Gaussin vient à la rescousse des véhicules autonomes Navya. Besançon et Strasbourg choisissent Alstom pour renforcer leurs trams. Une nouvelle maroquinerie Hermès dans les Ardennes, 280 emplois annoncés. L'Alsacien Sherpa Mobile Robotics lance un nouveau robot autonome. L’industrie a consommé moins de gaz en 2022 dans l'Est. L’EuroAirport Bâle-Mulhouse redécolle aussi pour ses résultats.
• Gaussin vient à la rescousse des véhicules autonomes Navya
Associé au Japonais Macnica, le groupe Gaussin d'Héricourt (Haute-Saône) a obtenu la reprise de Navya, l’entreprise lyonnaise de véhicules autonomes qui se trouvait en redressement judiciaire. L’offre conjointe a été retenue la semaine dernière par le tribunal de commerce de Lyon, pour prise d’effet ce lundi 24 avril sous la forme d’une nouvelle société entre Gaussin (51 %) et son partenaire nippon actif dans les nouvelles technologies. Le duo préserve 143 emplois en France (149 avec les salariés à l’étranger) sur 203. Il va consacrer 15 millions d’€ dans l’année pour faire rebondir Navya, avant de viser un premier chiffre d’affaires de 23 millions d’€ puis un saut à 120 millions d’€ dès 2025 sur les marchés de la logistique, des transports publics et privés de passagers, des ports et des aéroports, principalement en configuration de « sites fermés ». Il compte ainsi réussir le passage à l’industrialisation que Navya n’est pas parvenu à opérer. La PME de Villeurbanne va fortement renforcer, de son côté, les compétences en véhicules autonomes du groupe Gaussin. M.Noyer
• Besançon et Strasbourg choisissent Alstom pour renforcer leurs trams

A deux jours d’intervalle la semaine dernière, les agglomérations de Strasbourg et Besançon ont annoncé retenir la nouvelle génération de tramways Citadis d’Alstom pour étendre leur flotte de matériel roulant. L’Eurométropole de Strasbourg passe commande en solo au constructeur, de 22 exemplaires représentant un montant de 250 millions d’€, avec une première tranche de 12 pour un objectif de mise en circulation fin 2025, à l’occasion de l’extension du réseau strasbourgeois. Pour Grand Besançon Métropole, le choix s’est opéré dans le cadre d’un groupement de commandes avec Brest et Toulouse. L’agglomération franc-comtoise s’équipera de 5 rames supplémentaires à partir de mars 2025 sur son réseau Ginko, pour une part de contrat la concernant d’un montant de 18,3 millions d’€ avec une tranche optionnelle pour trois exemplaires supplémentaires, déclenchable d'ici à mi-2025. Les 19 rames actuelles du réseau bisontin ont été fabriquées par l'Espagnol CAF, à l'époque en 2014, son concurrent français ne possédait pas d'offre adaptée aux dimensions de la circulation dans les rues plus étroites de Besançon. Des travaux seront entrepris au centre de maintenance bisontin afin d'augmenter la capacité de stockage de rames. Les nouveaux marchés décrochés par Alstom seront honorés par ses différentes usines en France, dont Ornans (Doubs) pour les moteurs et Le Creusot (Saône-et-Loire) pour les bogies, l’assemblage s’effectuant à La Rochelle. M.Noyer
Hermès continue de tisser sa toile dans l’Est. Après le Pays de Montbéliard, le groupe fait des Ardennes une seconde base principale dans cette partie de la France, en annonçant l’implantation de sa troisième maroquinerie dans le département. Venant compléter ceux de Bogny-sur-Meuse ouvert dès 2004 et de la zone industrielle de Tournes-Cliron l’an dernier, le nouveau atelier sera installé à Charleville-Mézières, sur la friche des usines Deville vides depuis sept ans. Hermès y prévoit la mise en service en 2027 et la création de 280 emplois à terme. M.Noyer
• L'Alsacien Sherpa Mobile Robotics lance un nouveau robot autonome

Sherpa Mobile Robotics (SMR), la filiale de l’Alsacien Norcan dédiée aux robots mobiles et collaboratifs, lance un nouveau modèle autonome dédié au transport de piles de bacs. Après les robots Sherpa B (robot suiveur capable de porter jusqu’à 100 kg et de tracter jusqu’à 200 kg) et Sherpa P dédié au transport de palettes (capable de transporter jusqu’à une tonne), cette version baptisée Sherpa D est dédié au transport de dollies ou socles à roulettes. Particulièrement compact, il dispose d'une capacité de charge pouvant aller jusqu’à 250 kg et peut déplacer jusqu’à 150 piles de bacs par heure. Avec cette nouveauté, Sherpa Mobile Robotics vise les secteurs de l’industrie logistique et de l’intralogistique, pour le transfert de pièces, l’aide à la manutention, le kitting et l’alimentation des bords de ligne. SMR s’adresse à l’industrie logistique, à la distribution et à l’e-commerce mais également aux hôpitaux, aux services et aux transports. Il est présent sur les principaux marchés européens : France, Allemagne, Espagne, Pologne... En 2022, l’entreprise bas-rhinoise qui emploie 40 personnes, a réalisé un chiffre d’affaires de 3 millions d’€. Cette année, elle vise un objectif de 6 millions, puis 10 millions d'€ en 2024. J.Giorgi
• L’industrie a consommé moins de gaz en 2022 dans l'Est

Une baisse de la demande en gaz de l’industrie a caractérisé l’année 2022 aussi bien en Bourgogne-Franche-Comté que dans le Grand Est, relatent les directions régionales respectives du transporteur GRTgaz. Les efforts de sobriété, la hausse des prix et la douceur de la météo se sont conjugués pour aboutir à cette évolution. Le recul est plus marqué dans la première région, avec une diminution de 20 % soit un total de 4 térawattsheure (Twh) contre un – 10 % observé dans le Grand Est aboutissant dans cette région à un total de 22 Twh, soit un tiers des consommations de gaz tous utilisateurs confondus. La baisse y résulte surtout de la chimie (diminution de 18,5 %) et de la métallurgie (- 15 %) selon GRTgaz Nord-Est.
Dans les deux régions, la méthanisation progresse. En Bourgogne-Franche-Comté, quatre nouveaux sites d’injection ont été mis en service l’an dernier, portant le total à 16 ce qui a augmenté d'un tiers la capacité de production, à 263 Gwh/an, l’équivalent de la consommation en chauffage de 23.000 logements. S'y ajoutent deux nouvelles installations depuis le début de l'année dont celle Uniergie à Selongey (Côte-d'Or) représentant à elle seule 40 Gwh/an. Le Grand Est conserve sa nette longueur d’avance en la matière et son statut de première région de France, avec 95 sites (21 nouveaux en 2022) représentant 1,98 térawattsheures par an, de quoi chauffer en théorie 170.000 foyers ou de faire rouler 6.000 bus. Le rythme des nouveaux projets en instance ralentit, en revanche. « Cette latence est due en premier lieu à l’attente des nouveaux tarifs de soutien, davantage que d’autres facteurs pouvant entrer en ligne de compte : acceptabilité sociale, hausse des coûts de constructions, transfert des déchets vers de nouvelles filières du fait qu’ils prennent de la valeur », estime Vincent Rousseau, directeur territorial Nord-Est de GRTgaz. M.Noyer
• L’EuroAirport Bâle-Mulhouse redécolle aussi pour ses résultats

© EuroAirport
La publication, ces derniers jours, du rapport annuel 2022 de l’EuroAirport Bâle-Mulhouse confirme le retour à meilleure fortune de la plateforme aérienne franco-suisse. Celle-ci a réalisé un chiffre d’affaires de 149,9 millions d’€ l’an dernier, en hausse de 43 % sur un an. Le résultat d’exploitation (Ebitda) double pratiquement en un an, pour s’afficher à 60,8 millions d’€ et déboucher sur un bénéfice net de 28,4 millions d’€, contre 4,5 millions d’€ en 2021 et une perte en 2020. L'aéroport a ramené son endettement à quasi-zéro et s’est mis en position d’accroître ses investissements, à 30 millions d’€ cette année contre 22 millions en 2002. Le trafic de l’an dernier s’est établi à 7 millions de passagers, soit près du double de 2021 et un écart ramené à 2 millions par rapport au record historique de 2019. L’EuroAirport vise une nouvelle augmentation de 400.000 passagers pour 2023. M.Noyer









































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