Une croissance 2025 tirée par l’aéronautique pour le groupe franc-comtois Lisi. La fermeture de l’usine Indorama Ventures pourrait supprimer 164 emplois en Lorraine. Filiales d’ACI, les fonderies Hachette et Driout de Haute-Marne trouvent une issue anglaise. Une entreprise lance à Dijon le concept de « Batch Cooking » préparé par un chef. Une année encore bien remplie de mobilités dans le Doubs. Des casernes pour les gendarmes grâce au bailleur social dans le Haut-Rhin.
Franche-Comté
Une croissance 2025 tirée par l’aéronautique pour le groupe Lisi
Le groupe Lisi a publié ce 26 février des chiffres globalement en hausse pour son exercice 2025. Le chiffre d’affaires progresse de 8,7 % à périmètre comparable (tenant compte de la cession de Lisi Medical en fin d'année dernière) pour approcher le montant d'1,748 milliard d’euros. Au niveau des résultats, l’excédent brut d’exploitation courant (Ebitda) a augmenté de 42,5 % (soit 261,5 millions d’euros) aboutissant à une progression de trois points de la marge opérationnelle courante, à 9,2 %. Il en résulte un bénéfice net « historiquement jamais atteint » de 139,7 millions d’euros. A ces performances ont contribué « l’amélioration de la productivité industrielle », la capacité à répercuter les hausses de coûts dans les prix de vente dans l’aéronautique et « l’abaissement du point mort » de la division automobile.
Le différentiel d’évolution demeure entre les deux branches restantes après le retrait du médical. La forte croissance de Lisi Aerospace (+ 15 % de chiffre d’affaires, à 1,191 milliard d’euros) contraste avec le reflux de Lisi Automotive de 3,7 % (558,5 millions d’euros) que l’équipementier entend continuer de gérer par « le repositionnement du portefeuille produits vers des pièces à plus forte valeur ajoutée. » Cette stratégie entraîne la fermeture de l’unité de production du site de Puiseaux-Pontoise en région parisienne, mais il est de nature à conforter les sites du Nord-Franche-Comté. Ceux-ci ont été destinataires d’une partie des 28 millions d’euros d’investissements de la division Automotive en 2025, comme des presses de frappe à froid à Delle et Dasle en vue de répondre à l’électrification du parc et la modernisation de la ligne de traitement de surface pour la préparation du fil au siège de Grandvillars (Territoire de Belfort). M. Noyer
Lorraine
La fermeture de l’usine Indorama Ventures pourrait supprimer 164 emplois

Echaudé par la concurrence asiatique et la conjoncture dans le secteur automobile en Europe, Indorama Ventures va se séparer de son site lorrain. Ce lundi 2 mars, le groupe thaïlandais a annoncé dans un communiqué son intention de fermer son usine de Longlaville (Meurthe-et-Moselle), spécialisée dans la fabrication de fils de renfort en polyester pour les pneumatiques. Comme l’y contraint la loi Florange, la multinationale de plus de 25.000 salariés va d’abord devoir rechercher un repreneur pour ce site qui emploie 164 salariés en CDI. Cependant, en l’absence de candidat, la production pourrait être arrêtée dès le mois de juin prochain.
Marc Sicre, président de la filiale française Indorama Ventures Mobility, évoque « une sous-utilisation des lignes ». Le site meurthe-et-mosellan n’aurait atteint en 2024 et 2025 que la moitié de ses capacités de 35.000 tonnes annuelles et les perspectives pour cette année s’annonceraient particulièrement faibles, avec 9.000 tonnes dans les carnets de commande. « La demande en pneumatique est atone au niveau européen. Et certains clients qui nous avaient soutenus jusqu’alors ont choisi de faire des arbitrages différents dans leurs approvisionnements », regrette Marc Sicre. L'usine mise en service en 1993 subit également le contrecoup des difficultés rencontrées par sa maison-mère sur son principal marché, la fabrication de polymères PET pour les bouteilles en plastiques. Le groupe vient d’annoncer un chiffre d’affaires de 12,3 milliards d’euros pour 2025 en baisse annuelle de 17 %. P. Bohlinger
Filiales d’ACI, les fonderies Hachette et Driout trouvent une issue anglaise
Embarquées comme plusieurs PME du Doubs dans la déconfiture du groupe lyonnais ACI, les Fonderies Hachette et Driout bénéficient d’un plan de reprise par un industriel anglais, Paralloy. Celui-ci a vu son offre acceptée la semaine dernière par le tribunal des affaires économiques de Lyon. Il va reprendre 167 des 249 salariés de l’entreprise de Saint-Dizier (Haute-Marne) et compte investir 7 millions d’euros dans sa modernisation. Fabricant de produits métalliques techniques, Paralloy a ajouté à son appareil industriel constitué de six usines en Grande-Bretagne celui de l’entreprise Manoir France en Normandie qu’il a repris et relancé depuis 2024. En Franche-Comté, le sort de Fralsen et de ses 63 salariés à Besançon reste en suspens, une décision pourrait tomber le 10 mars lors de la prochaine audience. M.Noyer
Bourgogne
Une entreprise lance à Dijon le concept de « Batch Cooking » préparé par un chef

Éléonore Auchatraire et Édouard Cavin ont créé l’entreprise Batch Cooking Club, qui propose, depuis le 23 janvier, un service original aux habitants de la métropole dijonnaise : la préparation de plats cuisinés pour la semaine (soit 14 portions), à retirer dans chez l’un des six commerçants partenaires ou dans l’un des deux casiers connectés implantés en ville. Ces repas sont livrés dans des bocaux en verre consignés à ramener au point de retrait. Le concept du « batch cooking » (« cuisine en lots ») consiste à préparer tous ses repas de la semaine en avance… sauf qu’ici, c’est un ancien chef étoilé devenu consultant qui officie, en l’occurrence Jean-Bruno Gosse, passé par le Pré aux Clercs et Loiseau des Ducs à Dijon.
L’activité a démarré avec 150 abonnés, mais la campagne de préinscriptions lancée en décembre a permis aux deux entrepreneurs de se constituer un portefeuille de 400 clients potentiels. Les fondateurs du Batch Cooking Club ont investi 50.000 euros dans leur laboratoire, situé à Plombières-lès-Dijon. Ils insistent sur leur volonté de se fournir prioritairement auprès de producteurs locaux et ont d’ores et déjà recruté un cuisinier. Ils envisagent le déploiement du concept dans d’autres villes, sous forme de franchises, en commençant par le secteur de Beaune à Chalon-sur-Saône. P.Bouillot.
Franche-Comté
Une année encore bien remplie de mobilités dans le Doubs

Les infrastructures pour les mobilités demeurent le premier poste d’investissement du département du Doubs en 2026. La collectivité leur consacre une enveloppe de 30 millions d’euros, « en croissance de 13 % par rapport aux crédits votés en 2025 », relève Florence Rogeboz, vice-présidente aux mobilités. L’entretien des routes en capte la majorité (18,5 millions d’euros) et le plan de rénovation d’ouvrages d’art doté de 25 millions d’euros sur dix ans depuis 2024 va poursuivre son application avec trois dossiers principaux, les ponts du Doubs à Torpes et du Diable à Sainte-Anne et la fin de reconstruction de celui de l’Ognon à la limite avec la Haute-Saône. La maintenance et les travaux sur les pistes cyclables mobilisent 1,3 million d’euros. Le budget 2026 est également « dopé » par la participation de 6 millions d’euros cumulés aux projets pilotés par l’Etat sur la RN 57, l’aménagement de l’entrée sud de Pontarlier et la liaison « Boulevard-Beure » de contournement de Besançon, dont les débuts de chantiers sont espérés en fin d’année.
Au total, le conseil départemental a voté un prévisionnel de dépenses d’investissements hors dette de 83,9 millions d’euros dans son budget primitif 2026, en hausse de 6,2 %, dont 14,8 millions pour les collèges, 11 millions pour le développement territorial et 7,1 millions d’euros pour l’habitat. M.Noyer
Alsace
Des casernes pour les gendarmes grâce au bailleur social

Habitats de Haute-Alsace, l’office HLM haut-rhinois, a posé ce 27 février la première pierre de la nouvelle caserne de gendarmerie de Burnhaupt-le-Haut. L’opération de 3,4 millions d’euros incluant 8 logements de fonction apportera, à l’automne 2027, aux forces de l’ordre un confort de travail et de vie que l’actuel bâtiment ne permettait plus. Elle s’inscrit dans un programme de construction-rénovation de casernes que conduit de façon accélérée le bailleur social, en charge de cette mission par le département depuis 2008. Huit projets sont en cours ou à venir parmi les 21 casernes gérées. Ils résultent souvent de l’initiative des collectivités locales, comme le chantier d’Ottmarsheim lancé fin 2025 et celui à venir de Horbourg-Wihr accompagné de 31 logements. Doivent s’ajouter dans les prochaines années des déclinaisons du plan national de construction de plus de 200 gendarmeries comme à Kembs et Altkirch. M.Noyer

































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