Cacao de Bourgogne à Dijon, plus connue sous la marque Chocolaterie de Bourgogne, à nouveau en redressement judiciaire. Les Laboratoires Phytodia en croissance de 14% en 2020. Le Geiq Indus Lorraine élargit son offre de services en matière de recrutement. La biotech Steminov lève près d’un million d’€ pour son médicament contre le choc septique. Le THNS de Montbéliard passe en phase 3. Le conseil régional implante une station service à hydrogène dans 5 lycées. Trophées Alsace Export : six entreprises récompensées. Denis Schmitt, président de Schaeffler France

 

• Cacao de Bourgogne de nouveau en redressement judiciaire


Reprise en 2018 sur liquidation par l’espagnol Lacasa, la Chocolaterie de Bourgogne, rebaptisée Cacao de Bourgogne, a été placée le 2 février en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Dijon. La direction de l’usine de Dijon confirme cette situation mais ne souhaite pas faire de commentaire autre que la crise sanitaire a alourdi les pertes en 2020.
En 2019, Cacao de Bourgogne avait fait un chiffre d’affaires de 18,1 millions d’€, en forte croissance, mais le poids de son endettement entraînait un excédent d’exploitation (EBE) négatif de 4,4 millions d’€ et une perte nette de 722.000 € après impôts. Pour remettre à flot les équipements, Lacasa avait démarré un programme d’investissements chiffré à 5 millions d’€ sur cinq ans.
Cacao de Bourgogne réalise son chiffre d'affaires principalement avec du chocolat industriel (80% des ventes), et fabrique des produits finis (tablettes, escargots, barres, truffes…) sous marques MDD et sous sa propre marque. Elle emploie 70 personnes. 
Historiquement Lanvin, créée en 1912, la chocolaterie a un lourd passé : elle est passée successivement dans le giron de Rowntree Macintosh, Nestlé, Barry Callebaut, des investisseurs individuels Philippe de Jarcy et associés, puis des fonds néerlandais Varova et Nimbus. Deux solutions sont possibles après le redressement judiciaire, un plan de continuation ou un repreneur. C.P.

 

• Les Laboratoires Phytodia en croissance de 14% en 2020

 

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© Juie Giorgi

 

Spécialisés dans la recherche et la valorisation d’actifs végétaux, les Laboratoires Phytodia, à Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin) annoncent une croissance positive de 14% en 2020, malgré une année marquée par la crise sanitaire. Durant ces 12 derniers mois, le laboratoire a continué son développement en réalisant une progression de 24% sur les ventes de produits cosmétiques et de 60% sur les ventes d’ingrédients. La société alsacienne a également renforcé son équipe commerciale avec le recrutement de trois nouveaux collaborateurs et conquis un nouveau marché au Brésil.
En 2021, Phytodia prévoit de consolider sa position de leader régional auprès des instituts et des stations thermales du Grand Est et de s’étendre massivement à l’échelle nationale. Elle mise sur le développement de ses deux marques de cosmétiques en propre - la gamme de produits certifiés bio Nature is Future® et l’huile de massage Alsarnica®.
L’entreprise prévoit également le lancement au printemps d’une nouvelle marque développée en partenariat avec le Conseil départemental des Vosges. Composée de 13 produits cosmétiques valorisant six plantes vosgiennes, cette nouvelle marque s’adressera exclusivement au grand public. J.G.

 

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Le Geiq Indus Lorraine élargit son offre de services en matière de recrutement

Le groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification, Geiq Indus Lorraine, élargit son horizon au-delà du secteur industriel. Le 1er janvier dernier, il a lancé une antenne « Interpro » qui propose ses services en matière de recrutement aux entreprises de la grande distribution, de l’agriculture, de la logistique, etc.
Né en janvier 2017 à l’initiative de l’UIMM Lorraine (Union des industries et métiers de la métallurgie), le Geiq Indus Lorraine offre une réponse innovante aux employeurs rencontrant des difficultés à recruter. L’association pilotée par ses entreprises adhérentes embauche les salariés en contrats d’alternance, CDD ou CDI et les met à disposition des entreprises, dans la perspective d’une insertion durable en accompagnant chaque contrat signé.
L’élargissement de son spectre d’intervention montre que la structure a su prendre sa place dans le tissu économique local. Elle compte actuellement 46 entreprises adhérentes et vient de signer son 200e contrat. La Fédération française des Geiq recense 169 Geiq dans l’Hexagone, pour un total de 517 salariés permanents. P.B.


steminov• La biotech Steminov lève près d’un million d’€ pour son médicament contre le choc septique

Photo ci-contre : Julie Hutin (à droite) et Danièle Bensoussan, lors de la remise des prix du concours I Lab 2019. © Incubateur lorrain
Principale cause de mortalité en soins intensifs, le choc septique mobilise (défaillance circulatoire aiguë) la matière grise de la biotech Steminov à Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle). La start-up a levé ces dernières semaines 980.000€ auprès du fonds Finovam (groupe IRD) et de Bpifrance.
Ces fonds vont permettre à la jeune pousse d’accélérer dans son projet de solution thérapeutique innovante contre le choc septique, à savoir la réalisation des études cliniques jusqu’à la fin de la phase II, autrement dit la démonstration de son efficacité chez l’homme.
La start-up fondée en janvier 2019 par Julie Hutin, sa présidente et Danièle Bensoussan, responsable de l’unité de thérapie cellulaire du CHRU de Nancy, est accopagnée par l’Incubateur lorrain (Université de Lorraine). Le médicament que les deux femmes développent actuellement utilise des cellules souches aux propriétés immunomodulatrices en vue de traiter les chocs septiques. P.B.


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• Le THNS de Montbéliard passe en phase 3

 

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La nouvelle ligne de bus à haut niveau de service, signifiant que la priorité est donnée aux transports en commun, passe par l'usine PSA de Sochaux. © PMA


Les travaux nécessaires à la création de la ligne 3 du THNS (transport à haut niveau de service) de Montbéliard (Doubs) ont débuté depuis janvier, sous maîtrise d’ouvrage de Pays de Montbéliard Agglomération. Les aménagements de voirie permettront de faire circuler en 2023 les bus qui empruntent par ailleurs les lignes 1 et 2 mises en service il y a deux ans. 
L’extension du réseau « EvolitY » s’opère vers le sud-est. Elle reliera les quartiers Chiffogne et Mont-Chevis, en périphérie nord de Montbéliard, à Hérimoncourt (terminus Bouloie) 20 kilomètres plus loin. Elle desservira notamment l’usine PSA à Sochaux et la zone Acropole à Montbéliard.
L'investissement s'élève à 11,3 millions d’€ hors taxes (dont 6,1 millions de travaux), sur le total de 92,6 millions d’€ que représente la création du THNS dans l’agglomération. PMA ajoute à l’aménagement de la ligne 3 celui d’une piste cyclable sur une portion parallèle de 5,48 km, d’Audincourt à Hérimoncourt.  M.N.



pvfnouveau

 

La région Bourgogne-Franche-Comté implante une station service à hydrogène dans 5 lycées

Pour familiariser les lycéens à un carburant qui sera peut-être commun dans les prochaines années, le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté implante une station service pédagogique et un véhicule à hydrogène dans cinq lycées : Jacques Duhamel à Dole (Jura), inaugurée le 15 janvier, Germaine Tillion à Montbéliard (Doubs),Louis Davier à Joigny et  Terres de l’Yonne à La Brosse (Yonne), Pierre Bérégovoy à Nevers (Nièvre).
Chaque station de stockage d’énergie utilise un système hybride hydrogène/batteries permettant de faire le plein d’un véhicule à hydrogène. L’investissement s’élève à 1,5 million d’€.
C’est l’entreprise Mahytec à Dole qui a conçu le démonstrateur et réuni autour d’elle 17 entreprises et l’Université Technologique de Belfort Montbéliard pour l’étude, la fourniture, l’installation, la formation des personnels et des enseignants et la maintenance des équipements.
L’inauguration du démonstrateur de Dole fut aussi l’occasion d’officialiser l’’ouverture en septembre 2021 d’un BTS «  Moteur à combustion interne » au lycée Pierre Bérégovoy de Nevers, en partenariat avec l’ISAT, l’école d'ingénieurs automobile, aéronautique et transports. C.P.

 

parcmulhouse


• Trophées Alsace Export : six entreprises récompensées

 

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Sart von Rohr a été remarquée pour son accès au marché turc avec uen implantaiton locale. ©


La CCI Alsace Eurométropole a décerné ses Trophées annuels Alsace Export. Un événement 100% digital cette année, que le public était invité à suivre sur les réseaux sociaux durant tout le mois de janvier avec le hashtag #AlsaceExport2020.
L’entreprise Sart von Rohr, fabricant de vannes de régulation à Bitschwiller-lès-Thann, a été primée pour avoir créé une filiale en Turquie et sa part de 25% de chiffre d’affaires à l’export.
Lana Papiers Spéciaux a reçu le prix grand export. Basé à Strasbourg, ce fabricant de papiers de sécurité, papiers techniques, innovants, design… est présent dans 54 pays dans le monde, dont l’Indonésie, l’Australie, la Nouvelle-Zélande.
La PME strasbourgeoise 2CRSI qui conçoit et fabrique des serveurs informatiques a conclu quatre implantations commerciales à l’étranger en 2020 : Afrique du Sud, Singapour, Belgique, Pays-Bas.
La biotech Firalis à Huningue, qui produit des kits destinés à la recherche de maladies a été récompensée dans la catégorie « entreprise à fort potentiel ».
Diehl Metering, fabricant de compteurs d’eau à Saint-Louis a été primée dans la catégorie ETI exportatrice. Le prix du rayonnement international a été décerné à Paul Meyer, clarinettiste et chef d’orchestre. Et le prix coup de cœur du jury départagera  Reneka, fabricant de machines expresso haut de gamme à Rosheim, et MyFood, à Molsheim qui conçoit des serres connectées alliant permaculture et aquaponie. J.G

 

mecateam

 
schaeffler• Denis Schmitt, nouveau président de Schaeffler France

 

Denis Schmitt a pris au 1er janvier la présidence de Schaeffler France, la filiale de l’équipementier automobile et industriel allemand basée à Haguenau (Bas-Rhin), où elle emploie 1.800 des 2 300 salariés du groupe dans l’Hexagone.
Entré chez Schaeffler en 1987, il y a occupé divers postes de management pour prendre en 2017 la direction de l’usine de Haguenau, fonction qu’il conservera en parallèle. Il succède à Marc Becker, parti en retraite et qui préside le Pôle véhicule du Futur (PVF). M.N.

 

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