VIT (vitrages techniques) acquiert une PME dans le Massif Central. Une première année de médecine à Chalon-sur-Saône. L’hydrogène mis hors de cause des incendies de bus à Belfort. La cybersécurité de territoire se construit au Creusot. Au sein du groupement Astre, les transports Vingeanne rachètent leur confrère Rouillon dans le Grand Est.


Bourgogne

• VIT (vitrages techniques) acquiert une PME dans le Massif Central

Le verrier VIT basé à Hautefond (Saône-et-Loire) concrétise une nouvelle croissance externe dans le Massif Central. Il annonce l’acquisition de sa consoeur  Eurodécor à Aurillac (Cantal), un « acteur référent » dans ce département et ses voisins selon VIT, dans la fabrication de vitrages isolants et le façonnage de verre. L’entreprise du Sud Bourgogne trouve dans l’intégration de cette miroiterie l’opportunité de renforcer ses positions de marchés dans les produits verriers d’isolation, son secteur phare, et les vitrages techniques en façon générale : pare-flamme et coupe-feu, vitres opacifiantes, verre feuilleté, verre trempé, etc.

Avant la PME familiale de 19 salariés d'Aurillac créée en 1977, VIT avait déjà racheté la miroiterie Varnet à Champagnole (Jura) et ATV (Acoustique Thermique par le Verre) à La Fouillose dans la Loire. Le trio de sociétés ainsi constitué totalise un effectif de 150 salariés et une capacité de production de 200.000 m2 pour un chiffre d’affaires de 33 millions d’euros en 2023 dans le vitrage isolant et la transformation de produits verriers pour les professionnels du bâtiment. Son activité exercée dans une trentaine de départements  va « s’étendre à de nouveaux marchés dans le Sud-Ouest » grâce à Eurodécor. L'entreprise bourguignonne, dont le dirigeant Mickael Labrosse a renforcé sa participation majoritaire au capital début 2024, indique également viser l’augmentation de 50 % de ses capacités d’ici 2028. . « Nous sommes convaincus que l’expertise et la proximité d’Eurodécor, combinées à la vision stratégique et aux ressources de VIT, créeront une synergie bénéfique pour l’ensemble des collaborateurs et des clients », explique Mickael Labrosse. M. Noyer

 

G construction

 

Bourgogne

• Une première année de médecine à Chalon-sur-Saône

medecine
L'implantation à Chalon-sur-Saône de la première année de la filière santé PASS a été présentée ce début janvier par André Accary (tenant le micro), président du conseil départemental de Saône-et-Loire, la collectivité initiatrice et financeuse du projet. © CD71


A la rentrée 2026/27, les étudiants en médecine pourront commencer leur formation à Chalon-sur-Saône, à distance. La sous-préfecture de Saône-et-Loire accueillera alors la première année de la formation de la filière santé PASS qui accueille également les candidats dentistes, kinésithérapeutes et pharmaciens, avec une capacité d’accueil de 30 places au départ. Les cours ne seront pas dispensés en présentiel, les étudiants se connecteront à ceux de l'université de Bourgogne à Dijon. Le conseil départemental de Saône-et-Loire, qui a lancé l’initiative et financé les 715.000 euros d’aménagements des locaux de 450 m2 proches de la gare et du centre hospitalier, en escompte qu’elle donnerait l’envie à l’issue de la formation aux praticiens de venir s’installer là où ils auront commencé leur cursus, afin de contrecarrer la désertification médicale. Parmi les arguments, il avance que « certains jeunes ne souhaitent pas rejoindre une grande ville universitaire tout de suite après le bac. » M.Noyer

 

Franche-Comté
L’hydrogène mis hors de cause des incendies de bus à Belfort

« L’incendie n’est pas lié à l’hydrogène, ni à son utilisation », déclare dans un communiqué le SMTC (Syndicat mixte des transports en commun) 90, exploitant du réseau Optymo du Territoire de Belfort, dont les 7 exemplaires roulant à l’hydrogène ont été détruits par le spectaculaire incendie de la nuit du 1er au 2 janvier. L’ « origine électrique » semble se dégager comme cause, selon l’état des analyses, qui seront précisées par une expertise indépendante. Les bus concernés faisaient partie des pionniers régionaux et nationaux de flotte de transports urbains à l’hydrogène, en étant alimentés depuis la station de recharge d’Hynamics (groupe EDF) de Belfort-Danjoutin inaugurée en avril 2024. M.Noyer 

 

Bourgogne

• La cybersécurité de territoire se construit au Creusot

cyber
Le forum sur la cybersécurité a été créé en 2007 par un général, il fait étape dans différentes villes en France. © Incyber


Les 22 et 23 mai prochains un forum sur la cybersécurité des entreprises nommé « Incyber des territoires » se déroulera au Creusot (Saône-et-Loire) au sein du nouveau pôle Hub&Go. Il s'agit de la déclinaison du forum Incyber créé en 2007 par le général Marc Watin-Augouard. La manifestation se veut rassembleuse, par le fait d'intégrer les secteurs privé et public, le civil et le militaire et de poursuivre le but de « créer une solidarité et une prévention en matière de cybersécurité », selon le général. Il ajoute que le choix du Creusot n’est pas un hasard, « il y a ici tous les éléments pour créer une émulsion avec les industries présentes dans ce bassin comme Framatome, Alstom et Safran. »

Cet argument a su séduire David Marti président de la Communauté urbaine Creusot Montceau (CUCM), qui avait déjà eu l’occasion d’intervenir dans une table ronde lors d'une précédente session du forum à Lille. L’édition creusotine se construit avec la collectivité, qui recueille l’intérêt d'entreprises de son territoire comme Interstis la conceptrice de la suite collaborative Hexagone concurrente de Microsoft, « une participation intéressant étant donné que la société travaille déjà sur la cybersécurité », commente l'elu. Celui-ci poursuit la volonté de prolonger l’événement par la création de liens durables entre les acteurs locaux sur le sujet. S.Dolidze

 

BP

 

Grand Est

• Au sein du groupement Astre, les transports Vingeanne rachètent leur confrère Rouillon

Le transporteur et logisticien haut-marnais Vingeanne a bouclé juste avant Noël l’acquisition de son confrère Jean Rouillon, établi dans la commune du Syndicat dans les Vosges. Les 170 salariés qu’il intègre lui font atteindre la barre des 400 salariés, pour un chiffre d’affaires cumulé d’un peu plus de 50 millions d’euros. La nouvelle filiale apporte 30.000 m2 d’entrepôts et 110 véhicules moteurs. Jean Rouillon exerce son activité depuis plus de 60 ans, jusqu’alors sous direction familiale, mais l’absence de succession lui fait changer de cap, en se tournant vers un adhérent comme lui du groupement Astre de PME du transport. « La transmission familiale n’étant pas possible, la famille Rouillon, souhaitant pérenniser l’histoire et les valeurs de l’entreprise, a choisi le Groupe Vingeanne pour reprendre le flambeau. Un choix réfléchi, fait avec cœur, pour garantir la continuité des services de qualité », expose Astre. M.Noyer

Commentez !

Combien font "6 plus 10" ?