Les nouvelles relocalisations régionales vont s’exposer à Belfort. La biotech franc-comtoise VistaCare Medical en redressement judiciaire. Morlot renonce à ses projets dans la station vosgienne de Rouge-Gazon. Framatome installe sa fraiseuse portique à 7,5 millions d’€ au Creusot. Citiz dope son autopartage à Strasbourg. Les entreprises du paysage de Bourgogne-Franche-Comté sensibilisent pour créer l'emploi de demain.


• Les nouvelles relocalisations régionales vont s’exposer à Belfort

La chambre de commerce et d’industrie Territorie de Belfort accueillera, les 7 et 8 décembre, la première rencontre de la relocalisation industrielle de Bourgogne-Franche-Comté. Fruit de l’initiative commune de la CCI régionale, du conseil régional et de l’association nationale d’initiative privée Relocalisons.fr, son point d’orgue, le vendredi après-midi, consistera en la présentation de 10 projets de sept entreprises, considérés comme représentatifs du mouvement de rapatriment en France, et en l’occurrence en Bourgogne-Franche-Comté, de productions et fonctions parties à l’étranger.

Ces exposés soumis à l’appréciation du public émaneront d’Eurosit (chaises de bureau) à Nevers, Aeris Greentec (Plancher-Bas en Haute-Saône) pour une fonderie de précision à, des belfortains MS-Innov autour de sa montée en puissance comme champion français de la robotique, Parco CyclesBH2M (maintenance de centrale hydraulique), de Nidec et d’un projet de capteur au porteur confidentiel. Ces rencontres portent l’objectif d’un regard renouvelé sur les « relocalisations ». Non pas un retour en arrière, au « comme avant », mais « pour amener quelque chose de plus en valeur ajoutée ou circuits courts » selon Alain Albizati, président de la CCI 90. « Il faut cibler les produits et les filières, nous ne soutiendrons pas des projets qui paraissent à durée de vie limitée. La Bourgogne-Franche-Comé a notamment à gagner dans les domaines de l'assemblage », analyse le conseiller régional Etic Oternaud. Elle fait partie des quatre pilotes de l' « accélérateur de la relocalisation », avec la Normandie, les Hauts-de-France et l'Ile-de-France.  M. Noyer 

 

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• La biotech franc-comtoise VistaCare Medical en redressement judiciaire

En redressement judiciare depuis le 3 novembre, VistaCare Medical disposait d'un délai jusqu'à ce mecredi 15 novembre pour le dépôt d'offres de reprise. Cette entreprise innovante (9 salariés, chiffre d’affaires de 380.000 € ) a été créée en 2010 à Loulle, près de Champagnole (Jura), sous le nom de DTA Medical, dans le but de développer et commercialiser un dispositif d'accélération de la cicatrisation des plaies complexes. Elle est installée depuis fin 2021 dans l’immeuble Bio Innovation du technopôle Temis Santé à Besançon (Doubs).

En juillet dernier, la biotech franc-comtoise était entrée en négociations exclusives en vue d’une fusion-acquisition avec Quantun Genomics, société biopharmaceutique cotée en bourse. Or, cette dernière a annoncé, le 17 octobre, qu’elle mettait fin à ce processus de rapprochement, estimant que « les perspectives financières et les difficultés liées à l'actionnariat fragmenté de VistaCare ne peuvent permettre de réaliser l'opération en préservant les intérêts de ses propres actionnaires. » Cette décision semble avoir précipité les difficultés de la start-up qui a été déclarée en cessation de paiements deux semaines plus tard. Contacté par Traces Ecrites News, François Dufaÿ, le fondateur de VistaCare Medical, n’a pas souhaité s’exprimer à ce stade. E.Prompt

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• Morlot renonce à ses projets dans la station vosgienne de Rouge-gazon 

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L’entreprise du bâtiment planifie la construction d’un complexe hôtelier, comprenant un spa et des espaces pour les séminaires.
© Thales architecture


Le projet à vocation touristique porté par le groupe Morlot sur la station de ski de Rouge-gazon à Saint-Maurice-sur-Moselle (Vosges) ne verra pas le jour. L’entreprise vosgienne du bâtiment vient d’annoncer la fermeture du domaine et de son restaurant pour une durée indéterminée. La société de 380 salariés (chiffre d’affaires de 55 millions d’€) avait repris, début 2023, l’exploitation de cette station familiale avec ambition d'y ouvrir un complexe hôtelier haut de gamme et d’y proposer des loisirs sur toute la saison.

Le groupe Morlot fondait son programme d’investissement sur l’acquisition des sites de Rouge-gazon et des Neufs-bois, propriétés de la famille Luttenbacher. Or la société publique d'aménagement foncier Safer Grand Est a fait valoir son droit de préemption, jugeant que « le projet de développement touristique porté par le groupe Morlot sur le site des Neufs-bois ne répondait pas à l’un des objectifs […] à savoir la préservation de l’environnement et de la quiétude du site. » Le domaine de Rouge-gazon a été attribué, le 18 septembre dernier, à la commune de Saint-Maurice-sur-Moselle et celui des Neufs-bois au Conservatoire des espaces naturels de Lorraine. Or, pour l’investisseur « la pérennité économique du site était directement liée à un projet de rénovation des infrastructures existantes : l’hôtel, le restaurant, ainsi que la ferme située sur le secteur des Neufs-bois »P. Bohlinger 

 

Framatome installe sa fraiseuse portique à 7,5 millions d’€ au Creusot

Framatome poursuit la modernisation de son site du Creusot (Saône-et-Loire) dont la forge va bénéficier de la relocalisation de production des cuves nucléaires. La semaine dernière, le groupe a inauguré sur son site sa nouvelle « fraiseuse portique » destinée à l’usinage de pièces de grande dimension.

Sa construction par l’Italien Pama a mobilisé un investissement de 7,5 millions d’€. Elle adresse « un nouveau signe vers le futur » pour l’établissement du Creusot, a relevé son directeur Laurent Gless, « après le nouveau four et la nouvelle trempe à la forge. » M. Noyer 

 

• Citiz dope son autopartage à Strasbourg

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La coopérative d'autopartage va déployer de nouveaux emplacements réservés, notamment en première couronne de l'agglomération strasbourgoise. © Citiz Autopartage


Pionnière française de l’autopartage, la coopérative Citiz développe son offre là où tout a commencé pour elle en l’an 2000 sous le nom d’Auto’trement : Strasbourg. Elle va créer une trentaine de nouveaux emplacements de stationnement réservés en 2024 dans l’agglomération alsacienne, après 27 au cumul de 2022 et 2023, pour arriver à une flotte de 350 véhicules disponibles, « tous compatibles avec le calendrier de mise en place de la ZFE (zone à faibles émissions) », souligne-t-elle, soit donc des propulsions à essence récentes, hybrides ou électriques. L’entité Alsace fusionnée avec la Lorraine en 2018 a alors donné naissance à Citiz Grand Est qui est implantée dans 35 villes de la nouvelle région. Le réseau national Citiz (ou France Autopartage) a pris son essor pour totaliser un parc de 2.300 voitures dans différentes villes et régions, dont la Bourgogne-Franche-Comté (Dijon et Besançon). M. Noyer

 

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• Les entreprises du paysage de Bourgogne-Franche-Comté sensibilisent pour créer l'emploi de demain

JARDIN MOBILE UNEP
Les adhérents de l'UNEP sont intervenus en mai 2023 dans une école primaire de Quetigny (Côte-d'Or). © Sabrina Dolidzé.
 
Les adhérents de Bourgogne-Franche-Comté de l'Union Nationale des Entreprises de Paysages (UNEP) ont rendez-vous ce jeudi 16 novembre au collège le Vallon à Autun pour présenter leur jardin mobile. Cinquante espèces de plantes automnales dans une remorque, de la terre, des pierres : le dispositif est un parcours pédagogique créé par la fédération régionale pour sensibiliser les jeunes à la biodiversité. En cette saison d'automne, les collégiens découvriront les vertus du brouillard par le biais d’une machine spécifique. Un circuit d’eau fermé permet d'expliquer l’infiltration de l’eau dans les sols. Après des ateliers dans des écoles à Beaune et Quetigny, le jardin mobile se pose pour la première fois dans un collège, pour des classes de 4ème et 3ème.
 
Pour cette occasion, un nouvel atelier théorique a été créé auquel participeront notamment des jeunes en classe de remobilisation. Si la pédagogie s’adapte, les enjeux restent les mêmes : sensibiliser à la nature en ville mais aussi créer des vocations pour les futurs paysagistes de demain. Car le secteur recrute : 300 emplois nets en 2022 dans un secteur où 58% des entreprises ont des perspectives d’embauche essentiellement en CDI et en temps plein. Le chiffre d’affaires de la filière a augmenté de 24% en deux ans dans la région, atteignant un chiffre d'affaires de 305 millions d’€ en 2022 , réalisé par 1.340 entreprises. S.Dolidze

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