DTiX ouvre un second data center à Chalon-sur-Saône. Michelin s’associe à l’Université de Strasbourg pour des matériaux nanofibreux innovants. Avant son usine au Pays de Montbéliard, Gen-Hy créé un banc de test pour l’hydrogène. Le Grand Est dans le top 10 européen de l’attractivité pour les investissements étrangers. Engie acquiert les éoliennes Ostwind développées depuis Strasbourg. Attendu au Creusot, Jimmy prépare un premier mini-réacteur nucléaire pour Cristal Union en Champagne-Ardenne.


Bourgogne

• DTiX ouvre un second data center à Chalon-sur-Saône 

DTiX a inauguré fin avril son deuxième data-center à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), parfaite réplique de celui initial en périphérie de Dijon. Situé en bordure d’autoroute à la sortie de Chalon-centre, l’équipement a représenté un coût d’investissement de 3,5 millions d’euros. L’essentiel de ce budget a été consacré au système de refroidissement et à la capacité à mettre en place des chaînes redondantes. Tout comme celui de Côte-d’Or, ce data center est dédié à la colocation d’espaces privés - suites et baies informatiques. Il répond aux besoins d’externalisation des serveurs des entreprises de la région. Le projet piloté par Maxime Rouiller, directeur du développement, résulte de la volonté de DTiX, présidé par Jean-Michel Lefaure, de s’inscrire dans une démarche de maillage territorial et d’augmenter la sécurité des données hébergées. S.Dolidze
 

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Alsace

• Michelin s’associe à l’Université de Strasbourg pour des matériaux nanofibreux innovants 

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De gauche à droite : Michel De Mathelin, premier vice-président de l’Université de Strasbourg, Guy Schlatter, directeur scientifique de SpinLab et enseignant-chercheur à l'ICPEES, Benoit Lafitte, directeur adjoint scientifique de SpinLab - Michelin, Christophe Moriceau, directeur de la recherche du groupe Michelin, et Géraud Delorme, délégué régional du CNRS en Alsace. © Thomas Lang


Michelin, le CNRS et l’Université de Strasbourg ont inauguré, le 15 avril dernier à Strasbourg, un laboratoire commun appelé « SpinLab » consacré à l’étude du procédé d’electrospinning, qui permet de fabriquer des matériaux nanofibreux. Alors que les technologies textiles traditionnelles utilisent l’action de forces mécaniques pour former les fibres et les déposer, l’electrospinning exploite les forces électrostatiques : la matière y est formée, puis fortement étirée et projetée à très grande vitesse sur un substrat grâce à l’action d’un champ électrique intense. Des fibres continues dont le diamètre est 100 à 1.000 fois plus fin que celui d’un cheveu, sont alors fabriquées et assemblées sous la forme d’un « mât », un textile non-tissé dont la structure aléatoire est semblable à un voile cotonneux. L’objectif consiste à faire émerger des matériaux fibreux moins consommateurs de matières pour des applications liées à la mobilité et aux adhésifs.

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Les recherches pourraient trouver à terme des applications dans d’autres domaines tels que le médical (implants biomimétiques, pansements...), l’environnement (filtres à air, membranes de filtration liquide...) ou encore l’énergie (membranes de pile à combustible, électrodes de super-condensateurs, etc.). « L’ouverture de ce nouveau laboratoire commun ouvre des perspectives nouvelles et prometteuses pour créer de nouveaux matériaux à usage critique. Ces usages sont au cœur de l’ambition du groupe Michelin : créer un manufacturier de composites à haute valeur ajoutée qui changent notre quotidien », précise Eric-Philippe Vinesse, directeur de la R&D et membre du comité exécutif du fabricant de pneumatiques. J. Giorgi

 

 Franche-Comté

Avant l’usine au Pays de Montbéliard, Gen-Hy créé son banc de test pour l’hydrogène

Avant son usine dans le Nord-Franche-Comté devant ouvrir au début de l'année prochaine, la start-up de l’hydrogène Gen-Hy franchit un cap de développement préalable. Elle annonce lancer un banc de test industriel pour l’analyse « complète et précise » de la durée de vie des stacks d’hydrogène (les générateurs) et de leurs composants.

Un tel appareil constitue un pré-requis obligatoire pour l’industrialisation et il assure la mise au point du produit durant la phase de développement, en mettant à l’épreuve un stack de 3 kilowatts pendant plusieurs mois. Il mesure alors des paramètres de puissance, température, débit, de pureté de gaz et d’impacts du profil de charge sur la durée de vie. Il est ouvert aux utilisateurs extérieurs, avec une commercialisation à partir de ce mois de mai. L’unité de production d'électrolyseurs au Technoland du Pays de Montbéliard promet la création de 40 emplois au démarrage pour une puissance cumulée de 100 MW, et 120 au final . M. Noyer

 

Grand Est

• La région dans le top 10 européen de l’attractivité pour les investissements étrangers 

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L'extension du laboratoire pharmaceutique Lilly à Fegersheim (Bas-Rhin) a contribué à hisser les Etats-Unis au second rang des investissements étrangers en 2023 dans le Grand Est, derrière l'indétrônable Allemagne. © Lilly


L’étude Ernst & Young sur les investissements étrangers en Europe, dévoilée fin avril, place le Grand Est parmi les 10 régions en tête de l’attractivité sur le continent pour l’année 2023. Les projets d’origine étrangère y ont été au nombre de 119 l’an dernier, soit une augmentation d’un quart en un an, pour un total de 5.576 emplois créés ou maintenus (+ 64 %). Ainsi, la région atteint une part dans les investissements internationaux en France supérieure à son poids démographique : 10,3 % contre 8,5 %. Derrière l’Allemagne à nouveau en tête du palmarès régional avec 26 % des projets répertoriés, les Etats-Unis grimpent en deuxième position (13 %) sous l’effet notamment de l’importante extension de 160 millions d’euros du laboratoire pharmaceutique Lilly à Fegersheim (Bas-Rhin), à égalité avec la Belgique et devant la Grande-Bretagne (9 %) et la Suisse (6 %). M. Noyer

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Grand Est

• Engie acquiert les éoliennes Ostwind développées depuis Strasbourg

Le groupe Engie prévoit d’acquérir à la fin de ce semestre l’ensemble de sociétés développées autour d’Ostwind France. Ce spécialiste de la création et de l'exploitation de parc éoliens a déployé son activité à partir de Strasbourg (plus précisément, l'Espace européen de l’entreprise à Schiltigheim au nord de l’agglomération) où il a établit son siège. L’opération, objet d’un accord d’achat annoncé fin avril, porte sur neuf parcs éoliens d’une puissance cumulée de 74 mégawatts en service ou en cours de construction dans les Hauts-de-France et en Nouvelle-Aquitaine, ainsi une centrale solaire photovoltaïque de 4 mégawatts, pour un effectif concerné de 70 personnes. M. Noyer 

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Bourgogne

• Attendu au Creusot, Jimmy prépare un premier mini-réacteur nucléaire pour Cristal Union en Champagne-Ardenne 

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Les deux cofondateurs de Jimmy, Antoine Guyot et Mathilde Grivet. © Jimmy


La jeune société parisienne Jimmy qui a annoncé son implantation au Creusot (Saône-et-Loire) en 2025 pour une unité de générateurs thermiques prépare cette industrialisation, avec un prototype de mini-réacteur nucléaire pour l'usage du groupe sucrier Cristal Union dans la Marne. Elle annonce le dépôt de la demande d’autorisation de création (DAC), une procédure imposée pour le nucléaire, auprès de la Mission de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. Ce premier « SMR » (small modular reactor) déploie une puissance de 10 mégawatts. Il doit servir à la décarbonation du site Cristanol de Cristal Union à Bazoncourt (Marne), selon la start-up. Celle-ci va investir 100 millions d’euros au Creusot pour son unité  devant créer 150 emplois. M. Noyer 

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