Filab, laboratoire d'analyses en matériaux et en chimie organique et minérale, affiche une croissance exponentielle qui conduit son président Jérôme Goux, à déménager les 115 collaborateurs dans des locaux flambant neufs, sur l'Écoparc Dijon-Bourgogne à Saint-Apollinaire, l’automne prochain. Questions à un dirigeant qui inscrit son entreprise dans une dynamique constante.


Quelle est votre histoire personnelle avec Filab ?

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Entré chez Filab en 2008, le docteur en chimie Jérôme Goux en est devenu directeur deux ans plus tard, puis président en 2019.


Je suis docteur en chimie et lorsque j’ai intégré Filab en 2008, j’étais la seule personne - bien que 13ème salarié à entrer dans l’entreprise - experte en chimie avec un diplôme de ce niveau. Le laboratoire fondé en 1979 réalisait, à l'origine, des analyses géochimiques et des carottages, notamment pour la recherche d’or en Guyane. En 2010, j’en suis devenu directeur. J’ai alors structuré l’entreprise et étoffé notre offre dans des secteurs d’activités à haute valeur ajoutée en proposant de l’analyse de contrôle à des clients du monde de la pharmacie, des cosmétiques, de l’aéronautique, des dispositifs médicaux et du nucléaire.

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Nous sortions des sentiers battus, cela a très vite marché. De 13, nous sommes passés à 18 salariés et nous avons déménagé dans nos locaux actuels, dans la zone Mazen-Sully, à Dijon, en 2010. Nous réalisions alors un chiffre d’affaires d’1,6 million d’euros. En 2019, je deviens président et m’associe à Benoît Persin, directeur commercial et Thomas Rousseau, directeur scientifique et technique.

Nous décidons alors de faire entrer au capital le fonds UI Investissement. Cette association gagnante a fait effectuer un bond en avant à la société. Elle nous a aidés à étendre notre réseau, à nous structurer plus encore et à définir nos axes stratégiques présents et futurs.

 

Quelle est l’ampleur de votre croissance ?

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Projection du futur bâtiment de Filab sur l’Ecoparc Dijon-Bourgogne à Saint-Apollinaire (Côte-d'Or). © Tridon Architecture

 

Nous avons vraiment changé de braquet et pris de l’envergure en investissant par exemple, chaque année, 1,5 million d’euros, dans l’acquisition de nouvelles machines d’analyses notamment. En 2019, notre chiffre d’affaires s’élevait à 5 millions d’euros pour 34 personnes. Il atteint aujourd’hui 15 millions d’euros, avec une équipe de 115 collaborateurs. Ce, malgré la survenance de la crise sanitaire entretemps. Notre capacité d’investissement alliée à notre stratégie de business et à de bons conseils ont fait toute la différence. Nous dénombrons aujourd’hui plus de 2.000 clients. 

Votre équipe est jeune, 32 ans de moyenne d’âge. Comment attirez-vous les bons profils

Nous recevons des CV de qualité, du bac + 3 à bac +8. Mais ce qui compte avant tout pour moi, c’est l’envie d’apprendre et de travailler avec nous. Je dis toujours aux candidats : « si vous voulez ne pas nous ennuyer, venez chez Filab ! » Je constate au quotidien que les jeunes veulent entrer dans une entreprise qui ait du sens et qui respecte certaines valeurs, notamment environnementales. 

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Notre parc machines de dernière génération apporte un atout supplémentaire, car il donne envie aux jeunes diplômés de nous rejoindre.
En tant que dirigeant, je veille aussi à ce que la vie personnelle et la professionnelle soient équilibrées. En outre, nous nous sommes engagés avec Ecovadis dans une démarche RSE avec bilan carbone et participation à la Fresque du climat. Nous en avons décroché une médaille d’argent ! 

 

Un nouveau bâtiment bientôt en construction

« Depuis deux ans, nous cherchions un nouveau terrain pour accueillir Filab. C’est finalement Dijon Bourgogne Invest qui nous a proposé cette parcelle d’un hectare qui correspond parfaitement à nos besoins », explique Jérôme Goux. Ce foncier va accueillir un bâtiment de 5.200 m2 dont le cabinet dijonnais Tridon Architecture a dessiné les plans. Les travaux, qui vont débuter en juillet, devraient se terminer dès mi-octobre. « Le 1er novembre, nous serons opérationnels », assure Jérôme Goux. Filab a fait le choix d’être locataire pour ne pas perdre sa « capacité d’investissement liée à cet engagement dans un nouveau projet. Nous ne grevons pas notre niveau d’endettement, en vue d’un projet possible de croissance externe . »

Le bâtiment, avec ombrières photovoltaïques pour gagner au maximum en économie d’énergie, est pensé pour « soigner les flux » : il se déploiera sur trois étages avec un système de rue entre la partie centrale et les laboratoires de façon à en faire des sites vitrines… « C’est vraiment très bien pensé. Outre les 150 places de parking, nous avons veillé au confort des salariés avec, au dernier étage, une grande salle de restauration, un espace de détente, deux tables de ping-pong et même un roof top », relate le dirigeant. Voilà qui donne envie de faire de la chimie…

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