Emmanuel Macron promet le milliard à la base aérienne de Luxeuil. Le Dijonnais Géotec grandit par croissance externe dans l’étude de la pollution des sols et sites. Des rames Alstom en renfort pour les tramways de Besançon et Strasbourg. Basé près de Strasbourg, All Solutions rejoint le transporteur Dimotrans. Au salon Global Industrie, l'Auxerroise Écollant a déroulé le fil du polyamide. L’institut régional des professions de santé inauguré à Besançon.
Franche-Comté
• Emmanuel Macron promet le milliard à la base aérienne de Luxeuil
Attendu ce 18 mars à Luxeuil-les-Bains pour des annonces sur la relance des investissements de défense en France dont la base aérienne haut-saônoise puisse constituer le pivot, Emmanuel Macron n’a pas déçu sur ce plan. Il a promis une enveloppe de « près d’1,5 milliard d’euros » à la modernisation et reconfiguration de la BA 116 de Saint-Sauveur d’ici à 2035, de sorte à la mettre en capacité d’accueillir la nouvelle génération des avions Rafale embarquant un « missile nucléaire hypersonique », selon ses termes, et marquant ainsi le retour de l’arme nucléaire sur le site. « Je suis venu vous dire que non seulement, la base aérienne de Luxeuil allait rester, pour ceux qui avaient des doutes sur son avenir, mais qu’elle allait accroître son activité de manière inédite et retrouver sa place pleine et entière dans la dissuasion nucléaire française », a déclaré le Président de la République. Le programme comprendra la création de deux escadrons de Rafale. Il entraînera un quasi-doublement de taille de la BA, à 2.000 personnels civils et militaires, contre 1.200 aujourd’hui. M.Noyer
Bourgogne
• Le Dijonnais Géotec grandit par croissance externe dans l’étude de la pollution des sols et sites

Géotec ajoute une nouvelle brique à la construction de son groupe d’ingénierie dans la géotechnique et l’environnement. L’entreprise de Quetigny à côté de Dijon annonce l’acquisition, au 20 février dernier, d’Envisol, une PME intervenant dans la dépollution de sites et de sols, ce qui « aboutissant à la constitution d’un leader en France des études » dans cette spécialité, relève Olivier Barnoud, le président de Géotec. Envisol a réalisé un chiffre d’affaires de 8,1 millions d’euros en 2024 avec un effectif de 70 salariés, réparti entre son siège de la Tour-du-Pin (Isère) et le réseau d’agences qu’il a tissé dans le pays depuis sa création en 2009, à Rouen, Nantes, Poitiers, Paris, Metz et Toulouse, ainsi qu’à Madrid et Montréal.
La PME est notamment très implantée dans les secteurs du nucléaire, de l’automobile et de l’industrie plus généralement. Ses trois pôles d’expertise traitent respectivement de l’évaluation des pollutions, de la reconstruction-renaturation des sols et des perspectives qu'ouvrent la géologie numérique et l’IA à son métier. Envisol permet à Géotec d’élargir aussi bien sa clientèle que le périmètre géographique de ses actions. Elle rejoint le pôle environnement du groupe dijonnais réparti en une dizaine de métiers (diagnostic de structures, risques naturels, ingénierie des routes, géothermie…) qui emploie un millier de salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros l'an dernier. M. Noyer
Bourgogne-Franche-Comté-Grand Est
• Des rames Alstom en renfort pour les tramways de Besançon et Strasbourg

Alstom engrange les commandes dans les agglomérations proches de son berceau de Belfort. Le 6 mars, le conseil communautaire de Grand Besançon Métropole a validé l’achat de rames supplémentaires pour son tramway auprès du constructeur ferroviaire. Pour 9 millions d’euros, la communauté urbaine ajoute trois exemplaires du Citadis (version 34 mètres de longueur pour une capacité de 200 passagers) à mettre en service en 2026 et 2027, aux cinq attendus à partir de mai 2025 (valeur cumulée de 18 millions d’euros) dans le cadre de la commande groupée conclue avec Toulouse et Brest il y a deux ans. Actuellement, 19 Citadis sont en circulation dans l'agglomération. Le vote s’inscrit dans un programme d’amélioration de la desserte marquée par la création d’un nouveau terminus à la station Brulard, à construire pour 3,7 millions d’euros d’avril à novembre 2026.
La métropole de Strasbourg renforce également son parc de tramways auprès d’Alstom, dans le contexte de l’ouverture en fin d’année de l’extension de son réseau vers l’ouest. Elle commande au constructeur la livraison en 2026 de 27 rames du Citadis version allongée (45 mètres pour l’accueil de 286 passagers) qui viendra boucler son accord-cadre de 250 millions d’euros de 2023 pour un total de 39 exemplaires, les 12 premiers s’apprêtant à être mis en service. Le marché bénéficie au site de moteurs d’Alstom à Ornans : avec la commande annoncée également ce 19 mars pour le tramway du Havre, l'usine sera chargée de fabriquer 194 exemplaires de ses moteurs. M. Noyer
Basé près de Strasbourg, All Solutions rejoint le transporteur Dimotrans
Le groupe Dimotrans a officialisé, le 10 mars, l’acquisition d’All Solutions, spécialiste de l’affrètement de marchandises par la route basé à Holtzheim au sud de Strasbourg. Cette croissance externe fait de Dimotrans « l’un des leaders de la commission de transport routier en France », fait valoir l’entreprise qui siège près de Lyon à Pusignan (Rhône) et compte plus de 2.500 salariés pour un chiffre d’affaires de 620 millions d’euros en 2023. Le transport routier national forme son activité historique née il y a 40 ans, qui s’est complétée des trajets internationaux, du fret maritime et aérien et de la logistique. All Solutions (55 salariés) prépare et transporte ses lots complets ou partiels depuis 12 agences. Elle s’est dotée fin 2021 de sa plateforme logistique principale de 25.000 m2 à Holtzheim. M. Noyer
Bourgogne
• Au salon Global Industrie, l'Auxerroise Écollant a déroulé le fil du polyamide

Agathe Rouzaud la dirigeante de Écollant a participé le 12 mars dernier à l'édition 2025 du salon Global Industrie à Lyon pour exposer lors du Jour Bleu, un événement organisé par Bpifrance, La French Fab et la fédération de jeunes pousses Start Industrie. L’entreprise d'Auxerre (Yonne) a développé un procédé pour extraire le polyamide présent dans les textiles en vue de le recycler. Il repose sur une chimie verte à base de matériaux biosourcés. Mais l’innovation ne s’arrête pas là pour Agathe Rouzaud : « non seulement nous avons réussi à extraire ce polyamide, mais nous avons réussi à en faire du fil à échelle pré-industrielle qu’on a pu tricoter. Nous avons validé le cycle fermé du fil de polyamide, en partant d’anciens habits, nous fabriquons le fil pour refaire de nouveaux vêtements. Et nous sommes les premiers au monde à l’avoir fait », affirme-t-elle.
C’est donc avec une précieuse bobine dans son coffre que la dirigeante s’est rendue à Lyon, en vue de rencontrer des industriels du secteur de la chimie qui souhaitent mettre un pied dans les matériaux recyclés. La prochaine étape pour Écollant sera l’arrivée en 2026 d'un outil de production pilote. Dans l’attente, la start-up continue de collecter sa matière première d’habits en polyamide. Elle se fournit en matière première auprès d’industriels du collant mais aussi dans des lieux de collecte de vêtements usagés. Elle est passée de 3 tonnes récupérées en 2022 à 14 en 2024. S. Dolidze
Bourgogne-Franche-Comté
• L’institut régional des professions de santé inauguré à Besançon

Le conseil régional a procédé le 17 mars à l’inauguration, en présence de la ministre de la Santé Catherine Vautrin, de son nouveau phare de préparation aux métiers de la santé : l’Institut de formation des professions de santé (IFPS) a fini d’ériger ses 7.000 m2 à Besançon dans la zone Temis. Il est dimensionné pour accueillir chaque année un millier de candidats à plus d’une dizaine de spécialités paramédicales et du travail social : ergothérapeutes, puéricultrices, infirmiers/infirmières, aides-soignants, ambulanciers, etc.
La construction et l’aménagement ont représenté un investissement de 31 millions d’euros pris en charge par la région qui finance aussi à 70 % le fonctionnement de l'IFPS. L’institut prend le nom de Paulette Guinchard, l’élue bisontine décédée en 2021 qui fut secrétaire d’Etat aux personnes âgées. Son concepteur, l’agence d’architecture parisienne Epicuria, a organisé les bâtiments selon une succession de courbes et de terrasses visant à les fondre dans son terrain en dénivelé et dans le paysage de collines qui les entoure. Le gros œuvre a été réalisé par l’entreprise belfortaine Albizzati. M. Noyer










.png)










































.jpg)






