Gen-Hy démarre la construction de son usine d’électrolyseurs du Nord Franche-Comté. La Vallée de l’énergie renforce ses équipes à Belfort. Neyrat Immobilier grandit dans le Morvan. Le Messin Menway investit dans la qualité de vie au travail en rachetant Ma Bonne Fée. En Alsace, Constellium s’engage à réduire sa consommation d’eau. Hager inaugure ses nouvelles machines pour l’injection dans le Bas-Rhin.
• Gen-Hy démarre la construction de son usine d’électrolyseurs du Nord Franche-Comté
La société Gen-Hy a entamé la construction de son usine d’électrolyseurs à Allenjoie (Doubs) dans le Technoland du Pays de Montbéliard. Le pilotage du chantier est confié à Vautherin & Collin (successeur de BEJ) agissant comme contractant général. « Les travaux de plateformage sont terminés et nous allons passer de façon imminente au stade de la première pierre », précise Sébastien Le Pollès, président de Gen-Hy. Le dirigeant fondateur confirme l’objectif d’une « fin de construction de l’usine au tout début du 4ème trimestre 2024 de sorte à démarrer la production au 1er trimestre 2025, suite à l'installation des lignes » La partie « process » (automatisation, robotisation…) sera mise en place par Eiffage Energies Systèmes, actionnaire à 15 % de la société commune de projet Gen-Hy Cube.
La phase initiale prévoit un effectif de « 40 à 50 salariés » dans 8.500 m2 de bâtiments pour une capacité de production de 100 MW d’électrolyseurs, avant une montée en puissance qui pourrait atteindre une dimension supérieure aux prévisions de 120 emplois et 300 MW : « en fonction de la réponse du marché, nous pouvons viser les 240 salariés sur place », annonce Sébastien Le Pollès. Sur le plan du financement du projet, l’étape décisive de subvention dans le cadre du mécanisme européen PIIEC (Projet Important d'Intérêt Européen Commun), portant sur un montant de 111 millions d’€, est en bonne voie. L’Etat français, qui sera le payeur, a confirmé son soutien, « par un courrier récent explicite du ministère de l’Industrie », et il a transmis le dossier à l’Union européenne pour un feu vert décalé de quelques mois, attendu désormais entre janvier et mars prochain. M. Noyer
• La Vallée de l’énergie renforce ses équipes
et Salah Eddine Otmani. © VDE
Du changement à la Vallée de l’énergie. L’association de promotion des filières de l’énergie basée à Belfort pour une action sur toute la Bourgogne-Franche-Comté se dote d’un nouveau logo exprimant le lien entre « pérennité » et « avenir .» Elle s’installe depuis octobre dans le Crunch Lab restructuré de l’UTBM (Université de technologie de Belfort-Montbéliard) et elle renforce son équipe de permanents : le directeur Michel Armand est rejoint par Eunji Walgenwitz et Salah Eddine Otmani. La première, Sud-coréenne d’origine diplômée de l’UTBM et passée par le centre de recherche de Faurecia à Bavans (Doubs) et l’entreprise belfortaine de la filière hydrogène Mincatec Energy, prend la mission d’animation du réseau de détection des projets et d’accompagnement de leurs porteurs dans le montage de leurs dossiers. Le second s’occupera d’animation et de communication dans le cadre de l’alternance de son Master 2 en management de clusters et de réseaux territoriaux de l’université de Strasbourg.
Pour autant, les axes directeurs ne changent pas : « Animation économique pour répondre aux enjeux de formation et emploi, d’attractivité et d’innovation, avec le focus principal sur le nucléaire et l’hydrogène, » expose Alain Daubas, président de la Vallée de l’énergie depuis l’an dernier. Le cluster continue à bien creuser son sillon de sorte à se réinstaller dans le paysage régional : elle annonce 42 adhérents (et huit partenaires dont les diiférents pôles de compétitivité), soit un doublement en 18 mois, et l’objectif de parvenir à 100 « dans deux à trois ans. » M. Noyer
Neyrat Immobilier qui est basé à Chalon-sur-Saône agrandit son périmètre avec l’acquisition des agences immobilières Morvan Patrimoine, au nombre de trois dans la Nièvre (Château-Chinon et Saint-Saulge) et à Autun (Saône-et-Loire). Cette croissance porte son total à 22 agences, soit 19 en Bourgogne et trois dans le Var sous l’enseigne WF King qui conservent leur nom, l’instar de Morvan Patrimoine dont la création remonte à 1993.
En direct, Neyrat planifie l’ouverture à court terme d’une implantation supplémentaire, à Nuits-Saint-Georges (Côte-d’Or). La société immobilière familiale fondée en 1962 compte 120 salariés et comptabilise un portefeuille de 12.000 lots en gestion locative ou en syndic de copropriété.
• Le Messin Menway investit dans la qualité de vie au travail en rachetant Ma Bonne Fée
Spécialiste du travail temporaire, du conseil en ressources humaines et du recrutement, le groupe Menway, basé à Metz (Moselle), investit dans la qualité de vie au travail. Fondé en 2002 par Jean-Louis Petruzzi, l’entreprise de 481 collaborateurs, pour un chiffre d’affaires de 180 millions d’€ en 2022, vient de racheter la start-up parisienne Ma Bonne Fée. Cette plateforme digitale dédiée à la sensibilisation et à l'accompagnement des salariés se présente comme une solution de soutien complet aux salariés confrontés à des défis, tant professionnels que personnels : parentalité, rôle d'aidant, maladie, handicap, difficultés financières ou de logement, etc.
Lancée en 2018, la start-up propose des contenus préventifs et informatifs sur ces sujets, ainsi que l'accès à un réseau d'une centaine d'experts qualifiés. « En intégrant Ma Bonne Fée, nous renforçons notre capacité à accompagner les entreprises dans la création d'environnements de travail bienveillants et propices à la réussite », estime Valérie Mathieu, directrice générale de Menway.
Menway avait déjà racheté, mi-2022, Pros-Consulte, acteur dans le Morbihan de la prévention et la gestion des risques psycho-sociaux. Cette société avait notamment monté une plateforme d’écoute psychologique dédiée aux entreprises. En 2021, le groupe mosellan s’était également renforcé sur le segment du retour au travail après une absence de longue durée avec l’acquisition du Nantais Previa. P. Bohlinger
• En Alsace, Constellium s’engage à réduire sa consommation d’eau

Constellium a signé un contrat « Eau et Climat » avec l’agence de l’eau Rhin-Meuse. L’usine de bobines d'aluminium de Neuf-Brisach (Haut-Rhin) dispose actuellement de deux sources d’approvisionnement en, eau : celle dite « industrielle » de la nappe phréatique issue des forages sur site, et l’eau potable issue du réseau. Sur les cinq dernières années (hormis 2020 où l’activité a été impactée par le Covid), la consommation d’eau industrielle a été en moyenne de 18,6 millions de m3 par an et celle d’eau potable de 67.000 m3 par an.
En signant ce contrat, Constellium s’engage à diminuer sa consommation en eau de 10%. L’entreprise a déjà installé 20 compteurs pour identifier les process les plus gourmands, ainsi les fuites. « 40% de nos usages de l’eau sont dédiés au refroidissement des plaques d’aluminium, 40% au refroidissement des échangeurs de nos moteurs, et les 20% restants ne sont pas identifiés », témoigne Christian Sauvage, responsable du service environnement, santé et sécurité du site de Neuf-Brisach.
Après la phase de mesure, Constellium souhaite mieux cartographier l’ensemble de ses canalisations et des flux thermiques de ses rejets. L’entreprise projette également de changer de technologie pour refroidir les portes de ses fours à l’air plutôt qu’à l’eau, et elle prévoit de sensibiliser son personnel sur les usages de l’eau. L’enveloppe des travaux, estimée à 1,1 million d’€, est financée à 30% par l’agence de l’eau sur la période 2023-2025. Le reste est financé par l’entreprise de 1.550 salariés. J. Giorgi
• Hager inaugure ses nouvelles machines pour l’injection dans le Bas-Rhin
Le groupe d’équipements électriques Hager (12.900 salariés pour un chiffre d’affaires de 2,9 milliards d’€ en 2022) a inauguré, fin octobre, les nouvelles presses à injection de son site de Bischwiller (Bas-Rhin) pour lesquelles il a mobilisé un investissement de 15 millions d’€.
Trente nouveaux exemplaires ont rejoint les 15 autres sur place, afin de regrouper le parc dans un hall de 5.000 m2 libéré par le transfert de l’activité logistique de l’usine sur la plateforme dédiée du groupe à Vendenheim au nord de Strasbourg. Ces presses permettent la fabrication des différentes pièces plastiques entrant dans les produits électromécaniques de Hager. Ce développement s’accompagne de l’embauche d’environ 50 personnes sur le site de Bischwiller de 500 salariés. M. Noyer











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