L’investisseur Mutares rejoint Mahindra pour relancer Peugeot Motocyles. La brasserie Heineken va fermer à Schiltigheim en Alsace. La reprise du vosgien Cunin positionne le groupe Morlot comme un nouvel acteur de la construction. A Dijon, une opération originale de promotion des métiers en zone Cap Nord. Woodlight à Strasbourg fait appel au financement participatif pour prototyper ses plantes lumières. Le pont des Rosiers rouvre à Pontarlier (Doubs)
• L’investisseur Mutares rejoint Mahindra pour relancer Peugeot Motocyles
L’actionnariat de Peugeot Motocycles évolue. Propriétaire à 100 % du constructeur de Mandeure (Doubs) depuis 2019 suite à la sortie de PSA, le groupe indien Mahindra va partager la moitié du capital avec l’investisseur allemand Mutares et lui céder 80 % des droits de vote. L’opération, annoncée dans la soirée de jeudi dernier, doit se concrétiser durant le premier trimestre 2023. Mutares est une société allemande d’investissement privé ayant pour vocation « d'acquérir des entreprises de taille moyenne en Europe qui présentent un potentiel d’amélioration opérationnelle significatif et sont revendues après un processus de repositionnement et de stabilisation », explique-t-elle. Peugeot Motocycles (chiffre d’affaires de 140 millions d’€) s’intégrera à sa division automobile & mobilité qui se compose de 13 équipementiers de rang 1 et 2 (bientôt 14 avec l'aquisition, en cours de Magna Powertrain le repreneur de l'usine Ford de Bordeaux-Blanquefort), représentant 45 % du portefeuille d'actifs détenus. Celui-ci se montera au total à 4 milliards d'€ cette année. « Nous avons pour Peugeot Motocycles un projet de croissance qui s'inscrit dans la durée. Nos cycles de détention dans notre portefeuille automobile sont en général assez longs, à l'exemple de la société Elastomer que nous possédons depuis 2009 », précise la direction de Mutares. Le changement de capital intervient dans un contexte de relance de Peugeot Motocycles, avec un plan de mise sur le marché de cinq modèles en un an et demi, dont un roadster 400 cm3 à partir de la fin de l’année qui sera assemblé au siège de Mandeure. Le site de 300 salariés a rebondi ces dernières années grâce surtout au succès de sa gamme de trois-roues Metropolis. M. Noyer
• La brasserie Heineken va fermer à Schiltigheim en Alsace

Coup de tonnerre à Schiltigheim. La « cité des brasseurs » au nord de Strasbourg (Bas-Rhin) va perdre le dernier témoin de son identité, puisque Heineken a annoncé lundi la fermeture dans les trois ans de sa brasserie sur place. 220 emplois sont en jeu. Le géant de la bière a décidé de concentrer ses capacités françaises sur ses deux autres sites de Mons-en-Baroeul dans le Nord et Marseille. Il estime que l’implantation de Schiltigheim « souffre de nombreuses contraintes du fait de sa localisation qui n'est plus stratégique et de coûts de production trop élevés ». Le premier point de l’argumentaire renvoie à un développement de la consommation qui se serait concentré sur le sud et l’ouest de la France ces dernières années. Heineken invoque aussi la vétusté des locaux remontant à l’avant-guerre et leur situation dans le centre de la ville. Le groupe se confronte en outre à l’augmentation des coûts des matières premières et de l’énergie, souligne-t-il pour justifier la restructuration. Il arrêtera en 2025 son activité à Schiltigheim qu’il assurait depuis 1972 sur ce site produisant de la bière depuis 1862. Il compte conserver une microbrasserie pour la marque Fischer, autre bière emblématique de Schiltigheim dont il a fermé l’usine en 2008. M. Noyer
• La reprise du vosgien Cunin positionne le groupe Morlot comme un nouvel acteur de la construction

Un nouvel acteur, le groupe Morlot, émerge dans le secteur du bâtiment dans le département des Vosges. Cette société fondée il y a deux ans par Laurent Morlot à Contrexéville a annoncé, fin octobre, la reprise de Cunin, un groupe également basé à Contrexéville composé de neuf entreprises totalisant 270 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de 45 millions d’€. Laurent Morlot secondait depuis 2018 Serge Cunin, président du groupe éponyme, en tant que directeur général. Il était également devenu actionnaire il y a deux ans à hauteur de 30% de Cunin, acteur des lots techniques du bâtiment (plomberie, chauffage-ventilation-climatisation, électricité industrielle, couverture-étanchéité) et propriétaire depuis deux ans du spécialiste du lamellé-collé Weisrock. La reprise de Cunin se prolonge, pour le groupe Morlot, par celle des actifs de la société Charpentes Morel basée à Aubagne dans les Bouches-du-Rhône (30 salariés, chiffre d’affaires de 3,5 millions d’€ en 2021) à la barre du tribunal de commerce de Marseille, une opération également officialisée fin octobre dernier. « Elle conforte l'assise financière des Charpentes Morel et lui permet de bénéficier, au sein d'un groupe à taille humaine, de synergies commerciale, productive et administrative. C’est également une opportunité de nous développer dans le sud de la France », indique Laurent Morlot. P. Bohlinger
• A Dijon, une opération originale de promotion des métiers en zone Cap Nord

L’association Cap Nord, qui porte la voix de la plus importante zone d’activités économiques de l'agglomération de Dijon avec 700 sociétés et 11.000 emplois, organise cette semaine la deuxième édition de « Cap Nord fête ses métiers » – la première avait eu lieu en 2019. L’opération consiste à susciter la rencontre entre des salariés des entreprises d’une part, des collégiens, lycéens, demandeurs d’emploi ou personnes en reconversion d’autre part. Trente-deux entreprises y participent, chacune représentée par un(e) salarié(e) qui partage, dans le cadre d’une exposition présentée dans le restaurant d’Ikea jusqu’au 12 décembre, « sa passion pour son métier », résume Rémi Jean, président de l’association. « L’objectif étant de valoriser les métiers et les entreprises et de susciter des vocations. » L’opération, soutenue notamment par le fonds social européen, la région Bourgogne-Franche-Comté, le conseil départemental de Côte-d’Or, Dijon métropole et les communes de Dijon et de Saint-Apollinaire, se déroule dans un contexte de fortes tensions sur le marché de l’emploi, ainsi que l’a rappelé, lors de l’événement de lancement lundi, le directeur départemental de l’emploi, du travail et des solidarités, Nicolas Nibourel : « Depuis 2019, le nombre d’offres d’emploi est passé de 21.000 à 42.000 en Côte-d'Or alors que celui des demandeurs d’emploi a diminué de 1.000 ». Selon Océane Charret-Godard, vice-présidente de la région et de Dijon métropole, « cette initiative innovante et partenariale à Cap Nord prouve que des solutions existent à l’échelle territoriale. » P. Bouillot
A Strasbourg (Bas-Rhin), la société Woodlight porte l'ambition de créer des plantes bioluminescentes capables de fournir un éclairage extérieur ou intérieur. Travaillant sur ce projet depuis 2016, elle a réussi à développer des cellules de plantes qui produisent de la lumière. Désormais, son objectif consiste à passer de la cellule à la plante en créant un prototype. Pour y parvenir, Woodlight a lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme Kriptown. Démarrée le 9 novembre, elle doit s’achever le 16 décembre et permettre de récolter 350.000 € en crowdequity (investissement en échange d’actions). Au total, l’entreprise cherche à lever 1 million d'€. « Nous avons déjà reçu des promesses de prêts et de financements de Bpifrance pour un montant de 600.000 € si cette levée de fonds en crowdequity réussit », explique Marie-Rose Auclair, directrice générale et cofondatrice de Woodlight, avec son mari Ghislain Auclair. Ces financements serviront à recruter deux salariés en 2023 : la future responsable R&D et un ingénieur en biologie moléculaire et végétale. Le démarrage de la commercialisation des premiers produits est visé fin 2024, en premier lieu vers la décoration et l’aménagement intérieur : vitrines des magasins, hôtels, restaurants, spas, etc. « Nous allons nous intéresser d’abord aux Etats-Unis et aux Emirats arabes unis », précise Marie-Rose Auclair. En Alsace, l’entreprise travaille déjà avec le groupe VHM, fabricant d’éclairage et de mobilier urbain à Molsheim. Les deux sociétés présenteront un prototype de mobilier urbain utilisant la bioluminescence au Salon des maires à Paris le 23 novembre prochain.J.Giorgi
• Le pont des Rosiers rouvre à Pontarlier

Le conseil départemental du Doubs a procédé, ce 15 novembre, à la réouverture à la circulation du pont des Rosiers à la sortie de Pontarlier. Il a opéré une démolition-reconstruction complexe sur le plan technique de l’ouvrage de 32 mètres de longueur qui présentait des signes importants de fragilité au fur et à mesure que sa fréquentation a explosé. Avant les travaux, elle atteignant un niveau quotidien de 7.000 véhicules pour lequel l'ouvrage n’était pas du tout conçu à son origine au sortir de la dernière guerre. Les fondations ont été installées à base de micropieux pour s’adapter au sous-sol de marne et de calcaire et renforcer les culées de ce pont qui aura été reconstruit sans pile intermédiaire. Le chantier a composé également avec la proximité du Doubs, que l'ouvrage surplombe. Il a représenté un investissement d’1,5 million d’€. M. Noyer




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