Démission du président de la région Grand Est, Jean Rottner. Le groupe glacier Erhard acquiert Bretzel Burgard en Alsace. Le Pays de Montbéliard signe le rachat des terrains « PSA Sud » à Sochaux. Une société d’économie mixte des énergies renouvelables pour la Saône-et-Loire. Le Grand Est, champion des métiers en tension. L’usine de tabac BAT ferme dans le Jura suisse, 118 emplois frontaliers supprimés.


• Démission du président de la région Grand Est, Jean Rottner 

Le président (LR) de la région Grand Est Jean Rottner a annoncé ce 20 décembre son retrait de la vie politique à compter du 1er janvier prochain. Il met en avant des raisons familiales pour expliquer cette décision « mûrement réfléchie », indique-t-il dans un communiqué. Il venait de mettre en place, le 11 décembre autour de la capitale régionale Strasbourg (Bas-Rhin), le premier réseau ferroviaire express métropolitain hors Ile-de-France tel qu’Emmanuel Macron les a appelés de ses vœux fin novembre dernier. Toujours en matière de transports, il a lancé il y a deux ans le processus d’ouverture à la concurrence de lignes ferroviaires pour deux premiers tronçons, Nancy-Contrexéville et Strasbourg-Saint-Dié-des-Vosges-Epinal, en vue d'une concrétisation à l’horizon 2025 ou au-delà. Artisan de la finalisation de la couverture en fibre optique à haut débit de la vaste région de neuf départements (un investissement de près de 2 milliards d’€), il s’est aussi signalé par de nombreuses initiatives de soutien puis de relance pour les entreprises de toutes tailles au moment de la crise sanitaire. Son intérim est assuré par le premier vice-président, le champenois Franck Leroy. M.Noyer

 

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• Le groupe glacier Erhard acquiert Bretzel Burgard en Alsace

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Bretzel Burgard fabrique à Hoerdt (Bas-Rhin) des produits boulangers et traiteurs en frais et surgelé. © Bretzel Burgard


Spécialisé dans la fabrication de desserts surgelés, le groupe familial Erhard basé à Masevaux (Haut-Rhin) accélère son développement via l’acquisition de la société Bretzel Burgard. À l’occasion de cette opération, Unigrains, au capital de Bretzel Burgard depuis 2015, cède sa participation au profit de l’émergence du nouveau groupe. Bretzel Burgard, basé à Hoerdt (Bas-Rhin), est spécialisé dans la fabrication et la commercialisation de produits boulangers et traiteurs vendus en frais et surgelé. L’entreprise compte 220 collaborateurs répartis entre un atelier de production et 14 boutiques en Alsace. Par cette acquisition, le groupe Erhard, historiquement positionné sur le segment du sucré, se dote d’un axe de développement complémentaire avec la fabrication de produits salés. Ce rapprochement permet l’émergence d’un groupe familial indépendant de 750 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de plus de 120 millions d'€. Erhard, qui possède six sites en Alsace et Bourgogne-Franche-Comté, renforce son maillage territorial dans le Grand Est avec désormais sept unités de production et plus de 20 points de vente. J.Giorgi

 

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• Le Pays de Montbéliard signe le rachat des terrains « PSA Sud » à Sochaux

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Signature de la vente de PSA Sud par Christophe Montavon le directeur de Stellantis Sochaux (à gauche) avec Denis Leroux président de Territoire 25 (au centre) et Charles Demouge président de PMA. © Pays de Montbéliard Agglomération


L’entrée dans le giron public du secteur « PSA Sud » de l’usine Stellantis de Sochaux (Doubs) est acté. Ce 16 décembre, Pays de Montbéliard Agglomération et la société publique locale Territoire 25, son concessionnaire, ont signé avec le constructeur le rachat des 42 hectares concernés, au prix de 11,55 millions d’€ qui avait été approuvé par les élus de la communauté d’agglomération en début d’année. Comme prévu également, Territoire 25 va procéder à la rétrocession d’une portion principale de 29,5 hectares à l’opérateur immobilier BT-Immo, afin que celui-ci puisse concrétiser son projet de parc d’activités industrielles et logistiques liées à l’industrie qui est assorti de la promesse de 600 emplois, par la construction neuve à la place des 130.000 m2 de bâtiments les plus vétustes (40 millions d'€ d'investissements) à partir de 2025 et la réhabilitation de 75.000 m2, prévue pour débuter l'an prochain. M.Noyer

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Une société d’économie mixte des énergies renouvelables pour la Saône-et-Loire

La société d’économie mixte locale (SEML) Saône-et-Loire Energies Renouvelables est née le 5 décembre, date de signature du pacte entre ses actionnaires : le Syndicat départemental d’énergie de Saône-et-Loire (Sydesl) qui en détient 58 %, la Banque des territoires (20,83 %), le Crédit Agricole Centre-Est (12,5 %) et la SAS GEG Energies nouvelles et renouvelables (8,67 %) le distributeur d’énergie historique de Grenoble. La structure a vocation à porter des projets d’infrastructures d’énergie renouvelable dans le département ou à entrer au capital d'installations en place. Une partie de son capital social initial d’1,2 million d’€ vise d'ailleurs à prendre une participation dans la centrale photovoltaïque du village de Bissey-sous-Cruchaud qui déploie une puissance de 5,5 mégawatts depuis l’an dernier. « La première vague d’investissement sera constituée majoritairement de projets photovoltaïques et éoliens », confirment les actionnaires. M.Noyer 

 

• Le Grand Est, champion des métiers en tension

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Le secteur du bâtiment et des travaux publics fait partie de ceux qui rencontrent les plus grandes difficultés de recrutement, pour tous types de qualification. © Eurovia


La tension des métiers en terme de main d’œuvre est une réalité plus marquée dans le Grand Est que dans la plupart des autres régions françaises. L’étude de l’Insee consacrée à ce phénomène et publiée la semaine dernière en dresse le constat. Les 46 « métiers en tension », pour lesquels les employeurs rencontrent des difficultés importantes de recrutement, représentent 53,6 % des postes de travail de la région, soit 13 points de plus que la moyenne française. Seuls les Pays de la Loire, la Bretagne et Auvergne-Rhône-Alpes affichent des proportions supérieures. Les chiffres sont arrêtés à 2019, mais restent valides dans leurs grandes lignes.

Les indicateurs de tension les plus élevés concernent les ouvriers du métal et du bois, le BTP (cadres, techniciens, agents de maîtrise et ouvriers), les conducteurs de véhicules, les techniciens et agents de maîtrise des secteurs de l’électricité-électronique, de la maintenance et des industries mécaniques, ou encore les ingénieurs informatiques l’hôtellerie-restauration, sans oublier les professions du soin et de la santé (aides-soignants, infirmiers, sages-femmes). La disproportion entre l’offre de travail des employeurs et la demande (nombre de candidats) crée une prime à l’embauche permanente avec un rapport de 1,1 CDI pour 1 CDD lors d’un recrutement, alors que pour les métiers moins recherchés, il est de 0,4. En revanche, en 2019 en tout cas, elle ne provoquait pas de surenchère salariale.

La tension est exacerbée dans les zones frontalières. Elle n’est pas généralisée à tous les territoires du Grand Est : au-delà des moyennes à l’échelle régionale, le phénomène s’observe en premier lieu dans le département du Bas-Rhin, au dynamisme économique le plus fort. M. Noyer 

L’usine de tabac BAT ferme dans le Jura suisse, 118 emplois frontaliers supprimés

Le fabricant de cigarettes BAT a officialisé la semaine dernière au personnel la fermeture de son usine de Boncourt dans le Jura suisse, limitrophe du Territoire de Belfort. Face à la diminution du marché qu’on ne saurait déplorer, le groupe britannique a décidé de concentrer la production restante ailleurs en Europe. Le transfert d’activité, et donc l’arrêt à Boncourt, s’opérera par étapes jusqu’à fin 2023. Il entraînera la suppression des 220 emplois du site, dont un peu plus de la moitié (118) sont occupés par des travailleurs frontaliers résidents en France. M. Noyer 

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