Lucy, la centrale à charbon, disparaît à Monceau-Les-Mines. Electrified BFC, un programme pour accompagner la transition électrique de l'automobile en Bourgogne-Franche-Comté. Dans les Vosges, Nestlé Waters supprime ses 171 postes sans départs contraints. Stellantis et Forvia toujours champions des brevets dans l’Est. L’agence strasbourgeoise Infra explore l’écoconception de sites web.


• Lucy, la centrale à charbon disparaît à Monceau-Les-Mines

Une page du bassin minier se tourne dans le paysage de Montceau-Les-Mines avec la démolition, opérée ce 8 novembre, de la cheminée et du réfrigérant de la centrale thermique Lucy 3. Construite entre 1968 et 1971, la centrale était en mesure d’alimenter en électricité la moitié de la Saône-et-Loire jusqu’à sa fermeture en 2013 pour des questions techniques. Le site avait été racheté il y a 2 ans par GazelEnergie, l’entreprise du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky actuellement active dans l’ancien bassin houiller de Lorraine : elle a acquise la centrale à charbon de Saint-Avold en 2018, qui est autorisée à poursuivre son activité jusque fin 2024, contrairement à Montceau.

Les projets sur place se tournent dorénavant plutôt vers une ferme photovoltaïque et l’aménagement d’un terrain pour des activités économiques et productrices d’énergie. Marie-Claude Jarrot, maire de Montceau-les-Mines, le vit comme soulagement. « C’est grâce à moi que le démantèlement a eu lieu, il a fallu que je me batte auprès de GazelEnergie, auquel incombe la responsabilité, comme propriétaire, de désinstaller cette friche », affirme-t-elle. La suite du processus se poursuivra l’année prochaine avec la destruction du bâtiment de la centrale. S. Dolidze

 

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• Electrified BFC, un programme pour accompagner la transition électrique de l'automobile en Bourgogne-Franche-Comté

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Thierry Tournier, président du Pôle Véhicule du Futur (à gauche) et Arnaud Marthey, conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté, ont signé une convention de partenariat qui formalise le soutien de la collectivité au programme Electrified BFC déployé par le pôle de compétitivité. © Edwige Prompt


Une trentaine d’entreprises de la filière automobile ont particip, mercredi 8 novembre, à une journée « Tech Day » proposée par le Pôle Véhicule du Futur. dans les locaux de l’école d’ingénieurs Supmicrotech (ex-ENSMM) à Besançon (Doubs). La rencontre était organisée dans le cadre du programme Electrified BFC, lancé au début de cette année afin d’aider les PME à se positionner sur la chaîne de valeur du véhicule électrique. Financé par la région Bourgogne-Franche-Comté à hauteur de 180.000 € sur deux ans, le dispositif vise à accompagner les industriels dans le « virage extrêmement violent pris par toute la filière vers l’électrification » selon Thierry Tournier, le président du pôle de compétitivité.

Une dizaine d’entreprises sont déjà engagées dans cette démarche qui combine acculturation aux enjeux de « l’électromobilité », temps d’échanges collectifs et mise en place de plans d’actions individualisés avec l’aide d’un pool de consultants. C'est ainsi que 112 jours d’intervention de salariés du pôle et de partenaires extérieurs sont prévus au total.

Le Pôle Véhicule du Futur fédère un écosystème de 500 membres (entreprises, structures de recherche publique, organismes de formation et territoires) en Bourgogne-Franche-Comté et le Grand Est. Dans cette dernière région, un programme du même ordre est en cours d’élaboration avec la chambre de commerce et d’industrie. E. Prompt

 

Dans les Vosges, Nestlé Waters supprime ses 171 postes sans départs contraints

Après deux mois de grève, un accord a été signé ce mercredi 8 novembre à Vittel (Vosges) entre la direction de Nestlé Waters Vosges et la CGT, CFDT et CFE-CGC sur les conditions de suppression de 171 postes au sein de l’entreprise, sans départs contraints, satisfaisant la revendication des organisations représentatives des 721 salariés du site pour atteindre le « zéro licenciement ».

L’accord a permettre 122 départs en pré-retraite d’ici au 1er avril 2025, une trentaine de départs volontaires, ainsi qu’une vingtaine de départs dans le cadre de mutations internes ou encore de salariés absents des effectifs depuis plusieurs années, car reconnus en invalidité lourde et indemnisés à ce titre.Parallèlement, les syndicats ont négocié des mesures destinées à encourager les départs volontaires (aides à la mobilité, prime de départ, congé de reclassement de 24 mois, etc.)« Nous avons obtenu que le congé de fin de carrière soit porté de quatre à cinq ans.

Parallèlement, les salariés pourront entrer dans ce dispositif garantissant 80% de la rémunération brute pendant cinq ans jusqu’au 1er avril 2025 »,
se félicite Stéphane Cachet, délégué syndical CGT (majoritaire). Demeurera donc à termes, dans le bassin de Vittel, 550 emplois pour produire 1,3 milliard de bouteilles d’eau minérale par an. Philippe Bohlinger 

 

• Stellantis et Forvia toujours champions des brevets dans l’Est

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Derrière les groupes automobiles, le machiniste agricole Kuhn basé à Saverne (Bas-Rhin) se classe parmi les principaux dépositaires
de demandes de brevets du Grand Est. © Kuhn Groupe


Le constructeur Stellantis et l’équipementier automobile Forvia se taillent à nouveau la part du lion dans le palmarès des dépôts de brevets dans l’Est en 2022,
tel que publié récemment par l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle), grâce à leurs centres de recherche et développement, notamment Sochaux-Beaulieu pour le premier et Bavans (Doubs) pour le second. Sur les 367 demandes de brevets déposées l’an dernier en Bourgogne-Franche-Comté, ils en concentrent respectivement 202 et 47 et sont suivis par un autre pilier régional, Alstom (41).

Le peloton suivant, après l’université BFC, comprend le groupe Seb (12 brevets) puis quelques PME et ETI, les filiales du groupe Sokoa dans la Nièvre, Sintermat en Côte-d’Or toujours actif en la matière (7 brevets en 2022), Zurfluh-Feller (6) ou encore Guillin (4) dans le Doubs.

Dans le Grand Est, la répartition est plus équilibrée, laissant Stellantis en tête avec 43 des 287 de l’an dernier et Forvia avec 26, suivis assez rapidement par le groupe de machinisme agricole Kuhn (17) et par l’électricien Hager (11). Parmi la recherche académique, l’université de Lorraine a été la plus active sur la demande de brevets avec 13 dépôts, presque autant (17) que le CNRS. M. Noyer 

 

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• L’agence strasbourgeoise Infra explore l’écoconception de sites web

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L'agence de communication est codirigée par Anne-Sophie Pascal-Lebet et David Jaeggé. © Infra


L’agence de communication Infra basée à Strasbourg (avec des équipes à Paris et Lyon) s’engage dans la réalisation de sites « éco-conçus » : un concept qu’elle reconnaît encore embryonnaire en France alors qu’il s’est développé dans les pays anglo-saxons, en rapport avec les obligations de RSE (responsabilité sociétale des entreprises). Il s’agit pour elle d’appliquer aux sites web les objectifs de réduction de consommation électrique et d’émissions de gaz à effet de serre générés par leur conception et leur consultation .

Contenu plus limité et à la durée de vie augmentée, requêtes extérieures minimalisées, mise au point de codes « propres », chasse au gaspillage dans la typographie et les couleurs constituent les axes de travail de l’agence de 25 salariés d'Anne-Sophie Pascal-Lebet et David Jaeggé. M. Noyer

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