L'association Procer Bois est née à l’initiative de l’interprofession Fibois, en Franche-Comté à sa genèse, afin d’accompagner les acteurs de petite taille dans l’obtention de la certification PEFC de gestion durable de la ressource. Son succès a été tel qu’avec 55 adhérents, elle estime avoir atteint un cap auquel elle va se limiter pour l’instant. L’initiative s’est élargie à différents profils d’entreprise.
La mutualisation, RHD Productions connaît. La scierie de Fournet-Luisans dans le Haut-Doubs a agrégé à elle des activités de usinage-rabotage et de seconde transformation par le bardage-aménagement, respectivement logées dans les sociétés Usibois dans la même commune et Val de Vennes Bois à Guyans-Vennes, un peu plus loin dans le département du Doubs.
Or la mise en synergie a concerné récemment un domaine particulier : la certification PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières) qui garantit que ses détenteurs assurent une gestion durable de la forêt, respectueuse de la biodiversité et des grands équilibres naturels, de l’exploitation à la mise sur le marché. « Elle représente un enjeu stratégique, mais implique une gestion assez lourde, trop pour une structure comme Val de Vennes Bois (VVB) », souligne Frédéric Girardet, le dirigeant de cette société de 6 salariés parmi le trio qui cumule un effectif de 55 personnes, dont 35 chez RHD.
Outre l'appui sur leur société « grande soeur », Usibois et VVB ont pu s'appuyer sur une initiative collectivité dont ils font partie : Procer Bois. Cette association poursuit justement le but de la certification PEFC multi-sites en Bourgogne-Franche-Comté. Fibois, la structure de représentation de l’interprofession de la filière forêt-bois l'a initiée il y a 12 ans, en Franche-Comté. La fusion des deux régions a élargi son rayon d’action, en même temps que son audience.
D’un noyau initial de 20 Franc-Comtois, Procer est passé à désormais à 55 adhérents qui doivent avoir une taille limitée : moins de 50 salariés et un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros. Au point de décréter une pause : « Nous allons en rester à ce seuil pour l’instant. L’accompagnement de chaque entreprise dans sa démarche prend du temps et mobilise des moyens qui ne sont pas extensibles », souligne Johann Ast, chargé de mission à Fibois BFC. La répartition géographique fait désormais approcher de la parité entre Bourgogne et Franche-Comté.
L’interprofession se félicite surtout d’avoir pu agrandir le cercle des métiers. Celui-ci s’est constitué autour des scieurs, qui demeurent majoritaires, mais ne sont pas hégémoniques. En amont puis en aval de cette première transformation, Procer Bois accueille cinq exploitants forestiers et dix entreprises de seconde transformation : parqueterie, ameublement, éléments de literie (sommes et lattes)…
Combinaison avec Bois de France

A ces adhérents, est proposé un accompagnement complet de la démarche de certification, dont la gestion administrative qui peut rebuter. « L’effet d’échelle inhérent au fonctionnement en mode groupement permet la réduction des frais de certification à la charge de l’entreprise : dans le cadre de Procer Bois, ceux-ci se montent à 375 euros hors taxes, alors que s’engager seul dans l’audit et la démarche reviendrait environ au double », relève Johann Ast. Le tout respecte l’ensemble des règles de l’art de PEFC, avec audit de validation puis de contrôle et renouvellement, assuré par le cabinet Qualisud originaire des Landes, autre fief forestier français.
L’initiative s’est également étendue au label Bois de France du réseau professionnel du même nom qui garantit, traçabilité à l’appui, l’usage de ressources françaises. Les adhérents à Procer Bois se voient ainsi proposer de candidater à cette labellisation. Aujourd’hui, 18 d'entre eux, détiennent le double Sésame. Pour un coût d'instruction limité à 500 euros.


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