La société installée au Technoland est devenue distributeur de référence de leaders mondiaux des cobots et robots mobiles, grâce sa maîtrise technologique. Avec ces partenaires, elle part à la rencontre des PME pour y implanter de tels équipements, en réponse aux attentes d’automatisation et de réduction de la pénibilité.
Près de Reims (Marne) en novembre dans les locaux de l’équipementier automobile Carbody, puis à Metz (Moselle) en décembre au sein de l’école d’ingénieurs Enim, Sysaxes a poursuivi le tour d’un gros quart Nord-Est de la France qu’il entreprend depuis 2022, et qui se poursuivra en 2024, pour présenter aux PME les atouts de la cobotique. L’entreprise basée au Technoland de Pays de Montbéliard se met dans les pas du fabricant qu’il distribue dans l’Hexagone : Universal Robots, société danoise d'un millier de salariés se revendiquant leader mondial de la fourniture de robots collaboratifs, les cobots.
Ces rendez-vous donnent l’occasion de mettre en exergue l'avant dernier-né d’Universal Robots (*), le modèle UR 20 de charge utile jusqu’à 20 kilos et de portée de 1,75 mètres. Cette dernière dimension rend, selon le constucteur, l'équipement « idéal » pour des fonctions de palettisation en permettant de travailleur sur toute la hauteur de l’europalette standard, « mais aussi pour le soudage, la manutention et le chargement/déchargement de machines ». Les rencontres présentent souvent, également, les solutions de robotique mobile autonome (AMR) de Mobile Industrial Robots (MIR), autre constructeur danois (**) dont Sysaxes est le distributeur.
Pénurie de personnel, recherche de solutions ergonomiques pour vaincre le fléau des TMS, les troubles musculo-squelettiques (***) et quête d’offres clés en mains conjuguent leurs effets pour générer la croissance de ce marché, sur laquelle Sysaxes peut ainsi surfer. La PME a doublé ses effectifs à la faveur de six recrutements depuis deux ans (soit 13 salariés aujourd'hui) tandis que son chiffre d’affaires est passé en quatre exercices de 5 à 8 millions d’€, son niveau de fin mars 2023 appelé à être dépassé à son tour à la fin de ce trimestre, échéance de l’exercice en cours. Portée par les vents favorables du marché, elle s'est installée en 2021 dans 900 m2 du Technoland sur le territoire d’Allenjoie (Doubs), un investissement d’1,1 million d’€ aidé par la région Bourgogne-Franche-Comté et Pays de Montbéliard Agglomération.
Mais la tendance « naturelle » ne suffit pas à rendre automatique une progession telle que celle qui a été réalisée. « Nous déployons les compétences techniques indispensables pour être reférencés par les fabricants, qui ne manquent pas d’exigences. Nous offrons ainsi une prestation complète de conseil, formation, aide à l’installation et après-vente », décrit Erik Pourtau, cogérant de Sysaxes avec Eric Rosello. « Nous sommes les testeurs de ces acteurs de référence pour réussir l’implantation de leurs nouveautés dans les industries », ajoute celui-ci. Les 500 m2 d’ateliers au Technoland se dédient à de telles missions.
Dans cet univers où le déréférencement est une réalité, la PME d’Allenjoie se signale ainsi par la continuité et la longévité de sa relation avec ses fournisseurs. Celle avec Universal Robots a débuté en 2011 chez l’ingénieriste AE2i à Danjoutin (Territoire de Belfort) pour se poursuivre depuis 2014 au sein de Sysaxes, suite à sa création par Erik Pourtau et Eric Rosello.
La société nord franc-comtoise en est devenu le principal distributeur en France, pour l’installation sur tous les sites tricolores de Stellantis et auprès de l’industrie automobile en général. « Sur ce socle de clientèle, nous avons construit une diversification vers de nombreux secteurs que nous desservons dans le quart Nord-Est jusqu’en Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi qu’en Suisse et en Belgique francophone : luxe, cosmétique, agroalimentaire, audiovisuel (****), emballage…sans compter la logistique notamment avec les AMR », décrit le duo de dirigeants et fondateurs.
Diversification vers la vibration

Universal Robots représente 70 % du chiffre d’affaires. MIR l’a rejoint en 2015, suivi trois ans plus tard d’un acteur sur un autre segment d’activité : le Suisse Asyril, pour le developpement de ses « systèmes d’alimentation flexible de composants ».
Cette technologie brevetée de vibration trois axes pour le positionnement adéquat des pièces se présente comme une alternative à celle des bols vibrants, par ses caractéristiques de détection de précision, de déplacement possible dans toutes les directions des composants et d’adaptation à leurs différents types, selon les dirigeants de Sysaxes, devenu le partenaire exclusif en France du fabricant helvétique et de sa gamme Asycube conçue pour des pièces de petite dimension, jusqu’à un dizième de millimètre.
Asyril procure désormais quelque 15 % à une activité qui s’attache encore à s’élargir vers des spécialités complémentaires, comme le polissage et le soudage. « Dans une logique de solutions clé en mains, les robots et cobots s’enrichissent d’accessoires. Nous répondons à cette tendance », souligne Erik Pourtau. Préhenseurs, visseuses et autres matériels viennent ainsi renforcer le catalogue de Sysaxes, soigneusement entretenu par un personnel bien à la page. « Tous nos collaborateurs viennent de la robotique. Notre profil « techno » fait notre force », appuient les co-gérants.
(*) Le modèle le plus récent, dévoilé fin novembre, est l'UR 30 qui porte la charge utile à 30 kg
(**) Universal Robots et Mobile Industrial Robots sont devenus tous deux des filiales du groupe américain d’automatisations Terradyne
(***) elles représentent 79 % des maladies professionnelles reconnues dans l’industrie métallurgique, selon la Caisse nationale d'assurance-maladie
(****) qui vaut à Sysaxes un marché pour les JO de Paris, le déploiement de l'UR 20 pour filmer la cérémonie d'ouverture et plusieurs compétitions.












































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