L’armée promet « plusieurs centaines de millions d’euros » d’investissement sur la base aérienne de Luxeuil. Un avenir commun pour Guy Bernard et Hory-Marçais en Côte-d'Or. L’usine meusienne de Daimler Buses produit son premier autobus électrique. WeMa + Calculus = premier expert-comptable indépendant d'Alsace. A Dijon, Vitagora inaugure un tiers-lieu pour redonner pouvoir de décision au consommateur. Six trophées export 2024 en Alsace.
Franche-Comté
• L’armée promet « plusieurs centaines de millions d’euros » d’investissement sur la base aérienne de Luxeuil
Annoncé en 2019 par la ministre des Armées d'alors Florence Parly, le programme de modernisation de la base aérienne de Luxeuil-Saint Sauveur, en Haute-Saône, a été confirmé le 14 juin par son successeur Sébastien Lecornu, dans un courrier adressé à Cédric Perrin, sénateur du Territoire de Belfort et président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. Avec ses 1.1000 militaires, la BA 116 constitue le deuxième employeur du département derrière Stellantis à Vesoul. Elle accueille actuellement un escadron de défense aérienne équipé d’une vingtaine d’avions de chasse Mirage 2000-5 qui approchent l’âge de la retraite. À partir de 2032, elle recevra progressivement deux escadrons Rafale, soit 40 appareils, appelés à participer « aux contrats opérationnels des forces aériennes stratégiques » : la base franc-comtoise réintègre donc le dispositif de dissuasion nucléaire dont elle était sortie en 2011. Avant ce redéploiement, des investissements massifs seront réalisés, principalement entre 2028 et 2031, afin de mettre à niveau des infrastructures (réseaux, routes, bâtiments) construites il y a 70 ans sur 480 hectares. Ce chantier s'élève à « plusieurs centaines millions d’euros » selon Frédéric Burghard, le maire de Luxeuil-les-Bains. L'élu escompte l’arrivée de « 800 militaires supplémentaires » sur la base, ce qui représenterait avec les familles, « entre 2.000 et 2.500 habitants de plus. ». E.Prompt
Bourgogne
• Un avenir commun pour Guy Bernard et Hory-Marçais
L’entreprise de maçonnerie Guy Bernard à Savigny-lès-Beaune (Côte-d’Or) est rachetée par François-Xavier Vignat, le dirigeant d’Hory-Marçais à Dijon. Après 70 ans d’histoire familiale, la société de huit personnes s’était retrouvée en liquidation, au risque de laisser derrière elle un savoir-faire en particulier dans les travaux en cuveries. Cette spécialité a suscité l’intérêt de son repreneur, qui y voit l’opportunité de synergies avec sa propre PME, reconnue pour ses chantiers de monuments historiques et bâtiments patrimoniaux. « Hory-Marçais a déjà travaillé pour des domaines prestigieux et Guy Bernard apporte ce métier complémentaire de la construction-rénovation de cuveries. Les matériaux se combinent bien eux aussi, Guy Bernard œuvre dans le béton, et nous dans la pierre en premier lieu, Le rachat apporte aussi une occasion d’implantation dans la région de Beaune et son secteur viticole », commente François-Xavier Vignat. Hory-Marçais (40 salariés, chiffre d’affaires de 4,5 millions d’euros) vient par exemple de restaurer la tour du Clos de Vougeot, outre ses chantiers au long cours du moment comme la cathédrale de Nevers. M.Noyer
Lorraine
• L’usine meusienne de Daimler Buses produit son premier autobus électrique

Les véhicules de transports urbains et périurbains se convertissent eux aussi à l’électrique dans l’usine lorraine de Daimler Buses (ex-Evobus). Cette filiale de l’Allemand Mercedes-Benz Group AG a annoncé la production d’un premier « eCitaro » sur son site de Ligny-en-Barrois (Meuse) où travaillent plus de 1.100 personnes en incluant stagiaires, alternants et intérimaires. La production de cet autobus marque un tournant dans les ateliers meusiens qui partageaient jusqu’à présent leur activité de manière équilibrée entre la version diesel du Citaro Mercedes-Benz et sa déclinaison hybride.
En effet, le groupe automobile a engagé en 2023 un investissement de 50 millions d’euros en vue de transformer les lignes de production en chaînes mixtes, capables de monter à la fois des modèles thermiques et modèles électriques. Un bâtiment supplémentaire regroupant toutes les activités de qualité et de finition sera également construit localement. Le virage de l’électrique devrait s’accompagner de la création de 200 emplois sur le site qui a recruté 150 personnes entre 2022 et 2024. P. Bohlinger
• WeMa + Calculus = premier expert-comptable indépendant
Dévoilé le 11 juin, le rapprochement de WeMa et Calculus International donne naissance au « plus important cabinet d’experts-comptables indépendant d’Alsace », comptant un effectif de 330 salariés et un chiffre d’affaires de 37 millions d’euros qui souhaite être porté à 50 millions d’euros en 2030.
La transmission de WeMa a motivé cette opération. « Notre taille (220 salariés, 24 millions d’euros) suscitait naturellement l’intérêt de grands groupes de notre secteur d’activité, or nous ne voulions pas changer de profil, celui d’un acteur régional et indépendant. L’accord avec Calculus, que nous connaissions, permet de satisfaire ce vœu », relate Philippe Steiner, dirigeant de WeMa qui devient président du conseil de surveillance du nouveau duo.
A partir d’un dénominateur commun, la prestation de tous types de services aux entreprises régionales, de la TPE à l’ETI, les deux cabinets apportent leurs marques d’identité respectives de façon complémentaire. Sur le plan géographique, avec une prédominance Bas-Rhin et Moselle pour WeMa et des positions fortes de Calculus dans le Haut-Rhin, et dans les offres, WeMa ayant constitué une entité dédiée à la prévoyance-retraite, tandis que « nous-mêmes avons développé un important pôle en gestion de patrimoine et conseil aux fusions-acquisitions », signale Arnaud Bodier, nouveau président du directoire. Les localisations respectives génèrent aussi des synergies dans l’activité transfrontalière d'accompagnement des entreprises de part et d’autre du Rhin qui caractérise les deux cabinets : entre France et Suisse pour Calculus et entre France et Allemagne pour WeMa. M.Noyer
Bourgogne
• A Dijon, Vitagora inaugure un tiers-lieu pour redonner pouvoir de décision au consommateur

Vitagora a inauguré, le 18 juin, son « living lab » à Dijon, un tiers-lieu dédié à l’innovation alimentaire qui veut concrétiser sa volonté de réintégrer les consommateurs dans la boucle de l’industrie alimentaire. Ce projet sur cinq ans s’inscrit dans le cadre de France 2030 « Territoires d’Innovation », pour un montant d'1,2 millions d’euros financé à part égale par la Banque des Territoires, Dijon Métropole et la région Bourgogne-Franche-Comté. Il porte l'objectif d’interroger les consommateurs sur leurs pratiques alimentaires afin d’encourager les entreprises du secteur à innover tout en limitant le risque industriel. « Ce sont les consommateurs, non un panel, qui font des propositions d’offre alimentaires, elles sont ensuite traduites sous forme de cahier des charges, puis transformées en produits industriels, selon le principe du « test and learn » utilisé par les start-ups » précise Christophe Breuillet, directeur de Vitagora, le pôle de compétitivité régional de l'agroalimentaire. Deux pièces principales sont destinées à recevoir des groupes, avec des ateliers menés par Marine Le Roux, responsable du living lab, tout juste recrutée.
Les consommateurs sont interpellés sur différents thèmes à travers un jeu de cartes. Par exemple : achat de simili carné : comment passer de l'intention à l'acte d’achat ? Des produits végétaux aux saveurs de la mer : comment réussir leur entrée dans nos cantines ? Le lieu vise aussi à bousculer les représentations. Le casque de réalité virtuelle projette en 2035 dans la préparation de frites avec de l’huile d’insectes. De plus, le Living Lab expérimente, en lien avec la légumerie de Dijon, des légumes prédécoupés pour faire gagner du temps aux assistantes maternelles. Des ateliers sont aussi en cours sur le thème des légumineuses, en lien avec la grande distribution, avec une réflexion autour du réaménagement des rayons sur ces produits. S.Dolidze
Alsace
• Six trophées export 2024

Les toujours courus Trophées Export de la CCI Alsace Eurométropole ont livré leur verdict pour l’édition 2024, la semaine dernière. Celle-ci a récompensé six entreprises. « L’export exemplaire » revient à Senstronic, le fabricant de capteurs électroniques en expansion à Saverne (Bas-Rhin). Charles Bonnet & Fils, producteur de mèches à bois à Monswiller (Bas-Rhin), est identifié comme « fort potentiel export. » La catégorie RSE-développement durable distingue Ecosun Innovations de Wettolsheim (Haut-Rhin) pour son activité de générateurs solaires mobiles installables sur le principe du plug & play, notamment en Afrique. Le trophée du transfrontalier échoit au cabinet de conseil RH Pro Evolution de Brunstatt-Didenheim (Parc des Collines en périphérie de Mulhouse) qui a ouvert fin 2023 un bureau pour l’Allemagne à Karlsruhe et est actif aussi dans la relation avec la Suisse autour de Bâle. Chaque édition décerne également un « coup de cœur du public », en l’occurrence au domaine viticole Adam d’Ammerschwihr (Haut-Rhin) qui écoule en Europe et Asie une partie de sa production, convertie au bio. M.Noyer

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