Canovia et André Le Groupe ouvrent une filiale au Canada. Le Mattern Lab ferme ses portes à Sochaux. Archeon Medical lève des fonds pour sa prise en charge des arrêts cardiaques. Les plateformes logistiques Easydis de la région victimes collatérale de la chute de Casino. Interstis, une plateforme collaborative française depuis Le Creusot. Noctua, des boissons pétillantes bio sans alcool et naturelles fabriquées à Beaune.
• Canovia et André Le Groupe ouvrent une filiale au Canada
Canovia, cabinet de conseil en stratégie d'entreprise et finance durable et André Le Groupe, le premier groupe de services aux entreprises en Bourgogne Franche-Comté, annoncent l’ouverture de Canovia Canada, leur nouvelle filiale basée à Ottawa. Cette localisation stratégique, comme porte d'accès au marché nord-américain, permettra à Canovia de mieux servir ses clients pour leurs projets internationaux, tout en explorant de nouvelles opportunités dans la région. Pour Thierry André, PDG d’André Le Groupe qui siège à Beaune (Côte-d'Or) et compte 450 salariés, cette nouvelle filiale marque « une étape essentielle pour assurer le rayonnement durable tant au niveau national qu’international. »
« L’accélération des rythmes économiques, l’intensité concurrentielle sur les marchés exports et la pression de réactivité demandée par nos clients Premium nous impose des horaires de travail étendus (7h30 - 22h30, du lundi au samedi). (…) Nous avions testé le travail en équipe sur 2 fuseaux horaires pour maintenir à nos collaborateurs un bon équilibre entre vie professionnelle exigeante et vie personnelle. (…) », poursuit Marc-Antoine Seris, PDG de Canovia et directeur de la stratégie d’André Le Groupe. Sarah Cissé, en poste depuis trois ans au sein de Canovia, prend la responsabilité de la filiale au Canada. D. Levy
• Le Mattern Lab ferme ses portes à Sochaux

Le clap de fin attendu s’est bien produit pour le Mattern Lab à Sochaux (Doubs). L’association porteuse du tiers lieu a décidé, ce 15 juillet en assemblée générale, sa liquidation amiable, synonyme de fin des activités de diffusion locale de l’industrie 4.0 qui formaient depuis trois ans la vocation du site. « Les discussions sont restées globalement au point mort ces dernières semaines, nous confortant dans la conviction qu’il fallait avoir le courage de décider d’arrêter », commente Kevin Appointaire, qui assurait la présidence par intérim.
Le concept s’est heurté en premier lieu aux frais très élevés de fonctionnement de son lieu d’accueil, un ancien atelier de Stellantis, entraînant un loyer trop important, de 270.000 euros par an. Plus généralement, ses espaces disponibles et son fablab ne sont pas parvenus à attirer durablement des start’up et d’autres utilisateurs que le pôle formation de l’UIMM, laissant vacants une bonne partie de ses 5.000 m2. Dans un communiqué, l’association salue l’ « implication », pour tenter le sauvetage de l’Etat et de la région. Une énumération dont est absente Pays de Montbéliard Agglomération (PMA) à laquelle est reprochée, en filigrane, sa passivité alors que le soutien des collectivités locales constituent un facteur-clé de réussite de tels projets. L’intercommunalité assume sa position, estimant que le projet n’a pas atteint son but. Le Mattern Lab était l’un des piliers du programme « Territoire d’innovation » Nord Franche-Comté adopté en 2019 pour 29 actions d’un total potentiel de budgets de 70 millions d’euros. M.Noyer
• Archeon Medical lève des fonds pour sa technologie de prise en charge des arrêts cardiaques

À Besançon (Doubs), Archeon Medical annonce « la clôture réussie d’un financement de plusieurs millions d’euros » afin d’accélérer le déploiement d’EOlife, sa technologie de monitoring de la ventilation manuelle des patients en arrêt cardiaque. Cette levée de fonds, dont le montant exact n’est pas communiqué en raison de « clauses de confidentialité », a été dirigée par trois partenaires principaux : Bpifrance, avec une aide de 1 million d’euros dans le cadre du programme France 2030, BNP Paribas et la Caisse d’Épargne. La PME de 25 salariés aspire à devenir le « leader du marché en pleine croissance de la surveillance de la ventilation manuelle. »
Déjà commercialisé dans une quinzaine de pays, son dispositif est employé par les équipes de secours (Samu, pompiers, sociétés d’ambulances, Croix-Rouge…). Il permet, selon une étude publiée fin 2023 dans la revue scientifique américaine Circulation, de tripler le taux de survie, tout en réduisant les impacts à long terme d’une mauvaise oxygénation cérébrale. Outre le développement commercial, ce financement servira à nouer des partenariats avec les fabricants de moniteurs de surveillance des signes vitaux. « Nous souhaitons rendre notre technologie compatible avec ces appareils afin qu’ils puissent intégrer les paramètres de la respiration mesurés par EOLife », précise Alban De Luca, PDG et cofondateur d’Archeon Medical en 2018. La société, qui a généré un chiffre d'affaires de 750.000 euros 2023, espère atteindre la barre du million cette année. E. Prompt
• Les plateformes logistiques Easydis de la région, victimes collatérale de la chute de Casino
C’est l’une des conséquences de la faillite retentissante du groupe de distribution Casino, repris en début d’année par Daniel Kretinsky et Marc Ladreit de Lacharrière, adossés au fonds d'investissement Attestor : à l’instar des magasins qui ont été cédés à Auchan, Intermarché et Carrefour, Easydis, la filiale logistique de l’enseigne stéphanoise, est, elle aussi, en plein démantèlement. Quatre de ses douze plateformes sont menacées de fermeture, faute de repreneur : Limoges (Haute-Vienne), Gaël (Ille-et-Vilaine), La Farlède (Var) et Besançon (Doubs).
Pour l’entrepôt franc-comtois de 60.000 m2 et ses 160 salariés, l’échéance est fixée au mois de septembre prochain. Alors qu’une procédure d’information et consultation préalable à la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a été lancée, la direction de Casino assure toujours « rechercher activement des repreneurs potentiels. . Quant à l’entrepôt Easydis d’Auxerre (Yonne), il devrait poursuivre son activité. Mais il est également concerné par un PSE avec la suppression envisagée d’un tiers de ses emplois (41 sur 128), selon nos confrères de L’Yonne Républicaine. E. Prompt
• Interstis, une plateforme collaborative française
Interstis est une plateforme collaborative française souveraine - car hébergée en France - et sécurisée pour centraliser tous les projets et documents au même endroit. Cette solution initiée en 2014 par Nicolas Huez et Thomas Balladur, au Creusot (Saône-et-Loire), génère aujourd’hui une cinquantaine d'emplois pour 1.400 clients (mairies, régions, Départements, centres de gestion de la fonction publique, ministères…) et 430.000 utilisateurs. Lauréat d'un appel à projet dans le cadre de France 2030, Interstis, en cheffe de file d'un consortium d'entreprises françaises (Tranquil IT, XWiki, PARSEC, 3DS Outscale, BlueMind, Belledonne-Communications | Linphone et Interstis), développe la suite bureautique collaborative Hexagone, la première offre 100 % française, véritable alternative à Microsoft Office 365 et Google Workspace. Elle mise sur plusieurs atouts : simplicité et accessibilité, souveraineté et sécurité des données, robustesse technologique et sobriété numérique. L’objectif d’Hexagone est de proposer à des organismes du secteur public et aux entreprises privées une alternative française aux solutions américaines.Toutes les données sont hébergées chez 3DS Outscale, une marque de Dassault Systèmes qui offre un hébergement de données SecNumCloud, plus haut niveau de sécurité en France. De fait, les données des utilisateurs ne sont pas soumises au cloud act. D. Levy
• Noctua, des boissons pétillantes bio sans alcool et naturelles fabriquées à Beaune

Citron gingembre, sureau verveine, cassis thé noir : les boissons Noctua sans alcool de Thomas Clerger, son fondateur, sont pétillantes et pas trop sucrées. Celui qui travaillait dans le négoce d’une grande entreprise de sucre a déposé en février 2023 la marque Noctua (signifiant la chouette en latin). Son réseau d'aujourd’hui 110 distributeurs assure les ventes en Bourgogne-Franche-Comté, et dans les secteurs de Reims et Annecy. Il exprime le souhait d'étendre son périmètre à Lyon et de poursuivre sa production en local, à Beaune, à la Brasserie de France qui lui loue une ligne de production pour fabriquer sa boisson lui-même.
Sur la première année (de mai 2023 à mai 2024) Noctua a fabriqueé 36.000 bouteilles de 33 cl, « toutes produites et vendues », assure Thomas Clerger. Les bases de recettes sont cultivés et transformés en France métropolitaine : le jus du sureau en Mayenne, la verveine dans le sud de la France, tandis que le cassis de la vallée du Rhône est pressé à Beaune. « Les seules exceptions sont le thé noir qui vient du Rwanda, le citron de Silice et le gingembre du Pérou », explique le trentenaire. Noctua est sans additif alimentaire, ni colorant, ni acide. Dans les bouteilles, l’eau gazeuse se même à l’infusion de plantes et le sucre vient du jus des fruits. Deux nouveaux parfums devraient être disponibles avant la fin de l’année. D. Levy






































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