A Rosheim, Weinmann Technologies change de mains. 11 millions d’euros d'investissements pour les unités mécaniques de Stellantis Mulhouse. A Mâcon, BR Audit prépare sa transmission avec le soutien de BFC Croissance et Bpifrance. Le Crédit agricole s’installe dans son siège reconstruit à la gare de Strasbourg. Les meubles Parisot vont soumettre leur plan de continuation. NaTran met en concertation le projet de réseau de transport d’hydrogène Hy-Fen.
Alsace
A Rosheim, Weinmann Technologies change de mains
La holding d’investissement Lokemann a racheté 100 % des parts de Weinmann Technologies, spécialisée dans la conception et la fabrication de cabines de peinture. Son détenteur, Frédéric Creplet, directeur général d'E’nergys, devient président de l’entreprise de Rosheim (Bas-Rhin) et son fils, Louis-Mattéo Creplet, prend la fonction de directeur opérationnel. Après des études à X-HEC Paris et au Canada, celui-ci souhaitait revenir en Alsace, et avec son père, reprendre une entreprise dans l’industrie à forte valeur-ajoutée. « Nous avons fait la rencontre il y a un an et demi d’André Courtois qui, à 65 ans, voulait céder la société qu’il dirigeait depuis 2015. Au fil des discussions, nous avons élaboré ensemble un plan de reprise et un plan stratégique », explique Louis-Mattéo Creplet. La reprise, annoncée il y a quelques jours, avait été officialisée en interne en juin dernier lors d’un séminaire. André Courtois restera pendant 18 mois en tant que président d’honneur du conseil d’administration.
Weinmann Technologies emploie 53 salariés et a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 12,5 millions d’euros. Le nouveau plan se structure autour de quatre piliers : consolider le cœur de métier automobile, qui demeure le socle ; développer de nouveaux marchés, notamment dans l'industrie ferroviaire et aéronautique et dans la défense ; développer l’export de proximité (Suisse et Benelux) ; et diversifier l'offre de services pour doubler le chiffre d’affaires de cette spécialité dans les cinq prochaines années. Le projet d’investissement dans de nouveaux locaux dans la zone de Rosheim reste également d’actualité. L’entreprise souhaiterait déménager d’ici deux ans, de sorte à rassembler sous un même toit ses sites respectifs de production à Rosheim et de stockage à Bischoffsheim, à quelques kilomètres de distance. J.Giorgi
Alsace
11 millions d’euros d'investissement pour les unités mécaniques de Stellantis Mulhouse

L’attribution de la fabrication de cinq nouvelles pièces bénéficie aux unités de forge-fonderie-mécanique-outillage de l’usine Stellantis de Mulhouse (Haut-Rhin), a annoncé sa direction le 8 octobre. Ces ateliers situés en amont du montage et dédiés à l’ensemble du groupe automobile vont produire un carter cylindre moteur pour véhicules hybrides, un arbre de boîte de vitesse toujours pour l’hybridation, deux couronnes de différentiel (roues à dentures), une traversée arrière et un pivot avant en aluminium. Ces développements déclenchent un investissement de 11 millions d’euros venant renforcer cet ensemble « Powertrain » qui représente la moitié de l’effectif du site, avec ses 2.200 salariés. L’unité de montage, quant à elle, sera mise à l’arrêt du 15 au 30 octobre dans le contexte d’arrivée en fin de vie des modèles Peugeot 308 et 408 en attendant la relance de la production mulhousienne par l’arrivée de véhicules électriques. L’usine de Sochaux va stopper à son tour son montage, du 23 au 30 octobre au titre, selon le constructeur, d’une « disponibilité insuffisante » d’approvisionnements en batteries pour les véhicules électriques, qui touche également Rennes en Bretagne. M.Noyer
A Mâcon, BR Audit prépare sa transmission avec le soutien de BFC Croissance et Bpifrance
Le cabinet BR Audit de Mâcon (Saône-et-Loire) entame sa transmission en associant à son capital de nouveaux dirigeants et trois managers clés, avec l’appui de BFC Croissance (société de la Banque Populaire de Bourgogne-Franche-Comté) et de Bpifrance. Fondé en 2005 par Denis Rion et Philippe Briday, le groupe d’expertise comptable, d’audit et de conseil réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 11 millions d’euros. Il compte 120 collaborateurs répartis en dix bureaux en Bourgogne-Franche-Comté et en Auvergne-Rhône-Alpes, dont certains spécialisés dans les domaines agricole et viticole. La transmission associe les repreneurs Benjamin et Quentin Vernoux ainsi que trois cadres managers, Aurélie Rativet, Steve Bergeret et Stéphane Legate. L’ouverture du capital prépare le terrain au retrait progressif des fondateurs, tout en assurant la continuité de la gouvernance et de la culture du cabinet. « Nous sommes fiers d’associer […] nos managers au capital du groupe afin d’écrire une nouvelle page de cette aventure collective » soulignent Denis Rion et Philippe Briday.
Plus globalement, l'opération doit soutenir une nouvelle phase de développement, notamment par croissance externe. BFC Croissance et Bpifrance apportent un soutien en terme financier et d’accompagnement. Les repreneurs veulent ainsi s’appuyer sur les équipes en place afin de poursuivre la croissance du cabinet qui compte actuellement 4.000 clients. S.Dolidze
Alsace
Le Crédit agricole s’installe dans son siège reconstruit à la gare de Strasbourg

Sept ans de gestation puis de travaux ont trouvé leur épilogue pour le Crédit agricole Alsace-Vosges le 25 septembre dernier, avec l’inauguration de son siège reconstruit, place de la gare à Strasbourg (Bas-Rhin). Confrontée à l’obsolescence du bâtiment d’origine de 1954, la caisse régionale a fait le choix de se réimplanter au même endroit plutôt que de déménager ailleurs, du fait en particulier de l’immédiate proximité avec le réseau ferré. « 70 % des collaborateurs concernés arrivent au travail par le train ou les transports urbains », souligne le directeur général, Thierry Cornille. La nouvelle construction qui mixe bois, béton et acier dans sa structure (conception de l’agence Denu & Paradon, travaux pilotés par Demathieu Bard Construction) permet de rationaliser les espaces de travail et de favoriser confort d’exercice des tâches et dialogue entre les équipes, autour d’un lumineux patio qui ouvre la vue sur les 7 niveaux.
Elle regroupe 500 salariés (une agence bancaire, les fonctions supports, un pôle d’expertise pour clients professionnels et patrimoniaux, un centre d’affaires entreprises, un centre de relations clients et les représentants des 10 filiales spécialisées du groupe bancaire) dans une surface équivalente au bâtiment historique, soit 10.000 m2. S’ajoutent 3.000 m2 de surfaces proposées à la location à des occupants tiers, de même que l’auditorium modulable de 260 places pourra connaître d’autres utilisateurs. Le projet a représenté un total d’investissement de 80 millions d’euros. Il postule à trois certifications environnementales simultanées – Passivhaus, BBCA Bâtiment bas carbone et Breeam niveau Excellent – ainsi qu’au label de smart building R2S (Ready To Services). Pendant plusieurs années, les équipes concernées ont déménagé provisoirement dans un immeuble du quartier d’affaires Archipel-Wacken aux franges du centre-ville. M. Noyer
Franche-Comté
Les meubles Parisot vont soumettre leur plan de continuation
L’hypothèse d’une sortie de crise par la voie interne marque des points dans le dossier de Parisot Industrie. Le fabricant de meubles basé à Saint-Loup-sur-Semouse (Haute-Saône), en redressement judiciaire depuis le 8 juin, a obtenu, fin septembre, une prolongation de sa période d’observation, dans le but que son actionnaire P3G Industries puisse finaliser un plan de continuation. Celui-ci sera soumis le 2 décembre au tribunal de commerce de Lille, qui instruit le dossier. « Parisot Industrie poursuit ses démarches visant à sécuriser les ressources nécessaires (…) et à démontrer la visibilité de son nouveau modèle en vue de la présentation d’un plan de continuation », expose dans un communiqué sa direction, qui fait état d’un carnet de commandes au volume « conséquent. » L’entreprise compte environ 280 salariés sur son site de Haute-Saône, jusqu’à présent préservé par la restructuration. Celle-ci réduit à presque néant en revanche l’usine de Mattaincourt (Vosges) où se concentrent l’essentiel des 132 licenciements enclenchés au début de l’été. M.Noyer
Grand Est
NaTran met en concertation le projet de réseau de transport d’hydrogène Hy-Fen

Le futur réseau de transport d’hydrogène renouvelable et bas carbone Hy-Fen a engagé le 28 septembre dernier sa phase de concertation préalable. Porté par l'opérateur français NaTran (ex GRTgaz), ce projet d'une artère de 820 km doit acheminer ce gaz du sud de la France jusqu’à la frontière allemande. Sa construction mobilisera 4,5 milliards d’euros d’investissement. Toutefois, pour une section entre Cerville (Meurthe-et-Moselle), à l’est de Nancy et Erching (Moselle), à la frontière allemande, « NaTran étudie la conversion d’une canalisation existante utilisée pour le transport de gaz naturel », précise Vincent Rousseau, délégué territorial Nord-Est. Le public a la possibilité jusqu’au 20 décembre de s’informer et de poser des questions sur la plateforme concertation.projet-hyfen.com mise en place par la CNDP (Commission nationale du débat public). Hy-Fen constitue le maillon français du projet européen H2med qui vise à relier la péninsule ibérique où les ressources en énergie solaire et éolienne permettent une importante production d’hydrogène renouvelable, à la France forte d’un potentiel d’hydrogène bas carbone grâce au nucléaire ainsi qu’à l’Allemagne, bassin de forte consommation industrielle. Ses travaux pourraient démarrer en 2030 en vue d’une mise en service deux ans plus tard. L’artère a vocation à se connecter notamment au futur réseau transfrontalier de transport d’hydrogène MosaHYc (Moselle Sarre hydrogen conversion) porté par NaTran et son homologue allemand Creos Deutschland. Ses 91 km dont un tiers de nouvelles canalisations devraient être mis en service en 2029 (investissement de 100 millions d’euros), avec côté français un début de chantier annoncé au printemps 2027. P. Bohlinger












































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