Quatre candidats à la reprise du pôle thermal d’Amnéville. Depuis Mulhouse, l’Ecole 42 de Xavier Niel rayonne sur le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté. Implantation de TSPC à Tavaux (Jura). Le recycleur plastique Geboplast trouve son salut chez Corplex. Faurecia, l'Isthy et MacPlus, nouveaux bénéficiaires du « fonds Maugis » et 8 autres présélectionnés. Le machiniste agricole Kubota investit 15 millions d’€ à Thionville. Les déchets Stocamine resteront sous terre et 50 millions d’€ préserveront la nappe phréatique d’Alsace. Cession de la menuiserie bourguignonne Blanchard et Covre. Lidl planifie une plateforme de 60.000 m² à Toul. Erdil construit ses propres locaux à Temis Besançon.

 

• Quatre candidats à la reprise du pôle thermal d’Amnéville

En difficulté financière à cause de la pandémie du coronavirus, le pôle thermal d’Amnéville (Moselle) pourrait rapidement changer de main. Quatre opérateurs nationaux se sont manifestés pour la reprise des actifs. La liquidation judiciaire devrait être prononcée dans les prochains jours pour que la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Metz puisse désigner le repreneur du site qui regroupe trois établissements : la station thermale Saint-Eloy, Thermapolis et la Villa Pompéi.
Le cahier des charges rédigé à l’attention du futur exploitant prévoit la reprise des 260 salariés, ainsi que le passif financier. Alors que les trois établissements avaient réalisé une année 2019 record, les difficultés rencontrées en 2020 à cause de la crise sanitaire ont généré une perte estimée à 3,7 millions d'€. En juillet dernier, la gestion du pôle associatif avait été confiée à la société publique locale (SPL) Destination Amnéville, créée en 2017 en vue de piloter les projets d’aménagements de la Cité des loisirs d’Amnéville. Les centres thermaux ont tous eu une saison 2020 et à ce jour, ils ne savent pas quand ils pourront rouvrir. P.B.

 

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• L’Ecole 42 de Xavier Niel s’installe à Mulhouse pour le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté

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La Région Grand Est, la Collectivité Européenne d’Alsace, m2A et la Ville de Mulhouse contribuent au financement de L'école 42 Mulhouse qui s’installe dans les locaux du KMØ/ © m2A


Joli coup pour Mulhouse (Haut-Rhin) et son « KMØ » : ce bâtiment du quartier de la Fonderie devenu le totem du lien entre industrie et numérique accueillera à la rentrée prochaine un campus de l’Ecole 42, avec exclusivité sur le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté.
Ce réseau de formation a été créé par le fondateur de Free, Xavier Niel, pour les métiers de la programmation et du développement informatique (codeurs, programmeurs, intelligence artificielle, cybersécurité…). Il est ouvert aux candidats sans condition de diplômes, en ciblant notamment ceux des quartiers sociaux qui peuvent ainsi déployer des talents n’entrant pas dans le moule des cursus académiques.
L’école mulhousienne accueillera des promotions de 150 étudiants pour des formations de un à trois ans, en ligne et par « apprentissage entre pairs » sans professeurs, selon le concept général du réseau. Celui-ci se déploie à présent vers 34 sites dans 22 pays dont 5 en France : Paris l’origine, Lyon, Nice, Angoulême, Mulhouse, en attendant Rennes et l’Occitanie dans de prochains mois. Au KM0, les étudiants bénéficieront de l’émulation avec les start-up implantées sur place, l’école Epitech et l’antenne du CNAM (Conservatoire national des arts et métiers). M.N. 

 

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• Le métallier serrurier TSPC se rapproche de son client Solvay à Tavaux, dans le Jura

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Le nouveau site de PSTC à Tavaux (Jura). © Nolite Timere


L’entreprise bourguignonne, implantée à Longvic, près de Dijon, crée un établissement secondaire à Tavaux, tout près de Dole (Jura). Opérationnel depuis quelques jours, le site de 10 personnes et 750 m2 va principalement travailler en serrurerie et petite charpente pour le chimiste Solvay, voire également à terme pour Inovyn, également implanté sur la plateforme chimiste. L’investissement dans cette opération s’élève à 700.000 €, épaulé par une subvention de 100.000 € du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté et de 15.000 € du Grand Dole.
Reprise début 2015 par Marc Vincent (57 ans), un ancien de Framatome et de GE Oil & Gas, TSPC est filiale du petit groupe Nolite Timere, expression latine signifiant : N’aie pas peur. Ce dernier pèse 3 millions d’€ de chiffre d’affaires et emploie une trentaine de personnes, dont pas moins de 6 apprentis. En mai 2017, Nolite Timere avait acquis à Saint-Rémy, près de Chalon-sur-Saône, la Métallerie des Allouettes qui fait exactement le même métier. « Nous avons plutôt bien passé 2020 et je ne désespère pas de réaliser, dès opportunité, une autre croissance externe », souligne le dirigeant. D.H.

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• Le recycleur de plastiques Geboplast trouve son salut chez Corplex

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Ancienne filiale de l'Alsacien Schroll, Geboplast passe dans les mains de l'Américain Corplex, déjà implantée comme elle à Kaysersberg. © Geboplast


La PME bas-rhinoise de recyclage de déchets de plastiques Geboplast a été reprise sur redressement judiciaire, au 1er janvier par Corplex France Kaysersberg. Le rachat conserve 31 des 39 salariés répartis entre les sites de Muhlbach-sur-Bruche et Lutzelhouse. Acquise en 2010 auprès de son fondateur par le groupe familial alsacien Schroll, l’entreprise traite 10.000 tonnes annuelles de thermoplastiques (polypropylène, polyéthylène, polystyrène…) pour leur recyclage auprès de l’industrie automobile, du bâtiment, de l’emballage non alimentaire et de l’horticulture.
La crise économique et sanitaire qui a fait chuter les commandes a aggravé sa situation fragilisée par la baisse du cours du pétrole qui rend la matière plastique vierge aussi bon marché que la recyclée, jusqu’à entraîner son dépôt de bilan en juin dernier. Le chiffre d’affaires situé habituellement à 7 millions d’€ est tombé à 4,8 millions en 2020.
Le repreneur, l’extrudeur Corplex, anciennement DS Smith Plastics et héritier d’une longue tradition industrielle à Kaysersberg (Haut-Rhin), entend contrecarrer la difficulté structurelle « en apportant une solution intégrée », explique Nicolas Hochart dirigeant de Geboplast.  « Désireux d’augmenter la part du recyclé dans ses approvisionnements, il trouve ainsi en nous un fournisseur dédié… et une relation consolidée avec ce client. » Complémentaires, les offres du groupe et de sa nouvelle filiale présentent en outre l’atout de leur proximité géographique respective. Détenu par le fonds américain Olympus Partners, Corplex (huit usines en Europe) prévoit d’investir 1,5 million d’€ dans les installations de Geboplast. M.N.

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• Faurecia, l'Isthy et MacPlus, nouveaux bénéficiaires du « fonds Maugis » et 8 autres entreprises présélectionnées

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Le futur bâtiment de l'Isthy, dans l'Aéroparc de Fontaine (Territoire de Belfort). © Rougeot Energie – Emmanuelle Andreani/ agence SIZ’-IX


Faurecia, l’Isthy et MacPlus rejoignent H2SYS, première entreprise bénéficiaire du « fonds Maugis », le fonds de 50 millions d’€ issu des pénalités payées par General Electric pour le non respect de ses engagements en matière de créations d’emplois.
Avec H2SYS, premier sélectionné fin 2020, trois relèvent du secteur de l’hydrogène, montrant la volonté de faire émerger une filière hydrogène pérenne dans le nord Franche-Comté. 
Le nom de Faurecia avait déjà été évoqué fin décembre, lors des premières annonces. Le groupe devait apporter des précisions sur le périmètre de son projet de ligne de production de réservoirs à hydrogène à haute pression à Bavans (Doubs) et sur sa temporalité. Dont acte.
L’autre nom rendu public le 27 janiver dans ce secteur est l’Isthy (Institut national du stockage d’hydrogène), filiale de l’entreprise bourguignonne Rougeot Énergie. La société doit installer dans l'Aéroparc de Fontaine, dans le Territoire de Belfort, le premier centre européen de qualification et de certification des composants et du stockage d’hydrogène. Le permis de construire d’un bâtiment de 2.000 m2 a été délivré mi-novembre 2020
La troisième société est Macplus, à Lachapelle-sous-Rougemont (Territoire de Belfort), spécialisée dans la chaudronnerie et le soudage de sous-ensembles en aciers inoxydables et superalliages et dans la conception, fabrication et contrôle d’appareils sous pression. Elle engage des investissements de diversification dans la découpe laser et l'impression 3D.
« L’ensemble de ces accompagnements financiers sera octroyé en contrepartie d’engagements contractuels qui seront suivis sur les cinq prochaines années, essentiellement la création d’emplois », indique le communiqué de presse de Solutions Fiducie. Le gestionnaire du fonds Maugis ne souhaite pas communiquer dans le détail le montant de scs accompagnements financiers qui représentent cependant au total 13 millioins d'€.
Le comité de gestion présidé par Guy Maugis, nommé par Bercy à la présidence de ce dispositif de soutien aux projets de développement industriel constitué par General Electric, a par ailleurs, présélectionné hier 28 janvier, 8 autres entreprises, représentant 25 millions d'€ de demandes d'aides et 2500 emplois. Il s'agit de : Ananké (récupérateurs de chaleur), Avions Mauboussin (avions actionnés par l'hydrogène), Etablissements Couturier (usinage en Haute-Saône), Energie Ro, Gaussin Manugistique (engins de manutention), Lisi (équipementier automobile, Delle), McPhy (équipements de production et distribution d'hydrogèneà Belfort), Purple Alternative Surface (revêtements routiers écologiques, Belfort).

Contact en ligne pour les candidats devant présenter « des produits industriels innovants à forte valeur ajoutée » sur la  plateforme du fonds de revitalisation industrielle P.-Y. R.

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• Le machiniste agricole Kubota investit 15 millions d’€ dans une base logistique à Thionville

 

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La future plateforme logistique du groupe japonais près de Thionville (Moselle) comptera 170.000 emplacements. © Kubota

 
Kubota, constructeur japonais d’engins agricoles, planifie la construction de sa plateforme centrale pour la distribution des pièces détachées en Europe dans l’agglomération de Thionville (Moselle). Début janvier, Nobushige Ichikawa, président de Kubota Europe, a signé l’acquisition d’un terrain de 9 hectares sur la ZAC de Metzange-Buchel dont l’aménagement a été confié à la société mixte SEBL Grand Est. Le groupe de 41.000 salariés va injecter 15 millions d’€ dans ce projet et recruter une centaine de personnes. A sa mise en service à l’horizon 2023, le bâtiment de 22.000m² sera entièrement recouvert de panneaux solaires, représentant  une puissance électrique de 2 mégawatts.
Sur la ZAC, la future plateforme logistique bénéficiera de synergies avec un autre entrepôt, le centre de distribution mondial de pièces détachées du norvégien Kverneland, une filiale de Kubota. « Nous allons mutualiser nos approvisionnements ainsi que les livraisons en direction des huit plateformes européennes du groupe », se félicite Franck Claudon, directeur de projets chez Kubota. P.B.

 

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• Les déchets Stocamine resteront sous terre…

L’Etat n’a pas traîné. Deux semaines après sa visite sur place, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili (Lire ici l’article de Traces Ecrites News) a annoncé, le 18 janvier, la décision définitive quant au devenir des 42.000 tonnes de déchets dangereux stockées dans le centre Stocamine à Wittelsheim (Haut-Rnin) : elles resteront enfouies à 500 mètres de profondeur dans les anciennes mines de potasse.
La ministre avait laissé entendre cette préférence, déjà exprimée par l’Etat ces dernières années, au grand dam des élus locaux et des associations qui plaidaient pour le déstockage complet ou au moins partiel, au-delà des déchets de mercure déjà retirés entre 2015 et 2017. L’option retenue est estimée à 128 millions d’€. Conçu pour stocker les déchets dangereux français à partir de 1999, Stocamine s’est arrêté seulement trois ans plus tard suite à son incendie.

… et 50 millions d’€ pour la nappe phréatique d’Alsace

La préservation de l’intégrité de la nappe phréatique d’Alsace, argument mis en avant pour le déstockage, reçoit en parallèle une enveloppe de 50 millions d’euros, a annoncé Barbara Pompili. Ce « plan de protection sur cinq ans » doit bénéficier à « plusieurs sites industriels ».
Le principal sera l’ex-PCUK (Ugine-Kuhlmann) de Wintzenheim (Haut-Rhin) où sont enterrées 750 tonnes de lindane depuis les années 1960 et 1970. Sa dépollution est évaluée entre 25 et 40 millions d’€. Alors qu’elle traîne depuis des décennies – l’entreprise ayant été liquidée – la dépollution devient urgente, alertent les élus et associations, car un projet de centrale photovoltaïque de 10 hectares du groupe Suez doit y prendre place.
Or « le commissaire-enquêteur a émis cet automne un avis favorable à la demande de permis de construire, sans projet de dépollution en amont », relève le député du Haut-Rhin Yves Hemedinger. Pour les élus, c’est bien à l’Etat de prendre en charge à la suite de l’entreprise défaillante, qui était publique. M.N.

 

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• La menuiserie Blanchard et Covre cédée via le cabinet Minot & Associés

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De gauche à droite, les cédants : Denis et Valérie Covre, et le repreneur Hervé Coussemacker. © Minot & Associés


Hervé Coussemacker, diplômé d’une école du bois, ancien directeur industriel de menuiserie et ancien chef d’entreprise dans l’agencement, reprend la menuiserie traditionnelle Blanchard et Covre à Valérie et Denis Covre, ses fondateurs. Implantée à Chaudenay (Saône-et-Loire), l’entreprise qui emploie une douzaine de personnes et réalise 1,4 million d’€ d’activité, fabrique elle-même ses portes, fenêtres, escaliers…
Spécialiste de la rénovation, elle est réputée pour la qualité de ses prestations intégrant la pose, notamment auprès des maisons de vin. Depuis 2018, le cabinet Minot & Associés, spécialisé dans la transmission et présent à Beaune et Paris, accompagne les cédants, dans leur recherche de repreneurs jusqu’à la signature de la transaction. D.H.

 

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• Lidl planifie la construction d’une plateforme de 60.000 m² dans l’agglomération de Toul

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Lidl va construire une nouvelle plateforme logistique dans l’agglomération de Toul (Meurthe-Moselle) pour remplacer l'actuelle datant de 2003 (en photo). © Google Maps


Le projet de plateforme logistique porté par Lidl sur la zone d’activité de Gondreville-Fontenoy (Meurthe-et-Moselle), dans l’agglomération de Toul, franchit un nouveau cap. Le 22 janvier dernier, le groupe a bouclé la phase d’enquête publique de ce programme de 60.600 m² de bâtiments dont 7.200m² de bureaux. L’investissement de plus de 50 millions d’€ devrait générer 250 emplois à sa mise en service, à l’horizon 2023.
Le distributeur allemand a signé une promesse de vente en vue d’acquérir un foncier de 17,4 hectares auprès de la société mixte Solorem mandatée par la communauté de communes Terres touloises pour aménager la zone d’activité. Le futur entrepôt viendra remplacer l’actuelle plateforme de 25.000 m² mise en service en 2003. Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme de modernisation des 25 plateformes logistiques du groupe sur le territoire hexagonal où il emploie 30.000 personnes. P.B.

 

Batifrancdeux

 


• Erdil construit ses propres locaux à Temis Besançon

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Erdil procède à son second agrandissment en dix ans, cette fois en construisant ses propres locaux. © Temis

 
En à peine 15 ans, Erdil a fait un beau bout de chemin. L’entreprise (environ 2 millions d’€ de chiffre d’affaires) créée par Séverine Vienney, linguiste, est considérée comme l’une des pionnières de l’intelligence artificielle dans l’extraction de texte (text mining), autrement dit l’analyse sémantique automatique. Sa principale application est la relation client ; l’algorithme détecte des éléments de langage dans des messages : réponses à des sondages, e-mails de réclamation, demandes d’information  écrites ou vocales, etc. pour formuler une réponse personnalisée. L’extraction de la substantifique moelle du message permet aussi de détecter la récurrence des mots et par ricochet, d’évaluer la qualité d’un service.
Le développement d’Erdil l’oblige à pousser les murs et à construire un "chez elle" dans le parc d’activité Temis. Le chantier est en cours et devrait être clos au second semestre pour accueillir les 20 salariés de l’entreprise. C.P.

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