600 emplois potentiels de panneaux solaires chinois sur l’ex-Faurecia à côté de Montbéliard. Batifranc cherche un avenir inventif aux abattoirs du Creusot. L’innovation va faire son festival dans le bâtiment de Bourgogne-Franche-Comté le 5 juillet. Deux mille emplois de plus en un an dans la métallurgie en Alsace. Michelin modernise son usine de Troyes. L’Espagnol Primafrio base sa logistique française à Belfort.


Franche-Comté

• 600 emplois potentiels de panneaux solaires chinois sur l’ex-Faurecia à côté de Montbéliard

Une usine chinoise de panneaux solaires va-t-elle naître dans le Pays de Montbéliard ? La communauté d’agglomération en a franchi un premier pas ce 26 juin, en votant une délibération qui ouvre la voie à la vente à l’investisseur concerné, DAS Solar, du terrain que celui-ci convoite : l’ancienne usine Faurecia de Mandeure (Doubs) pour les systèmes d’échappement aujourd’hui fabriqués au Technoland à Allenjoie par le groupe. DAS Solar compte 7.500 salariés selon son site web. Elle est présentée dans la délibération adoptée comme « une société fondée en août 2018 de recherche, développement, fabrication et vente de cellules photovoltaïques ainsi que de construction et exploitation de centrales solaires » et a été qualifiée de « numéro un chinois » lors du vote par le président de Pays de Montbéliard Agglomération (PMA) Charles Demouge.

Selon le même texte, le projet vise à produire pour le marché européen des panneaux photovoltaïques et les connectiques qui lui sont associées, moyennant un investissement « process » de « 30 à 40 millions d’euros », qui « s’accompagnerait de 600 créations d’emploi selon les projections faites par le porteur », avec mise en service en mai 2025 avant une montée possible à 3.000 emplois par la suite, selon Charles Demouge. Les choses ne sont pas bouclées pour autant, dans un domaine où des projets venus de loin sont déjà restés lettre morte, en dernier lieu celui de l'Indien Rec Solar dans l’Est de la Moselle qui a finalement été relayé par le Français Holosolis. DAS Solar conditionnerait, de plus, son arrivée à l’aménagement d’un autre site de 60.000 m2 à proximité pour produire lingots, plaquettes de silicium et cellules photovoltaïques - le Technoland devrait pouvoir satisfaire cette attente.

PMA se met en tout cas en ordre de marche, avec prudence et vigilance sur la solidité du dossier et la nature exacte de l'activité (fabrication complète ? assemblage ?) en déclenchant un « signal d'ouverture », selon l'expression du vice-président à l'économie Didier Klein. Sa délibération va lui permettre, pour commencer, de racheter le site Faurecia Mandeure à l’établissement foncier régional EPF Doubs BFC son propriétaire formel, en vue de le céder au groupe chinois au prix d’1,2 million d’euros HT, lorsque celui-ci le déciderait. DAS Solar avait lorgné sur le site PSA Sud à Sochaux mais y a renoncé car il n'est disponible qu’à la location. Il ne semble pas rebuté par l’exposition aux crues du Doubs, un point problématique du site de Mandeure ayant dissuadé d’autres acquéreurs potentiels. 


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Bourgogne

• Batifranc cherche un avenir inventif aux abattoirs du Creusot

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Hubert Cusenier, directeur général de Batifranc, veut créer un effet de notoriété pour donner ensuite au site ses meilleures chances de reconversion. © Batifranc


Vacant depuis plusieurs années, dans un état plutôt dégradé et présentant un agencement très typé pour son usage historique : le site des anciens abattoirs au Creusot (Saône-et-Loire) « cumule les facteurs de complexité », reconnaît Hubert Cusenier, directeur général de Batifranc. Mais le crédit-bailleur régional ne cède pas au découragement. Propriétaire des 7.000 m2 couverts en béton, il lance le processus de sa nouvelle reconversion - après l’occupation par quelques activités parties dans l'intervalle et l’abandon de pistes dans le luxe - ceci en deux temps. Avant d’envisager une consultation classique pour la transformation effective, Batifranc entame un concours d’idées « prix de la friche ». Celui-ci s’adresse en premier lieu aux étudiants architectes pour imaginer sans restrictions un avenir au site et prétendre ainsi à quatre prix dotés de 3.500 à 7.000 euros chacun, en architecture et design, virtuel (recours au numérique et à la réalité virtuelle), « save the planet » (dimension écologique) et jeunesse faisant appel aux idées d’enfants. « L’objectif consiste aussi à créer un effet de notoriété autour de ce lieu pour aider à lui envisager un avenir », ajoute Hubert Cusenier. Les candidatures aux « prix de la friche » sont réceptionnées jusqu’au 31 octobre, en vue de produire des propositions à la fin de l’année, qui seront départagées début 2025.

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Bourgogne-Franche-Comté

L’innovation va faire son festival dans le bâtiment le 5 juillet

Un « festival du bâtiment » autour du thème de l’innovation se tiendra le 5 juillet, au Domaine du Pont de Pany (Côte-d’Or). La FFB BFC (Fédération française du bâtiment - Bourgogne-Franche-Comté) s’en trouve à l’origine. Elle a rassemblé un panel d’un peu plus de 20 organismes, start-up (comme Purple Alternative Surface ou Tridoo) ou sociétés plus matures en mesure de présenter des produits ou concepts originaux, qui seront réunis dans un Village de l’innovation ouvert à quelque 300 visiteurs attendus. Des tables-rondes sur « l’innovation, gage de longévité » et sur « l’innov’action » ponctueront cette journée, marquée également par la signature d’une convention de stimulation des transitions avec le conseil régional et la présence annoncée du président national de la FFB, Olivier Salleron.


Alsace

• Deux mille postes de plus en un an dans la métallurgie

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Quelques piliers de la métallurgie alsacienne comme l'équipementier électrique Hager jouent un rôle de pilier et d'entraînement pour les embauches dans la branche. © Hager


Les effectifs de la métallurgie en Alsace ont progressé de près de 5 % en un an, « soit 2.000 emplois de plus », a relaté l’UIMM territoriale à l’occasion de son assemblée générale ce 24 juin à Mulhouse (Haut-Rhin). La branche regroupe 55.000 salariés en Alsace. Son activité 2023 a été portée par la bonne santé et les expansions, concrétisées ou à venir, de plusieurs de ses piliers comme Hager à Obernai et Bischwiller et Liebherr dans la région de Colmar. Pour cette année, le président de l’UIMM Alsace Fabrice Urban reconnaît une « situation plus hétérogène.» Mais elle n'est pas unilatéralement négative et ne supprime pas la tendance de fond au besoin massif de main d’œuvre. « Entre créations nettes de postes et remplacement des départs, nos entreprises auront besoin de 50 % de plus de soudeurs dans les dix ans », souligne notamment Fabrice Urban. L'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) estime disposer d'un argument pour attirer les candidats : sa nouvelle convention de branche, que la représentation patronale considère comme particulièrement avantageuse. Mais la pénurie persistante oblige à chercher de nouveaux canaux de recrutement. Tel est le sens de l’initiative de la fédération métallurgie de monter dans ses centres d’apprentissage un cursus spécifique à des personnes éloignées du marché de l’emploi. Une première promotion de 12 habitants du quartier de Strasbourg-Hautepierre va ainsi être accueillie dans le CFA d’Eckbolsheim. Première brique qui en appelle de très nombreuses autres.

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Champagne-Ardenne

• Michelin modernise son usine de Troyes

Michelin a inauguré, le 17 juin, une machine innovante pour la production de pneus de véhicules agricoles dans son usine dédiée de La Chapelle-Saint-Luc en périphérie de Troyes (Aube). « Cosmos », comme elle se dénomme, procure réduit de 20 % l’usage de solvants par rapport aux gammes précédentes. « La nouvelle machine offre également une plus grande flexibilité dans le service aux clients, en produisant des gammes dimensionnelles impossibles à produire à ce jour sur le site », précise le manufacturier dans un communiqué. Au global, elle améliore la compétitivité de l'implantation troyenne de 750 salariés, qui se voit ainsi conforté dans son statut de pilier des pneumatiques agricoles au sein du groupe : il en concentre 40 % de la capacité mondiale et exporte 85 % de sa production. Le nouvel équipement s’inscrit dans un plan de modernisation de 80 millions d’euros du site sur la période 2021-2026.

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Franche-Comté

• L’Espagnol Primafrio base sa logistique française à Belfort

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Vue de la plateforme que le groupe espagnol a développée à l'Aéroparc de Fontaine (Territoire de Belfort) sur une surface de 9.500 m2. ©¨Primafrio


Une plateforme logistique vient remplir l’Aéroparc de Belfort-Fontaine, grâce à un investisseur étranger. L’entreprise espagnole Primafrio a décidé d’installer sur l’ancienne base militaire reconvertie en parc d’activités son premier centre français, sur une surface de 9.500 m2. L’infrastructure assurera la distribution frigorifique, la spécialité principale du groupe. Le site a été retenu comme point de relais pour les transports vers l’Allemagne et l'Europe de l'Est. Inauguré le 20 juin, il démarre avec une cinquantaine de salariés.

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