Dedihcated, le hub digital de Bourgogne-Franche-Comté, souhaite monter en puissance. Les fibres Kermel de Colmar rachetées par le fonds FCDE. Flabeg ferme ses portes en Alsace et supprime 109 emplois. Le groupe Urgo, lauréat du classement Happy Trainee Alternance 2023. Le club d’entrepreneurs lorrains Yeast souffle ses dix bougies. Côte-d’Or Energies fait se lever le soleil deux fois sur le département.
• Dedihcated, le hub digital de Bourgogne-Franche-Comté, souhaite monter en puissance
« Hub d’innovation digitale » ainsi qu’il est qualifié, Dedihcated BFC a tenu la semaine dernière à Besançon (Doubs) sa rencontre annuelle proposant aux entreprises différentes solutions pour la réussite de leur transition numérique. Tel est en effet l’objectif premier de cette initiative qui fait partie de la famille européenne labellisée des EDIH (pour European Digital Innovation Hubs, dont les quatre lettres du sigle se retrouvent dans son propore nom). Elle bénéficie, à ce titre, d’un budget de 3,7 millions d’euros sur trois ans (2022-2025) de l’Union européenne et de la région Bourgogne-Franche-Comté. Le Pôle Véhicule du futur coordonne le réseau de 13 partenaires (*) se mettant au service des PME, la catégorie éligible à Dedihcated : « parcours de la donnée à l’IA, digitalisation de process de production, accès aux financements », énumère Emmanuel Paris, coordinateur au Pôle. Ces experts peuvent ainsi accompagner les PME de la région en commençant par un diagnostic. Sur l’objectif final de 200, 28 ont été bouclés à ce jour. « La phase de démarrage est la plus difficile, la notoriété augmente » laissant espérer une montée en puissance, selon Emmanuel Paris. M. Noyer
(*) Pôle Véhicule du futur, Nuclear Valley, Vitagora, BFC Numérique, Numerica BFC, L’Usinerie, Amvalor (Arts & Métiers), Université de Bourgogne, Université de Franche-Comté, Université de technologie de Belfort-Montbéliard, Cetim, Cap’tronic, la CCI Bourgogne-Franche-Comté celle-ci en particulier sur la cybersécurité grâce à son pôle de quatre spécialistes et son outil d’analyse MyCyber360
• Les fibres Kermel de Colmar rachetées par le fonds FCDE

Changement de fonds pour Kermel. Le fabricant de fibres textiles techniques à Colmar (Haut-Rhin) est racheté à date du 16 avril par la société de capital-investissement FCDE, qui succède à un autre investisseur, Qualium. Le tour de table inclut le management autour du président de Kermel Philippe Declerck, cette équipe dirigeante entre ainsi au capital. Kermel emploie 120 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros en 2023 dans sa spécialité : les fibres à haute performance pour la confection de vêtements de protection individuelle, contre le feu et l’arc électrique. L’entreprise fournit notamment de nombreuses brigades de sapeurs-pompiers. Elle revendique la place de leader européen dans son activité. Elle a été longtemps détenue par Rhône-Poulenc puis Rhodia. Son nouveau propriétaire annonce comme priorités le « renforcement de l’outil industriel », l’« intensification de la R&D pour des propriétés toujours plus exclusives de la fibre Kermel » et le développement à l’international hors Europe, dans la continuité de l’expansion en Amérique du Nord représentant déjà 40 % des débouchés. Le site colmarien a investi l’an dernier 13 millions d’euros pour se doter d’une nouvelle unité de distillation. M.Noyer
• Flabeg ferme ses portes en Alsace et supprime 109 emplois

La liquidation judiciaire de Flabeg France a été prononcée mardi dernier par le tribunal judiciaire de Saverne (Bas-Rhin), entraînant la suppression des 109 emplois restants de l’usine de Sarrewerden. Ce sous-traitant automobile, fabricant de miroirs pour rétroviseurs et pare-soleils, avait été placé en redressement judiciaire en janvier après la présentation par sa maison-mère allemande d’une « situation catastrophique » induite par la perte du principal client, l’usine-sœur en Hongrie. Ce scénario fait conclure aux syndicats que la disparition de l’unité alsacienne a été préméditée par le groupe, dans un contexte de contraction du marché automobile européen. Une piste de reprise émanait d’une société électronique américaine, Muth Mirror Systems. « Elle n’était pas du métier, elle était intéressée par se doter d’une unité en Europe en plus des Etats-Unis et de la Chine et nous avions trouvé pas mal son projet de développement. Mais elle n’avait pas réuni les fonds nécessaires et, habituée aux salles blanches, elle a trouvé finalement notre entreprise trop vétuste pour ses standards », relate Denis Robitzer, délégué CFTC. Les dernières productions sortiront ce vendredi 19 avril. M. Noyer
Le groupe dijonnais de dispositifs médicaux Urgo est lauréat du classement 2023 de Happy Trainee Alternance, une enquête sur l'attrait des candidats pour le secteur d'activité. Ceux-ci ont le plus souvent cité l’esprit d'équipe, la diversité des tâches, l’intégration active dans les projets. Le programme d'alternance du groupe Urgo offre chaque année à plus de 70 jeunes la possibilité d'intégrer divers métiers, contribuant ainsi à répondre aux besoins en compétences spécialisées tout en favorisant l'emploi local. « Nous sommes particulièrement fiers de nos deux écoles internes, établies en partenariat avec les acteurs locaux, à Veauche (Loire) et à Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d’Or). Elles offrent des formations certifiantes et débouchent sur des recrutements en CDI. En formant nos alternants notamment sur des compétences rares, comme l’IT, le schéma est gagnant-gagnant. Les collaborateurs ont une grande appétence à transmettre », souligne Marie Ducastel, directrice générale des ressources humaines groupe.
« Chez Urgo, il y a une véritable culture de l’accueil, on m’a tout de suite donné les clés pour bien comprendre l’entreprise et son fonctionnement. L’alternance m’a permis d’acquérir les compétences nécessaires au métier de contrôleur de gestion, tout en continuant mon apprentissage éducatif », témoigne François, en 2ème année d’alternance au sein d’Urgo Medical. D.Levy
• Le club d’entrepreneurs lorrains Yeast souffle ses dix bougies
Né il y a dix ans à Nancy, le club d’entrepreneurs lorrains Yeast se positionne désormais comme un acteur de référence en matière de financement d’amorçage des start-up à l'échelle du Grand Est, le premier en volume et le deuxième en valeur. Depuis sa création, ce réseau de business angels présidé par Christophe Pacaud a investi dans 44 jeunes pousses régionales, pour un montant total de 9 millions d’euros, soit plus de 75.000 euros par an et par membre. Yeast évoque un effet de levier d'un facteur 5,3 qui a permis d’injecter un total de 61 millions d’euros dans des entreprises à très fort potentiel, en mobilisant d’autres investisseurs et des cofinanceurs tels que les banques ou Bpifrance. Au-delà de ses tickets de 100 à 500.000 euros par opération, voire exceptionnellement jusqu’à 1 million d’euros, Yeast promeut un rôle de conseil, ses membres étant eux-mêmes entrepreneurs. Parmi les belles success-story accompagnées ce réseau figurent le créateur de solutions d’assistance vocale Vivoka, le fabricant de composants et mécanismes pour l’aérospatial Nimesis, le spécialiste de l’analyse d’images industrielles Aprex Solutions, le producteur d’infusions pétillantes bio à base de plantes Symples ou encore Urbanloop, l’inventeur de capsules pour la mobilité urbaine. P. Bohlinger
• Côte-d’Or Energies fait se lever le soleil deux fois sur le département

Côte-d’Or Energies a lancé coup sur coup deux projets de parcs photovoltaïques à quelques jours d’intervalle ce début avril. Tout d’abord, la société d’économie mixte a donné le coup d’envoi de la centrale du Pralanum à Prâlon qui l’associe au réseau de coopératives Enercoop (détenant 47 % de la société de projet) et à la commune (5 %). Il s’agit de poser 8.000 à 9.000 panneaux pour atteindre une puissance crête de 4,1 à 4,6 mégawwats et produire 4,7 à 5,4 Gwh par an, l’équivalent de la consommation électrique d’environ 2.000 habitants. Puis le 10 avril, Côte-d’Or Energies a signé les statuts de la société de construction et exploitation du parc du Toit du monde occidental, sur les 20 hectares de l’ancien terrain militaire entre Maconge et Meilly-sur-Rouvres. La mise en service est prévue en 2026 pour 36.166 panneaux d’une puissance crête de 21 MW soit un potentiel de 24 Gwh produits par an, l’équivalent de l’électricité de près de 11.000 habitants. La Sem agit, dans ce dossier, avec GEG EneR une filiale de Gaz Electricté de Grenoble (40 %) et avec la communauté de communes Pouilly-en-Auxois / Bligny-sur-Ouche (20 %), le capital de la société porteuse pouvant s’ouvrir aux habitants dans un second temps. M. Noyer






















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