En Alsace, Estelec Industrie fait une première croissance externe avec Scaita. Redressement judiciaire de la fonderie automobile MBF Aluminium dans le Jura. Strasbourg et sa métropole rejettent Amazon. Reconfinement oblige, PSA Sochaux reporte le retour de l’équipe du week-end. La biotech Circa implante une unité production de solvants à partir de bois à Carling, en Moselle. Rougeot Energie parraine le cursus universitaire en hydrogène de Belfort. Le monde HLM confirme sa mue en Bourgogne-Franche-Comté. Les Assurances Castérot transforment les anciennes écuries d’Haguenau en incubateur de start-up. Les commissaires aux comptes se regroupent en Bourgogne Franche-Comté et Haute-Marne.


• En Alsace, Estelec Industrie acquiert Scaita

 
Le groupe d’électronique du Bas-Rhin prend une dimension supplémentaire dans l’électronique en rachetant Scaita, fabricant comme lui de cartes, mais aussi de faisceaux et de câbles. Cette société basée à Aspach-Michelbach (Haut-Rhin) emploie 34 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de 5,3 millions d’€ en 2019. L’intégration sera effective au 1er janvier 2021.
Rémi Boehler, Thierry Muller et Thierry Sublon, co-gérants  d’Estelec Industrie motivent cette croissance externe par la volonté de constituer une filière électronique 100% française pérenne, capable de servir le marché européen très dépendant de l’Asie. Elle est pour cela accompagnée par Bpifrance et son programme national “Accélérateur PME/PMI”.
D’autres acquisitions sont à l’étude et devraient être effectives au premier semestre 2020, pour atteindre une taille suffisante afin d’investir dans les sauts technologiques de la filière, expliquent-ils dans un communiqué. Estelec Industrie à Scherwiller a doublé son chiffre d’affaires en 5 ans (11 millions d’€ en 2019) et ambitionne de le doubler à nouveau pour atteindre 25 millions d’€ en 2022.
Cette croissance externe intervient 6 mois après la création avec Thurconnect System, de la joint-venture Esteconect  pour réaliser des produits électroniques intégrés. (Lire ici l’article de Traces Ecrites News : Estelec industrie et Thurconnect creéent une joint-venture pour fabriquer des sous-ensembles C.P.

•  La fonderie automobile MBF Aluminium en redressement judiciaire


La fonderie pour l’automobile MBF Aluminium à Saint-Claude (Jura) a été placée en redressement judiciaire le 4 novembre par le tribunal de commerce de Dijon pour une période de six mois avec une audience intermédiaire début février 2021.
Ce sous-traitant automobile, qui produit des carters de moteurs et des éléments de boîtes de vitesse (260 salariés en CDI, 300 intérimaires), s’est trouvé dans l’incapacité de rembourser ses dettes, 7 millions d’€, précise Adeline Munarolo, directrice générale.
L’entreprise aurait un carnet de commandes suffisant pour maintenir l’emploi selon la CGT. Le syndicat s’oppose à l’analyse du cabinet Roland Berger qui préconise une réduction de moitié de son effectif.  L’entreprise a déjà connu deux dépôts de bilan en 2007 puis en 2012 avant d’être reprise par ses actionnaires actuels, le groupe britannique CMV et un entrepreneur italien. M.N.

 

 

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•  Strasbourg et sa métropole rejettent Amazon en Alsace

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Amazon projette d'implanter un entrepôt de près de 200.00 m2 près de Strasbourg. © Amazon


Le projet de construction d’un entrepôt Amazon de 189.000 m2 à Ensisheim, entre Mulhouse et Colmar, (Haut-Rhin) fera t-il long feu ? Un soutien de poids vient d’être accordé aux opposants à ce projet par la ville de Strasbourg et l’Eurométropole. Dans un communiqué commun, les deux collectivités dénoncent « les impacts négatifs directs qu'un tel projet engendrerait. » Elles ont par ailleurs alerté la préfecture sur « l’expansion de tels mastodontes de la vente en ligne qui provoquerait la destruction nette d’emplois et les impacts irréversibles de ce commerce mondial sur le plan climatique. »
La ville de Strasbourg et l’Eurométropole rappellent avec justesse qu’il est, en raison de la pandémie actuelle, « plus que jamais nécessaire de défendre le commerce de proximité, le circuit-court, une consommation responsable et des initiatives innovantes qui protègent l'environnement. »
Fin septembre,  le collectif de citoyens Les Amis de la terre s'était réuni devant la préfecture du Haut-Rhin pour dénoncer le projet et « la violation de la démocratie locale ». Les élus de la  Communauté de Communes du Centre Haut Rhin, dont fait partie Ensisheim, avaient signé une clause de confidentialité leur interdisant de révéler l’exploitant final. Par ailleurs, la ville de Mulhouse avait manifesté son opposition dans une motion du conseil municipal, et une vingtaine de communes du département avait envoyé dans ce sens un courrier au préfet. D.H.

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• Reconfinement oblige, PSA Sochaux reporte le retour du VSD

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Le constructeur se montre prudent quant à l’évolution du marché en raison de la fermeture des concessions – seule la vente sur rendez-vous est autorisée. © PSA


Alors qu’elle devait redémarrer le 13 novembre prochain après plus de sept mois d’interruption, l’équipe de week-end de PSA Sochaux reste à quai. La direction a décidé de reporter sine die la reconstitution de ce travail en VSD (vendredi-samedi-dimanche), par effet induit du reconfinement : celui-ci entraînant la fermeture physique des concessions automobiles – seule la vente sur rendez-vous est autorisée – le groupe se montre prudent quant à l’évolution du marché et met le frein sur les prévisions de rebond.
Pour l’heure, il maintient l’équipe de nuit de Sochaux, qui a déjà été remise en place dans le cadre du retour à la normale amorcé mi-août. Celui-ci ne sera donc pas  encore  complet, puisque le retour du VSD l’aurait parachevé. Ce travail de week-end et de nuit concerne le système 2, fabricant surtout des 3008 et des 5008, et l’Opel Grandland X.
L’ajournement du VSD va impacter l’effectif temporaire : 500 intérimaires ne verront pas leur contrat renouvelé à leur échéance dans les prochains jours et semaines. Le nombre de travailleurs temporaires, qui était passé de 2.000 à zéro pendant le premier confinement, était remonté à environ 1.300. M.N.

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• La biotech Circa implante une unité production de solvants à partirde bois à Carling, en Moselle

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La plateforme chimique de Carling Saint-Avold est en train d'opérer une mutation vers la biochimie. © Philippe Bohlinger


La start-up australienne Circa Sustainable Chemicals va implanter sa première unité industrielle de biochimie sur la plateforme de Carling Saint-Avold (Moselle). La société (20 personnes) a obtenu en octobre dernier le financement européen qu’elle attendait, soit 11,6 millions d’€ attribués dans le cadre du partenariat public-privé « Bio-based industries ». Le projet devrait générer une quarantaine d’emplois à l’horizon 2023 dans la production de solvants à partir de coproduits de l’industrie du bois.
Accompagnée depuis un an et demi par le pôle de compétitivité Industries et agro-ressources (IAR) dans l’Aisne, Circa mobilise au total plusieurs dizaines de millions d’€ d’investissement pour ce projet. Son procédé permettra d’obtenir 1.000 tonnes par an d’un solvant compatible avec les nouvelles exigences environnementales, mais aussi « plus performant que ses concurrents pétro-sourcés », détaille Christophe Luguel, directeur Europe du pôle IAR. P.B.

 

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• Rougeot Energie parraine le cursus universitaire en hydrogène-énergie et efficacité énergétique de Belfort

 

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Le master H3E de l'Université de Bourgogne-Franche-Comté forme des ingénieurs et des gestionnaires de systèmes à hydrogène : pour la propulsion des véhicules, le chauffage, l'alimentation électrique etc. © S.Jemei


Acteur de la filière hydrogène dans le nord Franche-Comté avec le projet d’Institut national du stockage hydrogène (ISTHY) à Belfort (*)Rougeot Energie devient le parrain des promotions 2019 et 2020 du master en ingénierie  spécialisé en hydrogène-énergie et efficacité énergétique (H3E) de l’Université de Franche-Comté. Ce diplôme proposé à Belfort forme en cinq ans des ingénieurs en production et gestion de l’énergie avec un focus sur l’hydrogène. A terme, il vise une quinzaine d’étudiants par an.
La filiale du groupe  de BTP Rougeot de Meursault (Côte-d’Or) proposera des stages et pourra puiser dans ce vivier de compétences pour embaucher. Elle soutiendra financièrement la formation à hauteur de 10.000 € par année pour équiper le cursus en matériels. C.P.

(*)  Rougeot Énergie ouvrira en 2021, le premier centre français d’homologation et de requalification des systèmes de stockage.


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Le monde HLM  confirme sa mue en Bourgogne-Franche-Comté

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Marie-Hélène Ivol, la nouvelle présidente de l’USH BFC
et François-Xavier Dugourd, vice-président. © USH


Le monde du logement social de Bourgogne-Franche-Comté a entériné la réforme territoriale. Sa représentation, l’Union Sociale pour l’Habitat (USH) engage la fusion-absorption des associations de Bourgogne et de Franche-Comté, qui continuent pour l’heure à coexister avec l’USH Bourgogne-Franche-Comté. Le processus sera finalisé de façon à laisser celle-ci seule en lice début 2022, comme « tête de réseau, incarnation du mouvement HLM auprès des acteurs régionaux de l’habitat, dans toute leur diversité », souligne Marie-Hélène Ivol, la nouvelle présidente de l’USH BFC, franc-comtoise (Territoire Habitat) succédant au bourguignon Eric Philippart (Opac de Saône-et-Loire) en vertu de la gouvernance alternée mise en place. 

La structure va poursuivre la mise en œuvre du projet régional qui la guide jusqu’en 2024, notamment sur les thèmes des transitions écologique et numérique,  de l’adaptation au vieillissement, de la lutte contre la déprise des territoires ruraux en situation dite « détendue » sur le marché de l’habitat et du renouvellement des centres anciens. La rénovation énergétique est confirmée comme la priorité première par les 30 organismes membres.
Selon François-Xavier Dugourd, vice-président de l’USH régionale (président d’Orvitis l’office de la Côte d’Or), « le quart du parc total de 190.000 logements doit encore faire l’objet de rénovations lourdes. » Le logement social procure à lui seul 20 % de l’activité régionale du bâtiment. Il représente quelque 400 millions d’€ de travaux annuels de rénovation et construction neuve. M.N.

 

• Les masques Dim ne sont pas dangereux si on les lave avant de les porter une première fois


masquedimDébut octobre, le gouvernement avait suspendu la commercialisation des masques lavables fabriqués par Dim que le Conseil départemental de Saône-et-Loire avait distribué aux collégiens. En cause, les zéolithes d’argent et zéolithes d’argent et de cuivre qui donnent au tissu des propriétés antimicrobiennes.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a rendu ses conclusions et Hanes France, société-mère de la marque Dim relance la commercialisation de ses masques qu’elle fabrique à Autun (Saône-et-Loire).
L’Anses écarte la potentialité d’effets nocifs « immédiats et graves » pour la santé humaine, à condition de prendre des précautions d’emploi : le lavage avant le premier emploi et après chaque utilisation, le port de 4 heures maximum et le remplacement des masques dès qu’ils sont humides.
Toutefois, poursuit l’Anses, en prenant en considération des situations d’exposition qui peuvent exister dans la vie courante telles que le port de masques sans lavage préalable ou humide, et des scénarios « pire cas », des risques sanitaires ne peuvent être totalement écartés en raison de l’accumulation d’ions argent Ag+ dans les organes.
Ce traitement biocide est fait sur la plupart des tissus, d’où l’importance, rappelle l’Anses, de laver tout vêtement neuf avant de la porter une première fois. Mais elle souhaite surtout que un meilleur encadrement de ces substances au niveau européen. C.P. 




 

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• Les Assurances Castérot transforment les anciennes écuries d’Haguenau à incubateur de start-up

 

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Les anciennes écuries municipales transformées en tiers-lieu et pépinière d'entreprises. © Hagueneau


Un pôle dédié à l’entrepreneuriat et à l’innovation va s’ouvrir l’été prochain à Haguenau (Bas-Rhin). L’initiative en revient à un courtier local en assurances et elle prendra place dans un lieu original : Claude Castérot a entrepris de transformer en pépinière et tiers-lieu, le bâtiment d’anciennes écuries municipales, vieux de plus de 200 ans et qui a changé plusieurs fois de vocation depuis son origine, jusqu’à abriter un temps une prison, avant en dernier lieu une médiathèque à la fin du siècle dernier.
L’assureur consacre un investissement de 3 millions d’€ à ce projet qui offrira 1.500 m2 pour l’activité économique et ses annexes : bureaux, espace d’informations et formations, atelier pour la R&D, micro-crèche, restaurant, et un tiers-lieu d’accueil de start-up,  dénommé Paddock Academy en clin d’œil à l’ancienne vocation du site. 
« Mon activité professionnelle m’a montré combien l’entrepreneuriat pouvait transformer des personnes. Tout le monde n’est pas forcément fait pour, mais tout le monde a le droit d’essayer sans se laisser freiner par la peur de l’échec. La question de l’immobilier peut faire partie de ses freins mais le site sera d’abord et avant tout un lieu de passerelle entre les personnes », commente pour expliquer les raisons de son projet Claude Castérot, qui compte lui-même plusieurs start-up dans son portefeuille de clientèle. Le porteur du projet dresse également le constat d’une absence d’offre publique comparable à Haguenau. M.N.

philippedandon •  Les commissaires aux comptes se regroupent en Bourgogne Franche-Comté et Haute-Marne
 

La carte des compagnies cégionales de commissaires aux comptes a été rebattue et donne naissance, par arrêté ministériel, depuis le 1er novembre, à la Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Besançon-Dijon. Son périmètre d’intervention s’étend sur sept départements :  la Côte-d’Or, le Doubs, le Jura, la Haute-Marne, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire et le Territoire de Belfort.
Phillipe Dandon (en photo) la préside pour quatre ans et entend conduire une stratégie en trois axes : fédérer ses pairs, développer les cabinets notamment via le numérique et promouvoir une profession que la loi Pacte a pénalisé en terme d’activité. Ce texte augmente en effet le seuil pour l’audit légal des compte : bilan supérieur à 4 millions d’€ chiffre d’affaires HT dépassant 8 millions d’€ et effectif au-delà de 50 personnes. D.H.

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