
ECO)BREF. Retour sur l'actualité économique de l'année 2012 en Alsace, Bourgogne et Franche-Comté, en cinq épisodes et, pour commencer, ce que vous avez manqué pendant la pause de Traces Ecrites News.
- La direction de GE Power & Water (ex-GE Energy) pourrait annoncer à très court terme un réajustement de ses effectifs. En cause «une conjoncture encore très incertaine dans le secteur de l’énergie». Près de 200 postes de cadres et d’ingénieurs seraient menacés à Belfort et à Bourogne (Territoire de Belfort) où le fabricant de turbines emploie 1870 salariés. Le Pays, 4-01-2013, Jacques Balthazard.
- La politique se mêle du projet de reprise de la papeterie de Novillars (Doubs). Le 27 décembre, le Front de gauche a rendu publique une lettre au ministère du Redressement productif, Arnaud Montebourg, demandant à l'État «d'utiliser tous les moyens appropriés (caisse des dépôts, banque publique d'investissement)» pour aider au bouclage du projet de l'investisseur libanais Fadi Gemayel. La relance de la papeterie avec une centrale biomasse est suspendue à un prêt de 2,8 millions d’€ aujourd’hui refusé par les banques, pour un investissement de 60 millions, avec le maintien des 60 emplois. Lire MaCommune.info
- L'investissement de 50 millions d'€ réalisé l'an dernier dans l'usine d'Aperam à Gueugnon (Saône-et-Loire) est parti en fumée dans la nuit du 23 au 24 décembre 2012. Un tiers du bâtiment de plus de 450 m de long qui abrite la nouvelle ligne de recuit et de décapage de l'inox a été détruit. Les installations sont à l'arrêt pour plusieurs mois, mais la direction rejette dans l'immédiat un chômage technique. Filiale d'ArcelorMitttal, Aperam emploie 850 salariés et fournit jusqu'à 300 000 tonnes d'acier par an.
- Holding de contrôle du groupe industriel et familial Gorgé, coté à la bourse de Paris (Euronext), Pelican Venture reprend coup sur coup les 2 fabricants de mâts d'éoliennes implantés en Bourgogne, Céole à Longvic, près de Dijon et Siag à Montceau, en Saône-et-Loire.
- L’année 2012 avait démarré par des inquiétudes sur l'avenir de l'usine dijonnaise du groupe helvétique Barry Callebaut. En fin d'année, le n°1 mondial des fabricants de produits à base de cacao et de chocolat (3,6 milliards d’€ de chiffre d’affaires) a finalement cédé le site de Dijon (278 salariés), racheté à Nestlé en juillet 2007, à Chocolaterie de Bourgogne, nouvelle société emmenée par le Français Philippe de Jarcy, à qui se sont joints James Forman, président d’une société de négoce aux Etats-Unis et Eugen Betez, président d’un réseau de négoce en Allemagne et en Russie.
Barry Callebaut franchit ainsi la dernière étape de son désengagement de toutes ses activités consommateurs.
- Toutes deux filiales du fabricant suisse de montres Swatch, Fabrique de Fournitures de Bonnetage (FFB) à Villers-le-Lac (Doubs) qui emploie 113 personnes, et la Société Européenne de Fabrication d’Ebauches (SEFEA), à Annemasse (Haute-Savoie) fusionnent dans le but «d’optimiser et de réduire les coûts».
L'activité d'ébauches pour les mouvements de montre (platine, ponts, rouage, mécanisme de remontage et de mise à l’heure…) de SEFEA déménage dans le Haut-Doubs. Lire plus ici.
- Le transformateur de véhicules FAM Automobiles à Etupes est repris à la barre du tribunal de commerce de Belfort par Poclain Hydraulics, spécialiste des transmissions additionnelles hydrauliques. Les 30 emplois dédiés à cette activité sont maintenus. En revanche, la reprise ne concerne pas l’activité véhicules électriques (les F-City), avec notamment le brevet de la F City, dont le sort est encore en suspens.
- Suite à un redressement judiciaire, l’horloger Pequignet change d'actionnariat. Philippe Spruch, comptant parmi les 500 plus grosses fortunes de France, devient actionnaire majoritaire de l'entreprise de Morteau (Doubs). Avec un autre dirigeant de LaCie, fabricant de disques durs externe (groupe américain Seagate), il injecte «plusieurs milliers d’€» pour redresser la barre de l'entreprise de 47 salariés.
- Associé dans la coentreprise TGI Tubes, le Néerlandais Varova et l’Allemand MEP reprennent le site Philips (142 salariés) de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) et le spécialisent dans des lampes à plus forte valeur ajoutée. Varova récupère l’activité des tubes fluorescents et la réoriente vers le secteur agroalimentaire et les lampes spéciales pour l'industrie à risque. Le rachat concerne également la verrerie (3 000 tonnes annuelles de matière). Avec un contrat dégressif de fourniture de tubes, Philips accompagne pendant 4 ans les repreneurs.

- Coup de théâtre dans le secteur du meuble. Le groupe Parisot, l’un des leaders français du meuble en kit (250 millions d’€ de chiffre d’affaires), est placé en procédure de sauvegarde pour une durée de 6 mois (jusqu'en mai 2013). Sa filiale vosgienne qui fabrique essentiellement des cuisines, est déclarée en cessation de paiement.
Parisot possède en Haute-Saône, son berceau d’origine, deux usines, la SAS Parisot à Saint-Loup-sur Semouse (650 salariés) et la Compagnie Française du Panneau (CFP) à Corbenay (210 salariés), ainsi que son siège social.
- L’État ne mettra pas un euro sur la table pour le retour d’un Grand Prix de Formule 1 en France. La ministre des Sports, Valérie Fourneyron a pointé les «insuffisances» des deux circuits en lice : Magny-Cours dans la Nièvre et Le Castellet, dans le Var. Lire plus ici.
- En dépôt de bilan, le transporteur routier Buffa, installé à Bourogne (Territoire de Belfort), est repris par la holding Zamenhof-Perrenot, société régionale indépendante de transport de marchandises et logistique. Les effectifs rétrogradent de 193 à 103. De source syndicale, les licenciements secs devraient être limités car environ 60 salariés auraient accepté un départ volontaire.
- Alstom Transport (Belfort) engrange commande sur commande. La dernière en date, émanant du Syndicat des Transports d’Île-de-France (STIF) et de la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP), porte sur 14 rames de métro pour un montant de 127 millions d’€. Lire plus ici.
- En redressement judiciaire depuis janvier 2012, la charcuterie Tempé à Mulhouse (Haut-Rhin) est reprise par son concurrent Maurer, à la barre de la chambre commerciale du TGI de Mulhouse. Basé à Kingersheim, également dans le Haut-Rhin, Maurer supprime 82 emplois sur 272 salariés.
- Swatch Group recrute à tour de bras, non seulement des horlogers, mais aussi des micromécaniciens, des ingénieurs spécialisés dans les matériaux, des opérateurs machinistes, des polymécaniciens, du personnel de vente. L'horloger suisse ouvre au printemps une usine de montres à Boncourt (Jura Suisse), à la frontière du Territoire-de-Belfort.
































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