entrent en jeu pour l’assemblage car 100% des projets sont montés dans leur intégralité chez Auma avant de les remonter ensuite chez le client, dans le but de perdre le moins de temps possible.

Florian Grand-Clément aime à dire qu'Auma peut travailler pour tout le monde : « On a tous besoin d’agencement, particuliers comme professionnels, pour de petits projets à 200 euros comme des gros à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Mon objectif est de pouvoir servir l’intégralité des clients », déclare-t-il.
Aujourd’hui les demandes des particuliers tournent principalement autour de la création de cuisine, puis de dressing et enfin de mobilier sur mesure. « Nous sommes capables d’insérer un petit projet dans un très gros, c’est ce qui fait notre force pour pouvoir répondre à toutes les demandes. On ne parle pas juste d’un bureau mais de comment il s’intègre à la pièce et à l’utilisation que l’on souhaite en faire : là se situe vraiment notre plus-value ».
Quant aux projets d’entreprises, Auma les accompagne surtout en aménagement d’espaces, par exemple sa voisine côte-d'orienne Miss Cookies pour son développement actuel.
Photos fournies par l’entreprise.
















































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