Akacia lève 8 millions d’euros à Dijon pour accélérer sa croissance dans la transition énergétique et numérique. Le Nancéien StemInov rassemble 10 millions d’euros pour développer ses biomédicaments issus cellules souches. 70 000 m2 à venir aux portes de la Franche-Comté, sur la friche BAT dans le Jura suisse. L’horizon s’éclaircit pour Sherpa Mobile Robotics en Alsace. Crossject obtient 11,3 millions de dollars supplémentaires pour son Zepizure aux Etats-Unis.

 

Bourgogne

Akacia lève 8 millions d’euros à Dijon pour accélérer sa croissance dans la transition énergétique et numérique

 

Le groupe dijonnais Akacia, spécialiste des métiers techniques du bâtiment et des infrastructures, annonce une levée de fonds de 8 millions d’euros auprès d’Elevation Capital Partners (3,5 M€) et auprès de BNP Paribas, Crédit agricole Champagne-Bourgogne, LCL Dijon et Caisse d’épargne Bourgogne Franche-Comté (4,5 M€ cumulés de crédits bancaires structurés) . Cette opération vise à soutenir sa stratégie de croissance externe et à renforcer son rôle dans la transition énergétique et numérique. En cinq ans, l’entreprise familiale reprise en 2019 par Yoann Faivre est passée d’une entité unique à un groupe de dix sociétés, qui affichera un chiffre d’affaires de 34 millions d’euros en 2025. Son modèle repose sur une « constellation de PME », fédérant des structures locales autour d’un projet collectif qui conjugue autonomie et synergies. « Ce sont les PME, enracinées dans leurs territoires et expertes dans leurs métiers, qui détiennent l’agilité nécessaire pour relever les défis énergétiques et numériques. En les fédérant, nous créons une force collective capable d’allier expertise locale et vision globale », souligne Yoann Faivre, président d'Akacia. Le groupe annonce des ambitions élevées : dépasser 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et le millier de collaborateurs d’ici 2029, en poursuivant un rythme de deux à trois acquisitions par an. A.Morel

 

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Grand Est

Le Nancéien StemInov rassemble 10 millions d’euros pour développer ses biomédicaments issus cellules souches  

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Les cellules extraites des cordons ombilicaux sont mises en culture en vue d’être utilisées comme traitement contre la pneumonie sévère. © CHRU Nancy

La start-up nancéienne StemInov franchit un nouveau cap dans le développement de biomédicaments développés à partir de cellules souches embryonnaires. Fondée en 2019, la société issue de travaux de recherche menés au CHRU de Nancy a annoncé, le 24 septembre, une levée de fonds de 10,6 millions d’euros auprès des réseaux Angels Santé, Business Angels des grandes écoles, Alsace Business Angels, de Codexial, Finovam Gestion, du fonds ILP de la région Grand Est, ainsi qu’auprès du programme France 2030 opéré par Bpifrance et du Fonds européen de développement régional Feder. Ce financement vise à accélérer la mise en place de la plateforme de bioproduction de StemInov à Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin) et à obtenir la validation réglementaire d’un essai clinique de phase I/IIa dans les complications des pneumonies sévères. Julie Hutin, présidente de StemInov, évoque « une étape clé qui nous rapproche de notre objectif : diminuer la mortalité des patients hospitalisés en réanimation pour cause de pneumonie sévère, là où il n’existe aujourd’hui aucune promesse thérapeutique. »

Produit à partir de cellules souches extraites de cordons ombilicaux, ce biomédicament novateur est ensuite conditionné sous forme de doses congelées immédiatement disponibles dans les hôpitaux et pouvant être rapidement injecté aux patients. StemInov explique disposer d’un potentiel d’application dans un grand nombre de pathologies inflammatoires, auto-immunes ou encore en médecine régénératrice. En forte expansion, le marché mondial des cellules souches mésenchymateuses est estimé à plus de 9,4 milliards de dollars d’ici 2032 par le cabinet de conseil Straits Research. P. Bohlinger      

 

Franche-Comté
70.000 m2 à venir aux portes du territoire, sur la friche BAT dans le Jura suisse

Un devenir est trouvé à l’ancienne usine de cigarettes BAT (British America Tobacco) à Boncourt dans le Jura suisse, fief du travail frontalier aux portes de la Franche-Comté. Le site fermé en 2022 va laisser place à une zone d’activités de 70.000 m2 bâtis, que porte un investisseur immobilier, Loxo Immo. Celui-ci compte destiner les surfaces, d'anciens entrepôts du cigarettier, à de l’activité logistique et/ou industrielle. L’un de ses dirigeants a avancé le nom des horlogers Festina et Lotus parmi les candidats à implantation sur place. La fermeture de BAT avait entraîné la suppression des 220 derniers postes de travail sur place, dont une moitié d'emplois frontaliers. M.Noyer 

 

Alsace

L’horizon s’éclaircit pour Sherpa Mobile Robotics  

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La PME de 27 salariés de robots mobiles et collaboratifs est filiale de Norcan. © Norcan

Sherpa Mobile Robotics (SMR), de l’Alsacien Norcan dédiée aux robots mobiles et collaboratifs, n’a pas obtenu le crédit impôt recherche en 2024. Ce manque à gagner d’environ 350.000 euros a mis l’entreprise de 27 salariés en situation délicate. Mais depuis cet été, l’horizon s’est dégagé grâce à une commande de 2,5 millions d’euros qui bénéficie à la fois à SMR et à sa maison-mère. « Depuis deux mois, on voit un déblocage de dossiers qui étaient à l’arrêt depuis six mois. Nous espérons que la crise politique française ne va pas enfreindre de nouveau les investissements industriels », souligne Stéphane Fauth, le dirigeant des deux entreprises établies à Haguenau (Bas-Rhin). Il a déposé un recours pour obtenir le crédit impôt recherche et espère obtenir gain de cause d’ici quelques mois. « Nous sommes en relation avec l’administration, nous répondons à leurs questions. Mais on sent que le gouvernement veut faire des économies un peu partout », poursuit-il. En 2024, SMR a réalisé un chiffre d’affaires de 4,1 millions d’euros.  J.Giorgi

 

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Bourgogne

Crossject obtient 11,3 millions de dollars supplémentaires pour son Zepizure aux Etats-Unis 

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La biotech dijonnaise attend l'autorisation américaine de mise sur le marché du candidat médicament également appelé ZENEO Midazolam. © Arnaud Morel

La société dijonnaise Crossject, spécialisée dans les auto-injecteurs sans aiguille pour situations d’urgence, annonce un financement additionnel de 11,3 millions de dollars accordé par la BARDA américaine (Biomedical Advanced Research and Development Authority), portant le contrat total à 43,3 millions de dollars. Ces fonds visent à soutenir les étapes réglementaires et industrielles liées au développement de Zepizure (nom commercial ZENEO Midazolam), un médicament destiné à lutter contre les crises d’épilepsie, en vue d’une autorisation d’utilisation d’urgence (EUA) et de mise sur le marché (NDA) par la FDA (Food and Drug Administration). Cette EUA était espérée début 2025. « Nous sommes reconnaissants à la BARDA pour son partenariat et son investissement continus, qui soulignent l’importance de Zepizure (...). Nous abordons avec confiance les étapes clés de la réglementation et de la production commerciale », commente le dirigeant de Crossject, Patrick Alexandre, dans un communiqué. À l’issue de l’autorisation, un contrat d’acquisition prévoira la livraison de plus de 360.000 auto-injecteurs ZENEO Midazolam, pour un montant de 60,8 millions de dollars. A. Morel

 

 

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