Mos-laine fait entrer en phase industrielle sa transformation de laine de mouton. Effectifs et activité en pente déclinante dans l’automobile en Bourgogne-Franche-Comté. L’usine automobile Dumarey Powerglide de 320 salariés fermera à Strasbourg. La CCI Saône-Doubs relancera l’École Cheval (Cours Hôtelier) à Besançon en septembre prochain. Un projet pour capter le CO2 sur 1.000 km jusqu’à Dunkerque depuis le Grand Est. Christian Brethon, président du Medef Grand Est. Disparition d’Anne-Claire Goulon (groupe Livio).
Lorraine
Mos-laine fait entrer en phase industrielle sa transformation de laine de mouton
Mos-laine vient de franchir un cap dans son projet de valorisation dans le bâtiment de la laine des moutons du Grand Est. La société coopérative (Scop) fondée en 2021 à Réchicourt-le-Château (Moselle) a décroché, début décembre dernier, une appréciation technique d'expérimentation (Atex) pour son isolant en flocons de laine à souffler sous combles. « Délivrée par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), elle récompense trois ans de travail. Elle va nous permettre d’accéder aux marchés publics notamment, car elle est synonyme d’assurabilité de notre solution », se félicite Stéphane Ermann, éleveur et président de Mos-laine. Cette certification tombe à point nommé. En effet, Mos-laine va se voir livrer en ce mois de janvier 2026 ses nouveaux locaux : 2.400 m² d’ateliers et de stockage réhabilités par la communauté de communes de Sarrebourg Moselle Sud sur le site « Bataville », l’ancienne cité-usine des chaussures Bata à Réchicourt-le-Château. La coopérative va y démarrer, au premier semestre 2026, la production de flocons à souffler, mais aussi de feutre de paillage pour les plantations paysagères et de feutres haut-de-gamme pour l’automobile, l’aéronautique, l’habillement, etc. En 2025, les 144 éleveurs-coopérateurs de Mos-laine (chiffre d’affaires de 150.000 euros) ont collecté 20 tonnes de laine, des volumes transformées en panneaux isolants rigides en Belgique, mais aussi en fil dans le Nord. En vitesse de croisière, la Scop qui n'emploie pas de salariés actuellement, devrait générer un chiffre d'affaires annuel de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires et compter 7 personnes. P. Bohlinger
Bourgogne-Franche-Comté
Effectifs et activité en pente déclinante dans l’automobile

Une étude de l’Insee vient étayer et objectiver l’impression de mauvaise santé qui traverse l’industrie automobile en Bourgogne-Franche-Comté. Sur les dix premiers mois de 2025, l’institut national statistique mesure une baisse d’activité de 3 %, qu’il relie au net recul des ventes de voitures neuves en France (1,6 million de véhicules sur l’année, soit un quart de moins qu’en 2019) et à l’effet dissuasif de l’envolée de leur prix (+ 40 %) depuis six ans. Les effectifs régionaux de la filière suivent la même tendance. Ils ont diminué de 5 % sur un an à fin juin 2025, soit une perte nette de 1.800 postes aboutissant à un total de 36.440 salariés permanents. La baisse est assez homogène entre la construction (8.916 salariés répertoriés) et la sous-traitance, hormis une chute de 15,9 % dans l’ingénierie, à l'effectif ramené à 1.340 personnes. Au nombre de 1.700, les embauches en CDI ont diminué de 14,4 % durant le premier semestre 2025 en comparaison de la première moitié de 2024. L’intérim, lui, est resté presque stable (-0,3 %) avec 5.150 contrats à mi-2025. Les reculs en amont de la filière ont été compensés par les 450 recrutements de Stellantis sur fin 2024 à Sochaux (Doubs) dans le cadre de la montée en puissance des nouvelles 3008 et 5008. M.Noyer
L’usine automobile Dumarey Powerglide de 320 salariés fermera à Strasbourg
Le coup de massue était redoute : l’usine Dumarey Powerglide de Strasbourg va fermer à la fin de cette année. La direction de l’équipementier automobile familial belge a présenté, ce 7 décembre, le « projet de cessation d’activité » du site. Celui-ci emploie encore 320 salariés à la fabrication d’éléments de boîtes de vitesse, après en avoir compté un millier il y a dix ans. Il s’était délesté de 248 postes de travail il y a un an, quelques mois après l’arrêt de son contrat avec le groupe allemand ZF qui a repris des parties de fabrication en interne pour faire ace à son propre déclin de commandes. Sous le nom Punch Powerglide, le groupe Dumarey avait repris en 2013 au constructeur américain General Motors l’usine installée dans le port de Strasbourg depuis 1968. Les efforts et investissements pour la conversion à la motorisation électrique se heurtent à la concurrence chinoise et aux incertitudes plus générales du marché quant aux choix technologiques. Cette fermeture annoncée représente ainsi un symptôme fort de la crise de l’industrie automobile. Pour la CGT métallurgie du Bas-Rhn qui a réagi jeudi soir, « tout était écrit d'avance. La direction a délibérément privilégié la rentabilité financière immédiate au détriment du développement de l'outil industriel et du maintien des emplois. » M.Noyer
Franche-Comté
La CCI Saône-Doubs relancera l’École Cheval (Cours Hôtelier) en septembre prochain

Près de trois ans après sa liquidation judiciaire en septembre 2023, le Cours Hôtelier, prestigieuse école bisontine de gouvernant(e)s, majordomes et réceptionnistes, renaîtra de ses cendres à la rentrée scolaire prochaine. Après avoir racheté ses actifs en mai 2024, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) Saône-Doubs accueillera les premiers apprentis dans ses locaux, à compter de septembre 2026. La nouvelle École Cheval – Excellence Hôtelière (ECEH), préparera uniquement au titre de « gouvernant·e », renouvelé par France Compétences grâce au travail des équipes de la CCI. La nouvelle version de l'école hôtelière mise sur l’apprentissage. Une façon notamment de rendre plus accessible une formation qui coûtait autrefois aux étudiants plus de 12 000 euros par an. L’investissement de la CCI n’a pas été communiqué, mais les frais de fonctionnement seront couverts par Akto l’opérateur de compétences (financeur des formations) des « métiers de l'humain », tandis que les salaires des apprentis seront à la charge des établissements d’accueil. L’ECEH espère recruter 20 à 25 apprentis pour sa première promotion, et elle affirme pouvoir accueillir jusqu’à une cinquantaine d’étudiants. C.Jourdan
Grand Est
Un projet pour capter le CO2 sur 1.000 km jusqu’à Dunkerque
Un réseau pour capter le C02 depuis le Grand Est et l’acheminer jusqu’au port de Dunkerque, tel est le projet qu’enclenche le transporteur de gaz NaTran (ex-GRT Gaz). Il a lancé un appel à manifestation d’intérêt jusqu’au 28 février pour une telle concrétisation, en direction des utilisateurs potentiels tels que les industriels, les gestionnaires de déchets, les exploitants de chaufferie biomasse et d’installations de méthanisation. Son objectif consiste à interconnecter les projets de captage de C02 du Grand Est, d’Ile-de-France, de Normandie et des Hauts-de-France pour les diriger vers le port de Dunkerque, d’où le gaz carbonique pourrait rejoindre les sites de stockage géologique qui commencent à se déployer en mer du Nord. Dans cette perspective, le projet de NaTran associe Equinor, énergéticien norvégien impliqué dans la première plateforme de confinement sous-marin de la mer du Nord, dénommée Northern Lights. M.Noyer
Christian Brethon, président du Medef Grand Est

Christian Brethon prend la présidence du Medef dans le Grand Est. Il a été élu le 18 décembre à la tête de la représentation régionale de l’organisation patronale, en succession d’Alexandre Farro qui était en fonction depuis début 2023. Le nouveau président s’engage à son tour pour un mandat de trois ans. Dirigeants de plusieurs entreprises de métallurgie de la Marne, des Ardennes et de l’Aisne dont Cica et Step, il a déjà accumulé de nombreux mandats patronaux, dont la présidence du Medef Marne de 2018 à 202& et, depuis 2024, celle de l’UIMM Grand Est. M.N.
Disparition d’Anne-Claire Goulon (groupe Livio)

Anne-Claire Goulon est décédée le 4 janvier, à l’âge de 51 ans, du cancer contre lequel elle luttait depuis plusieurs années. De 2016 à octobre 2024, elle a assuré la cogérance du groupe de BTP vosgien Livio, aux côtés de Frédéric Peduzzi, descendant du fondateur en 1938. Ainsi que l’avait souhaité la famille dirigeante, elle avait apporté sa vision tirée d’expériences professionnelles dans d’autres secteurs, la grande distribution et le transport dont le groupe vosgien MGE. La rayonnante responsable a accompagné et impulsé l’importante croissance externe de Livio qui compte aujourd’hui 400 salariés. Elle avait également présidé l’association Face Vosges pour l’inclusion, pendant quatre ans à partir de 2020. M.N.


















.jpg)

















%20(002).jpg)



.png)
























