ECO)BREF. Rakon France participe aux exploits de l'atterrisseur spacial Philae. Chômage partiel chez FTP Powertrain Technologies à Bourbon-Lancy. La rénovation de l'abattoir de Luxeuil est en route. Les syndicats de Mahle-Behr déçus de l'un des rares accords de compétitivité pour l'emploi. Crise au syndicat mixte de l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt. L'Université Bourgogne Franche-Comté est née. Strasbourg, capitale de la future grande région Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne. La tuilerie Terreal à Chagny, prix de l'économie circulaire décerné par le Medef de Saône-et-Loire. Sewosy, entreprise éco-conceptrice 2014 du nord-est. Du carburant de synthèse à Saudron, en Haute-Marne. Embaltech France en liquidation judiciaire.

 

- Un peu d’Aube sur Rosetta grâce à Rakon France.

 

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Filiale du groupe néo-zélandais Rakon, l’entreprise auboise conçoit et fabrique des composants pour les systèmes de traitement de signaux électroniques.

 

Les exploits du satellite Rosetta et du petit robot Philae déposé sur la comète Tchouri ont tenu le monde entier en haleine en ce mois de novembre 2014. Cette grande première scientifique a été suivie avec une attention et une émotion toutes particulières à Troyes, et plus précisément au siège de la société Rakon France à Pont-Sainte-Marie (Aube).

L’un de ses produits équipe en effet Rosetta : il s’agit de deux oscillateurs à quartz qui permettent de contrôler la fréquence des instruments. La commande avait été passée en 1999.

Filiale du groupe néo-zélandais Rakon, l’entreprise auboise conçoit et fabrique des composants pour les systèmes de traitement de signaux électroniques à destination de trois marchés : l’industrie, la défense, et donc le spatial.

Avec 15 % de son chiffre d’affaires dédié à la R&D, Rakon France équipe les satellites européens, les avions de chasse, hélicoptères de combat, radars, missiles et drones, mais aussi les plates-formes pétrolières et autres réseaux de télécommunication sous-marins.

 

- Chômage partiel chez FTP Powertrain Tech à Bourbon-Lancy.

 

Pour faire face à une baisse de son activité (40 000 moteurs en 2014, 56 539 en 2013), le fabricant italien de moteurs pour poids-lourds (groupe Fiat Chrysler Automobiles) programme une vingtaine de jours en chômage partiel sur la fin de l'année et le début de 2015.

Selon Élisabeth Maximil, la directrice des ressources humaines qui s'est confiée au Journal de Saône-et-Loire, des annulations de commandes sont à l’origine de cette décision. Depuis fin septembre, tous les contrats intérimaires et les heures supplémentaires ont été arrêtés.

 

- La rénovation de l'abattoir de Luxeuil est en route.

 

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L'extension de l'abattoir de Luxeuil en construction métallique. ©Action 70.

 

En juin 2015, les activités de l'abattoir de Luxeuil (Haute-Saône) se dérouleront avec les dernières normes sanitaires dans un bâtiment rénové. L'investissement s'élève au total à près de 2,7 millions d'€ HT, dont 1,2 dédié au process pour l'abattage des bovins et des ovins.

Pour faire aboutir ce projet déjà ancien, l'agence de développement économique Action 70 et l'exploitant, la société d'abattage des Vosges Saônoises (SAVS), ont créé une société foncière (la société foncière des Vosges saônoises) qui réalise et finance les travaux de rénovation et l'extension de 598 m2. Action 70 dotée de compétences en immobilier d'entreprises, en détient 51% du capital de 100 000 €.

La SAVS (chiffre d'affaires de 1,3 million d'€, 16 salariés), locataire, finance le matériel d'abattage subventionné par les conseils régional et général ainsi que les fonds européens Feader et France Agrimer à hauteur d'environ 270 000 €.

 

- Les syndicats de Mahle-Behr déçus de l'un des rares accords de compétitivité pour l'emploi.

 

Les syndicats de Mahle-Behr France de Rouffach (Haut-Rhin), équipementier automobile, expriment leur vive amertume après la perte du marché des Classes A et B de Mercedes que l’usine espérait grâce à son accord de compétitivité signé l’an dernier à l’unanimité des organisations.

« Les salariés ne sont pas récompensés des sacrifices consentis. Cela signifierait-il que l’accord n’a servi à rien et que Rouffach n’est toujours pas compétitif ? », s'interroge Denis Pieczynski, délégué Unsa.

Les salariés avaient approuvé aux 2/3 l’accord - l’un des rares signés depuis la loi de juin 2013 qui les instaurent -, qui leur fait renoncer à 5 jours de RTT sur 15 et gèle leurs salaires. 

Le directeur du site Henry Baumert, invite à relativiser la non-attribution du marché. « L’accord nous redonne toutes nos chances grâce à la baisse du coût du travail (…) mais il ne nous fera pas gagner chaque projet comme par un coup de baguette magique. » L’usine a décroché deux marchés pour Renault et Daimler qui, sans cet accord, seraient, selon la direction, partis dans des usines de Mahle-Behr en Europe de l'est.

Bien qu'il interdise tout plan social, l’accord de maintien de l’emploi se traduira par le licenciement individuel des 159 salariés (sur un effectif d'un millier) qui ont refusé les modifications de leur contrat de travail.

 

- Yves Ackerman démissionne de la présidence du syndicat mixte de l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt.

 

Le président du conseil général du Territoire de Belfort dénonce la volonté des deux principales agglomérations de Belfort et Montbéliard d'élaborer elles seules le futur pôle métropolitain, élargi à terme à Mulhouse, et non plus avec l'ensemble des structures intercommunales adhérentes. Selon lui, cette « démarche exclusive » est mêlée d'une « attitude politicienne partisane ».

Rappelons que les dernières élections municipales ont fait basculer à droite les villes de Belfort et Montbéliard, au sein d'un territoire historiquement à gauche.

 

- L'université Bourgogne Franche-Comté est née.

 

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La salle multiplex en construction sur le campus de Dijon ©Pertuy/Michel Rémond.

 

Les instances des universités de Bourgogne et de Franche-Comté, de l’UTBM, d’AgroSup Dijon, de l’ENSMM de Besançon et du groupe ESC Dijon-Bourgogne ont adopté le 19 novembre les statuts de la communauté d’universités et établissements "Université Bourgogne Franche-Comté " (UBFC). Le décret devrait intervenir en janvier 2015.

Chaque établissement conservera son identité, précise un communiqué et « aucun transfert de personnel n'est prévu ». Le tout sera coordonné par une sorte de holding, « structure légère et peu coûteuse ». En attendant l'organisation d'élections, un conseil d’administration (CA) temporaire, émanant des CA des établissements fondateurs, assurera son fonctionnement et un président sera élu pour la période transitoire.

 

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- Strasbourg sera la capitale de la future grande région Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne.

 

C'est la concession faite par le ministre de l'Intérieur pour faire passer la pilule de ce mariage forcé aux députés alsaciens qui ont contesté, jusqu'à la dernière minute, la fusion de leur région avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Le vote de l'assemblée nationale de l'article 1er de la réforme territoriale, le 20 novembre, ne désigne pas la capitale, cette décision revenant à la future grande région elle-même. On leur a également promis que le régime de droit local d’Alsace-Moselle serait préservé.

 

- La tuilerie Terreal à Chagny reçoit le prix de l'économie circulaire décerné par le Medef de Saône-et-Loire.

Le syndicat patronale souligne l'utilisation de l'électricité produite par l'unité de méthanisation du syndicat des ordures ménagères du nord-est de la Saône-et-Loire, la tuilerie de Terreal à Chagny.

Comme le confiait François Amzulesco, directeur de l’innovation de Terreal à Traces Ecrites News (Lire ici ), ce procédé sera transposé sur d'autres sites par souci de réduire l'impact du CO2 dans la fabrication très énergivore des tuiles.

 

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Sewosy a développé depuis quelques années un dispositif d’ouverture/fermeture de portes par aimantation entre les deux parties du bandeau. ©Sewosy.

- Sewosy, entreprise éco-conceptrice 2014 du nord-est, prépare son déménagement à Haguenau (Bas-Rhin).

 

Son nouveau bandeau-ventouse électromagnétique économe en énergie vaut au bas-rhinois Sewosy le trophée Eco-conception nord-est 2014 dévoilé le 19 novembre à Dijon, après le trophée Alsace 2014.

La PME de systèmes de verrouillages sécurisés pour immeubles collectifs a développé depuis quelques années un dispositif d’ouverture/fermeture par  aimantation entre les deux parties du bandeau : le  profilé intégré dans le cadre de porte et contenant la ventouse d’une part, la poignée dotée d’une contreplaque d’autre part.

La dernière version qu’elle sortira début 2015, adapte sa consommation électrique selon que la porte est ouverte, verrouillée avec ou sans contrainte.  Ce qui procure, selon l’entreprise, une économie d’énergie de plus de 70 % par rapport aux produits actuellement sur le marché. Sewosy (chiffre d'affaires de 6,2 millions d'€, 28 salariés) déménagera début janvier prochain de Bernolsheim à Haguenau. 

 

- Du carburant de synthèse à Saudron en Haute-Marne.

 

Dernièrement inaugurée, la plate-forme technologique de prétraitement de la biomasse du projet Syndièse à Saudron (Haute-Marne) est la première étape du futur démonstrateur préindustriel de production de biocarburants de deuxième génération développé par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). L’installation a pour but de réduire le bois en poudre qui sera, dans un second temps, gazéifiée selon un procédé en cours de test par Air Liquide, puis enfin liquéfiée.

Le projet Syndièse s’inscrit dans le cadre du programme d’accompagnement économique du futur centre de stockage souterrain de déchets radioactifs (Cigéo) de l’Andra qui sera installé sur le site de Bure-Saudron, à cheval sur les départements de la Meuse et de la Haute-Marne.

La 1ère tranche a coûté 24 millions d’€. Il est prévu à terme de construire une usine à Saudron permettant de produire de façon industrielle du carburant de synthèse destiné au transport routier et aérien.

 

- Embaltech France en liquidation judiciaire.

 

Le fabricant d'aérosols et de pièces techniques pour l'automobile ainsi que d'emballages en aluminium, basé à Saint-Florentin (Yonne) a été liquidée début novembre, suite au rejet de la seule offre de reprise présentée au tribunal de commerce d'Auxerre.

Depuis, les 83 salariés occupent l'usine pour obtenir de meilleures conditions de licenciement. La société Embaltech France a vu le jour en mai 2006 suite à la vente du groupe Safet et la reprise du département aluminium par les managers et un investisseur suisse, la famille Gallay.

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