Le réseau de chaleur de Strasbourg s’étend au nord. Une saison touristique estivale 2025 contrastée en Bourgogne-Franche-Comté. L’insolvabilité du groupe allemand Allgaier menace d’emporter sa filiale en Moselle. Les Tuileries prêtes à accueillir les entreprises à Héricourt en Haute-Saône. Les remorques Louault rachètent dans le Poitou. Le second four électrique de Saint-Gobain PAM entre en action en Lorraine.

Alsace

Le réseau de chaleur de Strasbourg s’étend au nord

Avec la désignation, fin juin dernier, du duo entre la société alsacienne RCU-A (filiale du distributeur de gaz R-GDS/Aster Energies) et la Banque des Territoires, l’Eurométropole de Strasbourg fait entrer en phase opérationnelle le nouveau réseau de chaleur devant desservir la partie nord de son territoire. Le projet porte sur la création de 40 km de conduites et d’installations de production pour un investissement de 89 millions d’euros, dont 43 % d’aides de l’Ademe et de produits des CEE (certificats d’économie d’énergie). Prévus pour l’essentiel de 2026 à 2030, les travaux comprennent la construction d’une centrale photovoltaïque dédiée au réseau de chaleur d'ici 2030, destinée à fournir 15 % des 110 gigawattsheures annuelles totales. Les deux principales sources de celui-ci viendront de la récupération d’énergie sur l’incinération des boues de la station d’épuration d’agglomération (35 %) et à 40 % et la chaleur fatale des industriels, par raccordement au réseau de RCU-A (Réseaux de chaleur urbains - Alsace) au port de Strasbourg. Le gaz limitera ainsi sa contribution à 10 %.

Troisième réseau majeur avec ceux de l’ouest et du centre de Strasbourg eux-mêmes en cours d’extension, l’infrastructure «  va desservir pour la première fois des communes autres que Strasbourg, jusqu’à atteindre le début de la deuxième couronne, moins dense », relève Marc Hoffsess, conseiller métropolitain à la transition énergétique. Les habitants des villes de Schiltigheim, Bischheim et Hoenheim en bénéficieront, mais aussi ceux des communes suivantes Mundolsheim et Souffelweyersheim grâce à des réseaux secondaires inclus dans la délégation de service public de 24 ans. Le nouveau réseau doit alimenter 11.000 logements et équivalents, sur les 80.000 visés en 2030 avec l’ensemble des offres. M.Noyer  

Bourgogne-Franche-Comté

Une saison touristique estivale 2025 contrastée dans la région 

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Vue du lac de Grobois-en-Montagne (Côte-d'or). © Arnaud Morel

La saison estivale 2025 s’achève en Bourgogne-Franche-Comté sur un bilan nuancé : avec 16,37 millions de nuitées, la fréquentation touristique accuse un léger recul de 3,2 % par rapport à juillet-août 2024, mais reste supérieure aux niveaux de 2022 Ce ralentissement concerne principalement la clientèle étrangère, dont les nuitées diminuent de façon significative ( - 10,2 %) pour représenter 40,6 % du total, soit 6,65 millions. La fréquentation en provenance de la Belgique, de l’Allemagne et des Pays-Bas  diminue de façon marquée  alors celle des touristes suisses et chinois progresse, de respectivement 2,6 % et 19,2 %. La saison garde bonne mine essentiellement grâce à la fréquentation touristique intra-régionale : la part des touristes issus de Bourgogne-Franche-Comté augmente de 20 % alors qu'elle baisse  de 0,9 %, en provenance des autres régions. Les perspectives automnales demeurent incertaines selon les professionnels du secteur : 42 % d’entre eux anticipent une baisse des réservations en septembre, et 52 % en octobre.  A. Morel

 

preventalis

 

Lorraine

L’insolvabilité du groupe allemand Allgaier menace d’emporter sa filiale en Moselle  

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L'usine désormais menacée de Faulquemont (Moselle) emploie 180 salariés dans les pièces pour l'automobile. © Allgaier

Des négociations autour d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont débuté cet été à Faulquemont (Moselle) chez Allgaier France, principale implantation dans l’Hexagone du groupe allemand Allgaier. En l’absence de repreneur, 180 emplois pourraient être supprimés sur le site, une conséquence directe de la procédure d’insolvabilité ouverte à l’encontre de la maison-mère. L’équipementier germanique d'environ 2.000 salariés a en effet déposé le bilan en juin 2023, un an après avoir été racheté par le Chinois Westron. Un porte-parole du cabinet d'avocats Pluta, en charge de l’administration provisoire d’Allgaier explique que le site mosellan ouvert en 1977  « n’a reçu aucune nouvelle commande depuis environ deux ans. » Selon lui, une reprise de la seule filiale hexagonale apparaît complexe « car les produits fabriqués en France sont en grande partie en fin de vie et aucun engagement d'achat ferme de la part des clients n'a été pris au-delà de 2025. »  La situation économique et financière d’Allgaier France pourrait conduire d’ici avril 2026 à la fermeture de l’usine de Faulquemont de pièces embouties et de composants. L'annonce du PSE intervient « après deux années de résultats financiers records », critique Laurent Bourgeois, délégué syndical CFDT.  P. Bohlinger    

 

Franche-Comté
Les Tuileries prêtes à accueillir les entreprises à Héricourt

L’espace d’activités économiques Les Tuileries  a été inauguré le 28 août à Héricourt (Haute-Saône). Au marché local de l’immobilier d’entreprises, il apporte 1.000 m2 de locaux fort bienvenues pour soulager l’hôtel d’entreprises de la Zac des Guinnottes qui fait le plein et amène ainsi à refuser des demandes. Pour un montant d'1,5 million d’euros HT, il a été développé pour le compte de la communauté de communes du Pays d’Héricourt par la SEM Action 70, membre de la « grappe » d’entreprises publiques locales pilotée à Besançon autour de Sedia et Territoire 25, dans une friche de la rue de la Tuilerie en entrée de ville. Le village d’entreprises se compose de deux bâtiments de 500 m2 chacun eux- mêmes répartis en deux cellules de 200 et 300 m2 dont l’occupation est proposée à des loyers « minorés » selon Action 70, soit 75 euros HT/m2 par an pour les jeunes entreprises et 93 euros pour les plus matures. M.Noyer

 

Bourgogne

Les remorques Louault rachètent dans le Poitou

Le fabricant de remorques et carrosseries Louault de Saint-Fargeau (Yonne) renforce ses positions de marché, par l’acquisition de son confrère Socari implanté dans le Poitou, à Celles-Lévescault (Vienne). Par cette opération réalisée à la barre du tribunal consécutivement au redressement judiciaire de Socari, il conserve 48 des 59 emplois de cette PME aux activités spécifiques : fabrication sur-mesure de bennes et fonds mouvants pour les remorques, semi-remorques et utilitaires jusqu’à 39 tonnes, carrosseries spéciales sur véhicules porteurs dont la « benne à côte relevable, fierté technique et gage d’ingéniosité industrielle française », salue la direction de Louault. L’entreprise icaunaise compte un effectif de 450 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 100 millions d’euros. M.Noyer

 

Cessions aquisitions

 

Lorraine

Le second four électrique de Saint-Gobain PAM entre en action 

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Le four "Vulcain" est installé à Foug, non loin de son homologue "Thor" en service depuis 2022 dans le fief de Pont-à-Mousson. © Saint-Gobain PAM

Le nouveau four électrique de l’usine de Foug (Meurthe-et-Moselle) de Saint-Gobain PAM est entré en fonction avec la réalisation de sa première coulée, annonce le groupe ce 2 septembre. Dénommé Vulcain, il remplace le système traditionnel de fusion « au cubilot » d’origine fossile par combustion de coke. Au sein de l’appareil productif lorrain du fabricant de canalisations, un homologue « Thor » est en activité depuis trois ans dans l’usine voisine de Pont-à-Mousson, berceau de la société. Les deux installations représentent un investissement de 20 millions d’euros aidé à 25 % par l’Ademe. La nouvelle technologie réduira fortement les émissions de C02 mais aussi les prélèvements d’eau (- 80 %) grâce à une boucle fermée de refroidissement. L’industriel poursuivra ses efforts vers la neutralité carbone en 2030. A ce titre et à cette échéance, il envisage l’électrification de ses hauts-fourneaux de Pont-à-Mousson. M. Noyer  

 

 

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