L’UTBM tisse le « fil rouge » des enseignements aux futurs ingénieurs. Socomec crée son centre de recherche et test en stockage d’énergie en Alsace. Chouette Kitchen et le réseau des Menus Services combinent leurs rôles en Côte-d'Or. Crédit Agricole Assurances inaugure une nouvelle Unité de Gestion des Sinistres bas carbone, près de Dijon. En redressement judiciaire, la papeterie meusienne Stenpa obtient un sursis de deux mois. La « grande fête de la Mutualité » Vyv3 Bourgogne pour ses 70 ans, à Dijon.
Franche-Comté
• L’UTBM tisse le « fil rouge » des enseignements aux futurs ingénieurs
En cette rentrée 2024-25, l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) fait évoluer les enseignements de son cycle ingénieur, selon la logique du « fil rouge ». Elle dénomme ainsi la mise en place de projets pédagogiques qui jalonneront l’ensemble du cursus de la 3ème à la 5ème année finale, autour de thèmes ciblés en rapport direct avec les enjeux de demain. Ainsi, cette première application comprend la conception-fabrication d’une traction hydrogène d’avion, à partir d’un vrai planeur, l’électrification de moteur de Formule 1 ou encore la confection d’un mode d’habitat modulaire et « frugal. »
Pas de révolution, dans la mesure où l’UTBM fonctionne déjà en modes projets, mais l’établissement souhaite leur donner de nouvelles dimensions, outre celle du temps : « Il s’agit à la fois de réunir autour d’un même projet un plus grand nombre d’étudiants et surtout de les mélanger entre nos différents pôles des trois sites de Belfort, Sévenans (Territoire de Belfort) et Montbéliard , de façon à susciter la transversalité devenue indispensable dans le métier d’ingénieur », explique Ghislain Montavon, directeur de l'université de technologie.
Les fils rouges doivent ainsi rapprocher la mécanique du numérique, de l’aérodynamisme, de la robotique ou de l'énergie, par exemple. Le thème des projets et leur animation sont assurés par l’équipe pédagogique, « mais nos partenaires industriels sont bien sûr les bienvenus pour apporter leur contribution, par l’aide technologique notamment », indique le directeur de l’UTBM qui vient de procéder à la rentrée de 2.800 étudiants en formation d'ingénieur, master et doctorat, dont 871 nouveaux en première année de tronc commun ou dans les spécialités. M. Noyer
Alsace
• Socomec crée son centre de recherche et test en stockage d’énergie

L’équipementier électrique Socomec renforce sa R&D par la création d’un centre de recherche dédié au stockage d’énergie à Nordhouse (Bas-Rhin), à quelques kilomètres de son siège. Baptisé « Energy Storage System Grid Lab », ce nouveau laboratoire de 15 personnes reproduit, sur 500 m2, une palette variée d’installations et de conditions de stockage au moyen d’un micro-réseau implanté en son sein. Les générateurs implantés sur place pourront simuler les différents types de tensions et de fréquences en vigueur dans le monde, jusqu’à une puissance de 3 mégawatts. Une telle infrastructure « permettra de tester les capacités de projets pour le stockage, ce qui ne serait pas réalisable en toute sécurité sur les réseaux existants », souligne le groupe familial.
Le laboratoire consacre également ses moyens à la recharge des véhicules électriques avec un dispositif en mode rapide en courant contenu qui pourra s’appliquer à de vraies voitures, et avec des appareils d’analyse de la performance des batteries. Il sera ouvert aux « partenaires souhaitant bénéficier d’une formation et d’une expertise de pointe. » Socomec emploie 3.900 salariés dans le monde, pour un chiffre d’affaires annuel de plus de 600 millions d’euros. M.Noyer
Bourgogne
• Chouette Kitchen et le réseau des Menus Services combinent leurs rôles

Livreur de repas à domicile pour les personnes âgées et handicapées, Chouette Kitchen a rejoint depuis quelques mois le groupe national Jade Services, développeur par ailleurs du réseau de franchisés Les Menus Services. Une combinaison de rôles s’est ainsi mise en place, au sein des locaux partagés à Marsannay-la-Côte (Côte-d'Or) où Chouette Kitchen est historiquement installée.
La société de 21 personnes assure la confection des repas, tandis que Les Menus Services en effectue la distribution. Le laboratoire de 800 m2 entièrement rénové à l’occasion du rachat monte en puissance, dans le contexte où la PME bourguignonne est appelée à fournir les différentes cuisines du groupe Jade en liaison froide. « Nous sommes passés de 700 à 1.800 repas quotidiens et disposons d’ une capacité de production pouvant aller à 3.500 repas. Ce que nous fabriquons le matin part à 13h pour arriver au plus tard le lendemain », expose Maëlys Faivre, directrice de la cuisine centrale de Chouette Kitchen. « Le groupe rachète des sites de production un peu partout en France et se positionne aujourd’hui comme le numéro 1 de la livraison de repas aux seniors, avec des cuisines qui produisent des repas pour les 138 agences Menus Services en France et en Suisse », souligne Grégory Russier, directeur de l’agence Menus Services Dijon.
Les Menus Services livrent, quant à eux, 250 clients par jour en Côte-d'Or, dans un rayon autour de Dijon (Auxonne, Mirebeau, Is-sur-Tille, Val-Suzon et Marsannay). Le tarif oscille de 6,34 euros à 21 euros par repas suivant la formule choisie. Ayant réalisé un chiffre d’affaires de 800.000 euros en 2023, l’entité dijonnaise des Menus Services (7 salariés) complète son offre par d’autres services à la personne : ménage, bricolage, jardinage et assistance administrative. D.Levy
Bourgogne
• Crédit Agricole Assurances inaugure une nouvelle Unité de Gestion des Sinistres bas carbone, près de Dijon

Depuis juillet, une trentaine de salariés de l’Unité de Gestion des Sinistres du Crédit Agricole Assurances travaillent dans un nouveau bâtiment éco-conçu bas carbone de 1.800 m², à Saint-Apollinaire, à côté de Dijon, qui pourra accueillir jusqu’à 110 salariés. Dans la continuité de ses implantations à Fleury-sur-Orne, près de Caen (Calvados) et de La Buisse à proximité de Grenoble (Isère), le Crédit Agricole Assurances a inauguré, ce mardi 10 septembre, son troisième bâtiment équipé de panneaux photovoltaïques, entouré d'espaces verts, où les matériaux de réemploi sont privilégiés, de même que l'utilisation du bois pour l'ossature, le plancher et le toit.
« Entre la livraison du premier bâtiment et celui-ci, les coûts des matières premières et de l’énergie ont énormément augmenté. Aussi l’investissement nécessaire représente un montant entre 6 et 10 millions d’euros », explique Marion Chouabe, chef de projet immobilier au CA Assurances. Le bâtiment se veut à la pointe de plusieurs normes énergétiques et environnementales (labels BBCA - bâtiment bas carbone - niveau excellent, E+C- (Energie Positive et Réduction Carbone) niveau E3C2, HQE (Haute Qualité Environnementale) bâtiments durables 2016 niveau excellent). Réalisé par le Crédit Agricole Immobilier, ce nouveau site répond aux engagements pris par le groupe dans le cadre de son projet sociétal, à savoir agir pour le climat et atteindre le bien-être au travail. D. Levy
En redressement judiciaire, la papeterie meusienne Stenpa obtient un sursis de deux mois
Ce 6 septembre, le tribunal de commerce de Bar-le-Duc (Meuse) a prolongé de deux mois la période de redressement judiciaire de la papeterie Stenpa de Stenay. Les repreneurs éventuels auront jusqu'au 8 novembre pour se manifester et proposer une reprise. « Ce délai est précieux pour trouver un repreneur fiable, avec un projet industriel cohérent pour la papeterie » réagissent les représentants du comité social et économique (CSE). Le CSE indique par ailleurs poursuivre son travail de recherche et d'accompagnement des 124 salariés de l’usine spécialisée dans la production de papiers spéciaux couchés pour l’agroalimentaire.
L’entreprise avait été placée en redressement judiciaire au début de l’été à la demande de son actionnaire, Accursia Capital. Ce fonds allemand avait racheté neuf mois auparavant le site industriel au Finlandais Ahlstrom, un groupe de 7.000 personnes (chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros). Cette opération s’inscrivait dans le cadre de la loi Florange de 2014 qui contraint les sociétés de plus de 1.000 salariés souhaitant fermer un site industriel en France à rechercher d'abord un repreneur. En 2022, l’usine a réalisé un chiffre d’affaires de 86 millions d’euros en 2022, mais son niveau d’activité réel tournerait davantage autour de 40 millions d’euros par an selon Matej Kurent, le directeur de Stenpa. P. Bohlinger
Bourgogne
• La « grande fête de la Mutualité » Vyv3 Bourgogne pour ses 70 ans, à Dijon

Ce mardi 10 septembre à Dijon, la Mutualité Vyv3 Bourgogne fêtait ses 70 ans en grande pompe. Élus de la mutualité, salariés, usagers, partenaires : 300 personnes ont d’abord assisté à une conférence sur l’histoire de la Mutualité tenue par Charlotte Siney-Lane, docteure en histoire, chercheure au CNRS qui a travaillé pendant deux ans sur l’écriture d’un livre pour l’occasion, titré « Histoire d’un défricheur social, la mutualité française bourguignonne (1800-2022) ». L'ouvrage retrace la longue histoire du mouvement mutualiste bourguignon faite de combats, de débats, d’utopie et d’audace pour aboutir au développement de services de soins et d’accompagnement (SSAM). L’Union départementale des Sociétés Mutualistes de la Côte-d’Or a été fondée le 25 octobre 1954. Devenue Mutualité Française Côte-d’Or, Yonne et Nièvre, puis Mutualité Française Bourguignonne en 2012 et enfin Vyv3 Bourgogne en 2021, elle a parcouru un grand chemin, de son premier salarié en 1954 à un effectif de 4.800 collaborateurs en 2024. S’en est suivi un grand banquet mutualiste dans la tradition de ceux dont les origines remontent au XIXe siècle. D.Levy






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