La PME spécialiste des équipements de détection et de connectique marque le premier anniversaire de son changement de propriétaires, un fonds associé au nouveau dirigeant, par le lancement de la construction de sa nouvelle usine de 5.000 m2 à Saverne (Bas-Rhin). Après 35 recrutements sur deux ans, elle compte créer plusieurs dizaines d’autres emplois à moyen terme.
Le nouveau chapitre de l’histoire de Senstronic a désormais un an d’âge. Le 29 septembre 2022, Philippe Desnos a pris la présidence de l’entreprise d’équipements de détection et de connectique de Saverne (Bas-Rhin), en succession de Rémi Kirchhoffer, le fondateur en 1986. Cadre dirigeant pendant 20 ans à l’international (Grande-Bretagne, Etats-Unis) dans l’industrie automobile et les secteurs des batteries et de l’hydraulique, il était arrivé dans la PME au printemps 2021 en vue d’organiser la transition vers le rachat, opéré en compagnie d'Andera Partners.
Devenu majoritaire au capital, ce fonds d’investissement français a trouvé en Senstronic « une société bien au cœur de sa cible : l’accompagnement d’entreprises dotées d’un plan de croissance », souligne Philippe Desnos. La mission confiée au nouveau dirigeant était en effet sans équivoque : « accélérer » le développement du concepteur et fabricant savernois.
La mise en œuvre passe par un impératif, celui d’agrandir les surfaces, et en même temps d'en rationaliser l’utilisation. Tel est le sens du projet en cours : la construction d’un nouveau bâtiment de 5.000 m2, qui rassemblera, fin 2024 dans un unique lieu, dans la zone d'activités du Martelberg, les équipes aujourd’hui réparties sur trois sites dans Saverne. Le chantier a débuté sur le terrain concerné de 2,5 hectares. Il a été le théâtre, ce mardi 26 septembre, d’une cérémonie de « première pelletée. » Il en résultera un bâtiment plus lumineux, recouvert de panneaux photovoltaïques en autoconsommation.
Le projet - d'un montant d’investissement non communiqué - est synonyme d’augmentation de la superficie des locaux, en conséquence de la montée des effectifs déjà opérée et de celles à venir. En 2022, Senstronic a procédé à 25 recrutements ayant porté son total d’emplois à 210. La moitié est située à Saverne, où se concentrent aussi bien la conception, grâce à un bureau d’études de 15 personnes, que la fabrication minutieuse de petites pièces selon un mode comparable à l’horlogerie, dans des ateliers composés en majorité de femmes. L’autre moitié de l'effectif, déployée ailleurs en France et dans le monde, est dédiée à la troisième fonction de l’entreprise, la vente.
Un développement équilibré sur deux piliers

Une dizaine d’embauches complémentaires doivent se concrétiser sur l'année 2023 dans son ensemble, avant un nouveau bond en avant « difficile à quantifier précisément, tant notre croissance est rapide en ce moment », souligne Philippe Desnos. Mais la cadence « minimale » devrait se situer à 50 créations supplémentaires en dix ans… ou plus vite. « Nous recherchons en particulier des ingénieurs et des technico-commerciaux en électronique, mécanique et mécatronique », précise le dirigeant.
Son expansion, Senstronic (chiffre d’affaires non communiqué) la réalise actuellement et l’imagine encore dans le futur bien équilibrée entre ses deux piliers d’activités et de clientèles. D’une part, les automatismes industriels, essentiellement pour l’automobile auprès de constructeurs en direct ou d’équipementiers de rang 1. D’autre part, les capteurs de détection embarqués dans l’industrie ferroviaire ou encore le machinisme agricole. « Nous nous développons vraiment en parallèle dans ces deux segments, avec une intensité comparable », signale le président de Senstronic.
Cette croissance trouve notamment ses relais à l’export, via les 15 bureaux de représentation que la PME a installés en Europe et sur les autres continents. Elle y emploie son propre personnel, pour une relation sans intermédiaires avec les clients.























.png)










.jpg)
























