L’arrêt de la production sur le site UPM Adhesive Materials de Nancy va supprimer 82 emplois. Suez dope son traitement des déchets à Nevers. General Electric veut rayer 42 emplois de plus à Belfort. Le Lorrain LeBras Frères fait entrer le capital-investisseur Turenne. L’IG de la tournerie-tabletterie du massif du Jura entre en enquête publique. Le distributeur de produits du terroir Clair de Lorraine repris par douze salariés en Scop.
Lorraine
L’arrêt de la production sur le site UPM Adhesive Materials de Nancy va supprimer 82 emplois
A Pompey (Meurthe-et-Moselle) au nord de Nancy, l’usine UPM Adhesive Materials va arrêter définitivement sa production de bobines d’étiquettes adhésives et engager un plan de suppression de 82 postes. Des négociations s’ouvrent ce 11 septembre entre les représentants des 146 salariés avec la direction de l’entreprise, filiale du papetier finlandais UPM. Le groupe justifie son choix par la nécessité de centraliser sa production de matériaux d'étiquetage vers des unités « plus compétitives en termes de coûts. » Selon Tim Kirchen, vice-président exécutif d'UPM Adhesive Materials, l’usine lorraine « devrait être transformée en centre de distribution afin de continuer à offrir un service de premier ordre à nos clients d'Europe occidentale. » Elle conservera des activités de découpe des bobines livrées par ses homologues de Grande-Bretagne, Finlande et Pologne. Il s’agit du troisième plan social depuis la mise en service du site en 1990. Le dernier PSE négocié à l’automne 2023 avait conduit au départ de 59 salariés et à l’arrêt d’une des deux machines de production. Dominique Maczuga, délégué syndical CFE-CGC, rappelle qu’à l’époque, une partie de la production du site lorrain avait été rapatriée dans l’usine de Pologne « affaiblie par la perte du marché russe ». « Cette fois, nos volumes seront transférés en Finlande, sur un nouvel outil industriel, plus performant », regrette-t-il. Le groupe UPM emploie 15.800 salariés pour un chiffre d’affaires de 10,3 milliards d’euros environ. P. Bohlinger
Bourgogne
Suez dope son traitement des déchets à Nevers

La déchèterie du Pré-Poitiers de l’agglomération de Nevers (Nièvre) devient un « éco-centre » illustrant la montée en compétence et en complexité du traitement des déchets. Cette évolution est organisée par le groupe Suez son exploitant, elle a été inaugurée le 1er septembre. Moyennant un investissement de 3,9 millions d'euros, la surface du site est proche de quadrupler, passant de 2.500 à 9.500 m2 de façon à développer le tri et favoriser le réemploi. L'éco-centre s'inspire pour son fonctionnement du drive en restauration rapide pour le dépôt des matières des particuliers, comme les déchets verts et les gravats. Lui et son homologue des Grands Prés mis en service l'an dernier totalisent chaque année 90.000 passages et 12.000 tonnes déchets traitées. Ce développement suit de quelques semaines la mise en place d’une nouvelle installation au centre de tri et de transfert des déchets Suez situé à Nevers : un comptoir à métaux eu à papier qui permet aux particuliers d’y déposer les ferrailles et autres métaux usagés (cuivre, aluminium…) et d’en retirer une rétribution financière en vue du recyclage. M. Noyer
General Electric veut rayer 42 emplois de plus à Belfort
Une nouvelle coupe dans les effectifs de General Electric à Belfort se prépare. Selon les syndicats CFE-CGC et CGT, 42 emplois seront supprimés sur place au sein de la division énergie GE Vernova, dans le cadre d’une restructuration qui toucherait 120 postes en France et environ 600 au total en Europe. La mesure impactera des services supports comme les ressources humaines et celle de la conduite de projets d’installation de turbines à gaz, ce qui laisse présager une nouvelle perte de compétences à Belfort. Une réunion extraordinaire du comité social et économique France ce 11 septembre doit officialiser la décision, prise malgré une bonne santé financière de la division et des carnets de commandes pleins selon les syndicats. Ils estiment que la direction de GE prend prétexte de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et l’Union européenne lancée par Donald Trump. Les effectifs belfortains du conglomérat américain ont régulièrement fondu ces dernières années, pour tomber à 1.400 personnes. M. Noyer
Franche-Comté
L’IG de la tournerie-tabletterie du massif du Jura entre en enquête publique

La filière de la tournerie-tabletterie du massif du Jura franchit une nouvelle étape vers l’obtention de son indication géographique (IG). La démarche est entrée en effet le 22 août et pour deux mois dans son enquête publique. « Celle-ci vise à permettre à nouveau à toutes les parties prenantes et au public intéressé d’exprimer ses avis et garantir qu’ainsi, le porté à connaissance aura été complet », explique Johann Ast, chargé du projet à Fibois BFC, l’interprofession régionale de la forêt et du bois, qui anime la demande de l’IG. Entamée il y a deux ans, celle-ci concerne huit entreprises totalisant 80 emplois dans le Doubs, le Jura et l’Ain, membres du syndicat professionnel Creative Wood qui s’est relancé et ainsi rebaptisé pour l’occasion de ce projet : Manufacture Jacquemin, Marotte Pascal SAS, Tabletterie des Lacs, Tournerie Froissard-Quarroz, Tournerie Patel Marc, Tournerie René Monneret dans le Jura, Sauge à Montlebon dans le Doubs et TTM (Tournerie Tabletterie Moderne) à Dortan dans l’Ain. La tournerie-tabletterie deviendrait ainsi la 20ème IG de France, rejoignant par exemple la Pierre de Bourgogne. La suite du processus laisse espérer une obtention fin 2026. L’IG n’est pas fondée sur l’origine géographique de la ressource, le bois en l’occurrence, mais sur des critères de maîtrise de savoir-faire. M.Noyer
Lorraine
Le Bras Frères fait entrer le capital-investisseur Turenne
La société de capital-investissement Turenne Group s’invite au tour de table de Le Bras Frères, l’entreprise de construction de Jarny (Meurthe-et-Moselle) rendue célèbre par sa forte participation à la restauration de Notre-Dame à Paris. La prise de participation à travers deux fonds s’inscrit dans la préparation de la transmission familiale et au personnel de la société fondée en 1954 par le grand’père des actuels dirigeants, les frères Julien (président) et Benjamin Le Bras. « La famille souhaitait finaliser la transmission intergénérationnelle en s’appuyant sur un partenaire de référence. En projetant d’ouvrir son capital à des cadres et à ses salariés, le groupe Le Bras consolide sa philosophie d’entreprise familiale », commente Julien Le Bras dans un communiqué. Les sociétés du groupe Le Bras représentent un effectif de 300 salariés pour un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros. La poursuite de projets d’envergure dans la construction bois et plus généralement dans la « construction durable » structure son plan de développement. M.Noyer
Lorraine
Le distributeur de produits du terroir Clair de Lorraine repris par douze salariés en Scop

Fondé en 1986 à Void-Vacon, dans la Meuse, le distributeur de produits du terroir Clair de Lorraine avait été placé en redressement judiciaire en février dernier par le tribunal de commerce de Bar-le-Duc. La juridiction a validé cet été le dossier de reprise en Scop (société coopérative participative) déposé par douze salariés. Elle commercialise notamment des madeleines, des perlés de fruits et des terrines vosgiennes. Les repreneurs ont choisi de conserver 26 des 55 emplois et quatre des douze boutiques ouvertes en Lorraine sous le nom « Les Fous de Terroirs », à Nancy et Houdemont (Meurthe-et-Moselle), Thionville (Moselle) et Epinal (Vosges). Afin de continuer de mettre en valeur son réseau de cent producteurs régionaux, la Scop pilotée par Lionel Clerc, l’ex-directeur de l’entreprise, va développer un site e-commerce pour le rayonnement de la gastronomie lorraine partout en France, repenser les boutiques vitrines, abandonner la marque « Fous de terroirs » au profit de « En passant par la Lorraine » pour le grand public et « Clair de Lorraine » pour les professionnels. Les porteurs du projet de reprise ont été accompagnés par l’Union régionale des Scop du Grand Est, un appui qui se poursuivra dans les mois à venir dans le but de consolider ce nouvel élan. P. Bohlinger









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