Micronora duplique son salon au Canada. La formation en bijouterie-joaillerie s’étoffe dans les Vosges. Progression des ventes du 4x4 d’Ineos Automotive assemblé en Moselle. En visite en Alsace, le patron des patrons veut mettre l’économie au centre de la présidentielle. Sept hectares de plus pour l’économie à Villersexel en Haute-Saône. Face à la crise en cours, le monde économique du Grand Est demande l’aide des pouvoirs publics.

Franche-Comté

Micronora duplique son salon au Canada

Le prochain salon Micronora de Besançon (Doubs), du 29 septembre au 2 octobre prochains, en préfigurera un suivant dès l’année prochaine, mais cette fois-ci en Amérique du Nord. Le rendez-vous des microtechniques va dupliquer son concept à Montréal en septembre 2027, en concrétisation de sa volonté de « créer un pont entre les savoir-faire industriels et technologiques pour favoriser les opportunités d’affaires de part et d’autre de l’Atlantique », commente Thierry Bisiaux, le président de Micronora. La région hôte au Canada constitue notamment un fief de l’aéronautique, une des applications les plus porteuses en ce moment pour la filière des microtechniques. Dès lors, elle occupera également une place de choix au rendez-vous bisontin de l’automne prochain, qui mettra aussi l’accent notamment sur la défense. Drones, connectique, électronique, les différentes facettes s’exprimeront notamment dans l’espace « zoom » de rencontre entre quelque 45 loaboratoires et 60 sociétés qui y sont attendus, parmi lesquels les Francs-Comtois Aurea Technology, SKF ou encore Axon Nanotec. Micronora Besançon, qui gardera son rythme biennal, devrait atteindre à nouveau sa fréquentation de 15.000 visiteurs. L’édition est en avance dans son plan de marche par rapport à 2024 : la direction du salon recense 505 exposants inscrits d’ores et déjà contre 460 à la même époque il y a deux ans, dont un cinquième d’inédits. M. Noyer  

 

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Lorraine

La formation en bijouterie-joaillerie s’étoffe dans les Vosges 

orest bijoutiere
Les développements des entreprises de la filière comme Orest dans le bassin de Saint-Dié-des-Vosges justifient la création de nouveaux cursus. © Philippe Bohlinger

De nouveaux cursus s’ouvrent à Saint-Dié-des-Vosges (Vosges) dans la filière de la bijouterie-joaillerie à l’initiative de la région Grand Est et de l’Etat. Ces métiers en vogue rencontrent un besoin de recrutement local du fait du développements en particulier dans le bassin des manufactures Orest et Aurigane. Dans ce contexte, la formation professionnelle engage le mouvement, avec le lancement d’un CAP « arts et techniques de la bijouterie-joaillerie. » qui propose 8 places à des demandeurs d’emploi et des salariés en transition, de ce 11 mai au 18 décembre 2026. Le même CAP sera proposé en apprentissage à la rentrée prochaine, de même qu’un brevet national métiers d’art (BNMA) « art du bijou » sur trois ans, pour 12 sélectionnés. Et côté formation initiale, une section de 12 places ouvre pour chacun de ses deux parcours en septembre, au lycée Georges-Beaumont à Saint-Dié-des-Vosges, en trois ans (seconde-première-terminale) pour le BNMA et en apprentissage pour des titulaires du bas concernant le CAP.  M.Noyer

 

Lorraine
Progression des ventes du 4x4 d’Ineos Automotive assemblé en Moselle
 

Après trois années complètes de production sur le site d’Hambach (Moselle), le 4X4 Grenadier affiche des chiffres de vente encourageants. Ineos Automotive, filiale du géant britannique de la chimie Ineos (plus de 24 500 salariés dans le monde, pour un chiffre d’affaires de 55 milliards de dollars en 2025). a annoncé récemment « un nombre record de commandes » au premier trimestre 2026, en hausse de 20 % par rapport à la même période de l'année précédente.  Jusqu’à présent fortement centré sur le marché du particulier, le néo constructeur évoque également une progression « significative » des contrats d’approvisionnement de flottes de véhicules. Il cite la Croix-Rouge kényane, Hertz en Amérique du Nord, ainsi que des services d'incendie et de secours en Allemagne, Espagne et en France.
Lynn Calder, PDG d’Ineos Automotive estime que « les mesures prises pour maintenir notre trajectoire positive portent leurs fruits » et que son entreprise a su faire preuve d’une « résilience sans faille » face aux « défis géopolitiques qui affectent l'industrie automobile mondiale. ». Les 1.200 salariés de l’ancienne usine Smart revendue par Dailmer en 2020 ont jusqu’à présenté produit 35.000 véhicules. Le Grenadier est actuellement commercialisé sur 50 marchés à travers le monde. P.Bohlinger

Alsace

Le patron des patrons veut mettre l’économie au centre de la présidentielle 

Medef Martin
Patrick Martin (à gauche) était accompagné ce 6 mai des présidents du Medef en Alsace Franck Favre (au milieu) et du Grand Est Christian Brethon (à droite). Il a fait halte au siège de la chaîne alimenntaire familiale Poulaillon à Wittelsheim (Haut-Rhin). © Mathieu Noyer

« Que l’on reparle d’économie, d’emploi, de compétitivité » : En visite en Alsace ce mercredi 6 mai dans le cadre de son « tour de France », le président national du Medef Patrick Martin a exprimé cette attente dans la perspective désormais rapprochée de la campagne de l’élection présidentielle. Pour le patron des patrons, les questions de coût du travail (dans un contexte de remontée de l’inflation qui va entraîner mécaniquement la revalorisation du SMIC et celle des grilles salariales) de fiscalité et d’ « empilement règlementaire » demeurent prégnantes…et non réglées. Mais Patrick Martin met en exergue des thématiques qui concernent directement les employés et qu’il considère comme étant partie liée avec les employeurs : « regagner du pouvoir d’achat, ce qui ne se fera pas par la redistribution », « le taux d’emploi des jeunes très bas (35 % en France contre 51 % en Allemagne et 75 % aux Pays-Bas) dont personne ne s’émeut et alors que les tensions de recrutement persistent », la formation, etc. L’enjeu de la règlementation européenne sur l’aval de l’acier, mise en exergue par les difficultés de R.Bourgeois à Besançon (Doubs), est également un sujet pris à bras-le-corps, du fait de l’  « effet paradoxal » que risque de créer la protection « légitime » de l’acier. « Nous nous battons sur ce sujet au niveau européen, pour la vitalité de nos entreprises soumises à la concurrence mortelle des autres continents », déclare Patrick Martin. M.Noyer

 

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Franche-Comté

Sept hectares de plus pour l’économie à Villersexel en Haute-Saône 

parc villersexel
Douze nouvelles parcelles ont été viabilisée dans le parc d'activités du Grand Fougerot. © Territoires 70

Depuis ce début mai, l’offre foncière pour le développement économique s’enrichit à Villersexel (haute-Saône). Le parc d’activités du Grand Fougeret ajoute 7,5 hectares répartis en 12 parcelles viabilisées, en complément des 5 hectares initiaux, qui sont remplis. Cette seconde tranche a été aménagée, pour un montant de 990.000 euros HT, par Territoires 70, la société publique locale (SPL) haut-saônoise, membre de la « grappe » d’entreprises publiques locales franc-comtoises constituée autour de Sedia BFC. Implanté en bordure immédiate de la RD 486, à 20 minutes de l’A 36 et 40 minutes des gares TGV périphériques de Besançon et Belfort-Montbéliard, elle bénéfice de plusieurs équipements dont une station-service Les lots fonciers disponibles sont proposés au prix de 15 euros HT/m2, précise Territoires 70. M.Noyer

 

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Grand Est

Face à la crise en cours, le monde économique du Grand Est demande l’aide des pouvoirs publics

CCI Grand Est
La mobilisation a été lancée ce 5 mai depuis les locaux de la CCI Alsace -Eurométropole à Strasbourg. © CCI Grand Est

 

Dans une démarche collective sans précédent à l'échelle régionale, près d'une vingtaine d'organisations professionnelles patronales, de branche et les chambres consulaires du Grand Est se sont rassemblées le 5 mai, à l'initiative de la CCI Grand Est, pour dresser un état des lieux préoccupant de la situation des entreprises du territoire. Une délégation représentative  été reçue par Amaury de Saint-Quentin, préfet de région. Les représentants des entreprises régionales font état de tensions de trésorerie généralisées, d'une hausse rapide des coûts de l'énergie et des matières premières, de difficultés d'approvisionnement et d'un ralentissement net de l'activité dans plusieurs filières (travaux publics, plasturgie, automobile, agriculture, commerce, etc.).

Pour palier urgemment cette situation, les organisations professionnelles du Grand Est défendent une série de mesures prioritaires : des dispostifs d’urgence pour la trésorerie des entreprises, des prêts et moratoires sur les dettes fiscales et sociales, le respect impératif des délais de paiement, la généralisation des clauses de révision de prix dans tous les marchés, un moratoire sur les nouvelles normes et un report de l’éco-taxe poids lourds, un soutien fort à l’économie locale par la commande publique et le lancement d’opérations « Achetez local » au bénéfice de l’ensemble des secteurs — du commerce de proximité à l’industrie en passant par l’artisanat et l’agriculture. « , elles tiennent compte de la situation des finances publiques et ne sont pas principalement d’ordre budgétaire. Il fait agir maintenant pour amortir le choc afin d’être en capacité de rebondir », prévient Jean-Paul Hasseler, président de la CCI Grand Est.

 

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